Le mercredi 12 novembre avait lieu la soirée d’ouverture du Prix Littéraire des Grandes Écoles. Celle-ci s’est déroulée dans le fastueux bâtiment de l’Institut des Lettres et Manuscrits, où sont exposés plusieurs pièces de très grande valeur, comme le manuscrit original des 120 journées de Sodome du Marquis de Sade, encore partiellement inédit.

Les 16 jurés et le parrain, David Foenkinos

Les 16 jurés et le parrain, David Foenkinos

Si l’événement a été un moyen de rassembler dans un cadre on ne peut plus approprié tout un panel de passionnés littéraires venus d’horizons divers, aussi bien des représentants d’associations étudiantes et du staff des écoles que des professionnels du milieu littéraire comme des auteurs, des éditeurs et des journalistes.

 

Une bonne cuvée pour la 6e édition
Mais, par-dessus tout, il s’agissait de donner le coup d’envoi effectif de cette 6e édition. La composition du jury a donc été officiellement annoncée. Ces 16 étudiants, sélectionnés pour leur motivation et leur intérêt pour le Livre sous toutes ses formes, sont tous issus d’écoles différentes. Cette année, le jury ne représente plus seulement les grandes écoles classiques (HEC, Centrale, Polytechnique…) mais s’est élargi à quelques universités ou grands acclamés par la foule, les jurés ont pu échanger avec le parrain de l’édition et récent lauréat du Prix Renaudot, David Foenkinos, qui a confié sa joie de voir des jeunes gens gérer un prix de cette nature : dans les dédicaces qu’il fait en ce moment, « la moyenne d’âge des visiteurs tourne autour de cinquante ans ».

 

Un peu de lecture !
Seconde révélation : la première partie de la sélection des titres retenus pour concourir. En effet, cette année, il a été décidé de diviser la sélection de 12 ouvrages en deux temps : 6 pour la rentrée littéraire de septembre, 6 pour la rentrée littéraire de janvier. C’est une manière de se tenir au plus près de l’actualité éditoriale autant que de couvrir une plus large palette de publications. Pour établir cette sélection, l’équipe organisatrice s’est fixée 2 règles simples : ne sélectionner que des auteurs encore jamais primés et représenter autant de maisons d’édition différentes que de titres. Un principe qui ne se voit pas assez dans les grands prix littéraires, dont les sélections peuvent inclure 3 voire 4 titres d’un même éditeur. Or, un prix littéraire récompense autant un éditeur qu’un auteur.
Les premiers titres, qui correspondent à la rentrée littéraire de septembre, sont les suivants : Incident voyageurs, de Dalibor Frioux (Seuil) ; Un jeune homme prometteur, de Gautier Battistella (Grasset) ; Les Révolutions de Jacques Koskas, d’Olivier Guez (Belfond) ; Debout-payé, de Gauz (Le Nouvel Attila) ; La Malédiction du bandit moustachu, d’Irina Teodorescu (Gaia) ; L’Homme qui s’aime, de Robert Alexis (Le Tripode). Si ces romans sont très divers en terme de style et de thème, ils incarnent tous à leur manière une forme de modernité et d’ouverture sur le monde, depuis le truculent bandit des Carpates d’Irina Teodorescu jusqu’aux êtres empilés dans un RER abandonnés, à peine humains encore, de Dalibor Frioux, en passant par le fascinant dandy du 19e, qui repousse le réel et ses normes à ses extrêmes limites, de Robert Alexis. À présent, au jury de les lire et de trancher au cours du premier comité de sélection qui aura lieu à la mi-décembre. Mais rien ne vous empêche de lire les romans à votre tour et de nous faire parvenir vos avis, peut-être parviendrez-vous à faire pencher la balance.

 

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