Alain Storck, président de l’UTC a souhaité faire des 40 ans de l’Université de Technologie de Compiègne l’occasion de réaffirmer des valeurs et une culture plus que jamais d’actualité pour fonder son ambition de former un écosystème local de l’innovation et de la créativité.

De nombreuses manifestations et rencontres ont marqué la célébration des 40 ans de l’UTC

De nombreuses manifestations et rencontres ont marqué la célébration des 40 ans de l’UTC

40 ans, que vous évoque ce bel âge de l’UTC ?
Célébrer un anniversaire est l’occasion de réfléchir à ce que l’on est et à ce que l’on veut devenir. Nous avons exploré comment les spécificités voulues par nos fondateurs sont toujours pertinentes et surtout d’avenir.

 

Etre à la fois une université et une grande école, est-ce un modèle d’avenir ?
Oui dans le sens où il tire les synergies du mariage des forces de l’université dans la production de connaissances et de savoirs ; et celles de la grande école par sa proximité positionnement à l’international.

 

L’UTC a été la première université de technologie de France, comment entendez-vous la positionner sur ce champ à l’avenir ?
Dès le départ l’UTC a revendiqué une technologie associée à l’innovation en tant qu’objet d’études, de recherche, de formation. Or, le développement de nos sociétés est et sera largement conditionné par la technologie.

 

L’UTC est aussi historiquement ouverte aux sciences humaines et sociales, dans quelle optique ?
Le fort lien entre sciences de l’Homme et technologie est une réponse aux exigences de la société. L’objectif est de former des ingénieurs qui savent faire, produire et optimiser la technologie ; mais aussi la penser dans ses conséquences sociales, économiques et environnementales.

Autre concept dans lequel vous avez été précurseurs, l’innovation…
Le mot est devenu galvaudé mais l’UTC a été la première à l’utiliser dans son moto « Donnons un sens à l’innovation ». Durant notre colloque du 29 octobre à la Sorbonne « Comment innover l’innovation », nous voulons repenser l’innovation. Des personnalités viendront débattre avec nos étudiants.

 

Comment imaginez-vous l’UTC dans 40 ans ?
Mon ambition est de la faire évoluer vers :
1. Une université européenne de technologie ayant atteint une taille critique et avec une ambition internationale. Après l’ouverture en 2005 avec l’UTT et l’UTBM l’Université de technologie sino-européenne de l’université de Shanghai (UTSEUS), nous ouvrirons une structure au Chili en mars. L’idée étant de mettre en réseau numérique nos antennes afin de créer une université mondiale de technologie.
2. Un établissement ancré dans la bataille des idées. Une de nos responsabilités dont j’estime que les grands mouvements dans le supérieur nous ont éloignés. Nous devons nous recentrer sur la réflexion, les idées tout en maintenant notre coopération avec les milieux économiques.
3. Une université qui affirme ses spécificités par la création d’un écosystème de l’innovation et de la créativité en Picardie.
4. Un établissement de formation et de recherche qui revendique les deux mots université et école.
5. Une UTC qui anticipe les évolutions économiques, culturelles, sociales, numériques.

 

Comment financer ces ambitions ?
Je dois trouver chaque année 1,4 millions d’euros pour boucler mon budget. Pour réaliser mes ambitions il en faudra 5 à 6 millions ! Nous devons inventer un modèle de développement pour maintenir notre équilibre budgétaire et augmenter nos ressources propres via la taxe d’apprentissage, la formation continue, la Fondation partenariale, la levée de fonds, les frais de scolarité des étudiants étrangers.

 

Qu’avez-vous dit à vos étudiants en cette année anniversaire ?
Qu’ils auront un rôle à jouer en tant que pourvoyeurs d’idées dans notre nouveau Centre d’innovation. Que nous comptons sur eux dans la société de demain.
www.utc.fr
Film « L’UTC et ses 40 ans d’innovation » et témoignages de 10 enseignants-chercheurs pionniers de l’UTC sur http://webtv.utc.fr

 

A. D-F