Des projets concrets pour tous

Florence Darmon

Florence Darmon

Dès la 1ère année, nos élèves ingénieurs se voient confier des projets d’innovation qualifiés de « Projet Industriel et de Recherche » sur des thématiques d’actualité proposées par les entreprises. Ces projets, sur lesquels les élèves travaillent par groupes de deux ou de trois, leur donnent le goût d’aller au-delà des cours théoriques et des simples manipulations de travaux dirigés. Un professeur ESTP et un tuteur en entreprise suivent chaque projet. En outre,chaque étudiant bénéficie d’une rémunération forfaitaire de 1500 €. Débutant en octobre, ces travaux se terminent en Mai par une soutenance lors d’une journée spéciale consacrée à l’innovation.

 

L’ESTP, une école qui prend son destin en mains

Les donneurs d’ordre
Outre les propositions des entreprises, le ministère de l’écologie et du Développement Durable nous a confié depuis deux ans cinq projets de suivi de la mise en œuvre du plan bâtiment dans le cadre du Grenelle de l’environnement.

 

L’Institut de recherche en constructibilité
Créé fin 2009, il s’est donné pour objectif d’améliorer tous les processus de construction afin de les optimiser dans une optique de développement durable. Il s’agit de travailler sur les matériaux, sur le positionnement des éléments dans l’espace, sur le support logistique tout en analysant les risques au niveau de l’information et de la prise de décision globale. L’Institut comptent une vingtaine  d’enseignants-chercheurs qui partagent leur temps entre la recherche, l’innovation et l’enseignement.

 

Nous innovons en permanence en modernisant notre cursus de formation.

Bienvenu aux thésards !
L’Institut devrait permettre de sensibiliser les élèves ingénieurs à la recherche afin d’en retenir un certain nombre pour des poursuites en thèse car le titre de docteur, reconnu internationalement, permet d’acquérir une légitimité à l’étranger. Nous créons ainsi un lien direct entre la formation d’ingénieur et ceux qui voudraient poursuivre en thèse dans nos laboratoires de recherche. Si nous avons aujourd’hui une quinzaine de thésards dans nos murs, nous déplorons qu’aucun ne soit encore issu de l’ESTP. Dans ce cadre, nous nous appuyons sur des thématiques d’actualité afin de proposer de nouvelles options ou des parcours différenciés. Ainsi, en 2009, deux chaires ont été créées en aménagement et construction durables ainsi qu’en génie civil dans le nucléaire. Lors de la rentrée 2011, nous avons ouvert un Mastère spécialisé qui s’adresse principalement à des ingénieurs, architectes ou urbanistes ayant une formation en Bac + 5, ou à des personnes ayant un Bac + 4 et ayant acquis une expérience professionnelle de 5, 10, voire 15 ans. Ce mastère qui s’intitule « Urgentiste en bâtiment et infrastructure », a été mis en place avec différents partenaires dont « les architectes de l’urgence », la Croix-Rouge et la société Bouygues. En effet, en cas de catastrophes naturelles, il faut être capable de reconstruire durablement avec les moyens dont on dispose dans des situations d’urgence. Dans cette optique, nos ingénieurs bénéficient d’une formation géopolitique et psychologique adaptée pour résister à l’hostilité éventuelle et à la misère humaine qu’ils vont côtoyer.

 

Le point sur l’apprentissage
Nous réfléchissons également à offrir une formation d’ingénieur par l’apprentissage, car nous sommes sollicités par des entreprises qui recherchent des étudiants disposant d’un parcours très professionnalisant. Nous pourrions accueillir une quarantaine d’apprentis dès la rentrée 2012 spécialisés en Génie électrique.

 

Patrick Simon