CNAM : Formation d’excellence

 

Chief technical officer, en charge de la technologie, de la qualité et des technologies de l’information, Jean Botti a pour mission de coordonner l’ensemble des forces de recherche au niveau du groupe et d’identifier les technologies qui aideront EADS à créer son futur. Un job extrêmement stimulant pour ce passionné de technologie et d’innovation, titulaire d’un DEST du CNAM (82), ingénieur INSA (84), qui a complété sa formation par un PhD en génie mécanique au Cnam (95), un MBA à Central University Michigan (91) et une formation au MIT (91).

 

Jean Botti,  (DEST CNAM 82,  INSA 84),  PhD en génie  mécanique au  Cnam (95), MBA Central University Michigan (91), MIT (91), chief technical officer EADS, membre du comité exécutif,  président de la  Fondation EADS,  membre de l’Académie des Technologies,  fellow of the Society  Automotive Engineers

Jean Botti, (DEST CNAM 82, INSA 84), PhD en génie mécanique au Cnam (95), MBA Central University Michigan (91), MIT (91), chief technical officer EADS, membre du comité exécutif, président de la Fondation EADS, membre de l’Académie des Technologies, fellow of the Society Automotive Engineers

Vous êtes passé de l’automobile aux aéronefs…
J’ai alterné business et développement. Identifié comme potentiel chez Renault, je suis devenu ingénieur dans le cadre de la formation continue. En 89, j’ai été recruté par General Motors pour partir aux Etats Unis. J’ai rejoint Delphi en 98, et EADS en 2006 en qualité de chief technical officer. Deux choses m’ont permis de faire une carrière, la formation extrêmement pointue et proche du terrain délivrée par le CNAM, et mon parcours américain chez General Motors.

 

Quelles sont les grandes lignes de votre fonction ?
Ma fonction, proche du terrain, s’est étoffée avec l’informatique et la qualité. Je suis souvent amené à m’occuper de problèmes d’entreprise liés aux grands programmes et cela me permet d’avoir une vision à court, moyen et long terme. J’ai la responsabilité de coordonner toutes les forces de recherche au niveau du groupe, y compris celles des divisions et d’arriver à trouver des synergies dans les technologies entre les entités, qui ont des cultures très diverses, et les marques très fortes du groupe. C’est extrêmement stimulant. Nous gouvernons la recherche au niveau groupe avec une équipe intitulée « Executive Technical Council » qui réunit tous les directeurs engineering des divisions, et dont je suis le président. Nous travaillons de manière collégiale pour identifier les technologies communes transverses qui nous aideront à créer notre futur et trouver la bonne adéquation entre les compétences et les technologies à développer. Je suis également président de la Fondation EADS qui a vocation à promouvoir la science, la technologie et l’éducation.

 

Pouvez-vous vous expliquer sur la politique d’innovation ?
Le pôle de recherche et technologie, Innovation Works (IW), implanté dans différents sites, auprès de nos clients, est devenu un moteur de recherche appliquée, central, qui aide toutes les divisions. Notre politique de recherche consiste à installer IW dans des campus, auprès d’universités et de centres de recherche, de type INRIA, CNRS, etc. et de créer une ambiance propice à la stimulation et à la démultiplication des forces de recherche et d’innovation. Nous avons plus de 354 partenariats de ce type en Europe et dans le monde.

 

L’innovation joue un rôle vital
Avec un chiffre d’affaires de 49 mds €, 120 000 collaborateurs, dont 40 000 ingénieurs R & D, EADS est un leader mondial de l’industrie aéronautique, spatiale et de défense. Dans ce groupe de haute technicité, la recherche et l’innovation jouent un rôle vital pour soutenir la position concurrentielle et renforcer le leadership technologique d’EADS. Le groupe développe un portefeuille de technologies, protégées par des brevets et fait porter ses efforts sur le volet environnemental (réduction des émissions de CO2, de la consommation, développement de biocarburants, batteries du futur, avions hybrides, tout électrique) et sur la mobilité avec le projet d’avion à énergie électrique basée sur la supraconductivité, ZHEST, le concept VOLTAIR, etc. « C’est un domaine passionnant, je sais pourquoi je me lève le matin. »

 

EADS, employeur idéal
EADS occupe pour la 7e année consécutive la 1ère place du classement des employeurs idéaux. Le groupe prévoit d’embaucher 9 000 personnes en 2012, toutes disciplines confondues. « Nous embauchons des jeunes diplômés (notamment des VIE) qui deviendront nos futurs experts et chercheurs et des personnes plus expérimentées. Nous cherchons des profils internationaux, ouverts aux cultures et à la diversité.»

 

A.M.

 

Contact :
jean.botti@eads.net