En Île-de-France, la CGE déploie une importante activité en direction des grandes écoles comme nous l’explique Francis Jouanjean, délégué général de la Conférence des grandes écoles.

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L’Île-de-France concentre les plus prestigieuses écoles d’ingénieurs et de commerce que l’on peut trouver en France, en Europe et dans le monde. Comment favorisez-vous le dynamisme de l’enseignement supérieur dans cette région ?
La région Île-de-France concentre près de 30 % du nombre total de nos écoles membres et est donc la région française qui présente le plus grand nombre de grandes écoles sur son territoire. Elle accueille aussi des instituts de recherche et des entreprises prestigieuses ce qui est très favorable pour la recherche, l’innovation et la création d’entreprises. Notre modèle « écoles » est donc particulièrement mis en valeur dans ce contexte. Nous sommes très attentifs à ce que toutes les conditions soient réunies en Île-de-France pour que nos écoles puissent évoluer rapidement et s’adapter en permanence aux besoins des étudiants et des entreprises. Nous essayons de les aider et de leur donner des clefs pour tirer l’ensemble vers le haut.

 

En se référant à l’enquête des créateurs d’entreprise français à Las Vegas, on apprend que les trois-quarts des entrepreneurs sont issus des grandes écoles. La région Île-de-France est-elle un vecteur important de créations d’entreprise pour des diplômés ?
La région Île-de-France offre un environnement très fertile pour les entrepreneurs, avec un écosystème économique et scientifique très riche. Parmi les 107 start-up de la French Tech que la CGE a interrogé pour cette enquête, 90 fondateurs et co-fondateurs sont passés par une grande école et 50 par une grande école de la région Île-de-France. Ces chiffres viennent briser l’idée reçue selon laquelle les grandes écoles ne prépareraient pas bien ses diplômés à l’entrepreneuriat. C’est une véritable reconnaissance pour la CGE qui accrédite plus d’une vingtaine de formations centrées directement sur l’entrepreneuriat et la création d’entreprises. De plus en plus d’écoles sont impliquées dans les métropoles labellisées French Tech comme Paris, qui fédèrent tous les acteurs privés et publics de l’écosystème des start-up afin de les positionner au premier rang mondial.

 

Malgré une crise économique sous-jacente, êtes-vous satisfaits du taux d’insertion des diplômés issus des grandes écoles de la région Île-de-France ?
Nous sommes très satisfaits du taux d’insertion de nos diplômés. Lorsque l’on sait que près du quart des moins de 25 ans est au chômage en France, nous nous félicitons que plus de 80 % des diplômés des grandes écoles trouvent un emploi moins de 6 mois après l’obtention de leur diplôme. La CGE n’a pas vocation à comparer le taux d’insertion d’un établissement par rapport à un autre, mais les grandes écoles de la région Île-de-France, comme leurs homologues en province, contribuent année après année à ériger ce rempart anti-crise que représente le modèle grande école. Par ailleurs, la région Île-de-France reste très attractive puisque 43,5 % des diplômés 2014 des grandes écoles ont trouvé leur premier emploi dans cette région.

 

Comment favorisez-vous la mobilité internationale des étudiants ?
La France reste très attractive puisqu’elle est la troisième puissance mondiale pour l’accueil d’étudiants étrangers. La seule région Île-de- France accueille plus de 12 700 étudiants venus d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Europe. Il est indispensable que la France reste sur cette dynamique et continue d’attirer les meilleurs étudiants étrangers pour créer de la valeur sur notre territoire une fois diplômés. La CGE a été associée aux réflexions relatives à l’accueil des étrangers en France et oeuvre de façon à faciliter l’obtention de visa d’études, puis de travail afin d’accélérer leur intégration en entreprise. De multiples cursus tournés vers l’international et dispensés en anglais sont développés. Certains cursus labélisés par la CGE accueillent près de 70% d’étrangers. Pour cela nous oeuvrons pour que soient mis en place des programmes de soutien pour faciliter leur acclimatation, et pour l’attribution de bourses d’études.

 

Patrick Simon