3 questions à Jean-Michel Nicolle, directeur général de l’EPF

EPF Nouvel Eco-bâtiment à Troyes @ Arnaud Lombard

EPF Nouvel Eco-bâtiment à Troyes @ Arnaud Lombard

Sous quelles formes déclinez-vous la responsabilité sociale et environnementale à l’EPF ?
Nous agissons pour favoriser un partage de mêmes valeurs de l’ensemble de la communauté EPF qui se mobilise sur des objectifs communs. Cette démarche collective est enrichie par des informations partagées, animée à l’aide des challenges, partagée par des éléments de langages et une ambition exprimée dans le cahier des charges de nos actions, de nos projets ou investissements. Cette approche globale, éthique et environnementale se diffuse au cœur des enseignements en valorisant la posture d’ingénieur généraliste acteur de la complexité.

 

Comment mettez-vous en œuvre la formation par la recherche ?
Pour favoriser les vocations de chercheurs, l’EPF souhaite porter à 6 % le taux de diplômés qui poursuivent en thèse. Ainsi, au-delà d’une exposition à la recherche, l’une des compétences de notre référentiel, nous cherchons à croiser recherche et formation dans l’action pédagogique, par exemple en développant systématiquement des activités qui intègrent une dimension « recherche », dans les projets des élèves, à l’occasion d’un stage en entreprise ou dans une séquence de formation.

 

L’EPF décline ingénieur-e au féminin depuis sa création. Est-ce toujours un axe stratégique ?
Cet axe identitaire relève de la nature même de l’EPF qui accueille encore aujourd’hui près de 36 % de jeunes filles. Il répond à l’objet de notre Ecole dont la mission est de favoriser l’accès des femmes aux sciences et technique. L’accès de jeunes filles africaines aux formations d’ingénieur ou l’octroi de bourses pour les jeunes filles, illustrent une démarche politique que nous déployons sur le terrain de la diversité sociale et de la prise en charge du handicap.

 

Les 90 ans de l’EPF
Cet anniversaire nous permet de contempler avec fierté le chemin parcouru et inspire notre action future. Pour préparer la prochaine étape, le centenaire de l’Ecole, nous allons conduire une réflexion pour définir un projet d’Ecole qui réponde aux besoins de notre économie et de l’industrie européenne. Pour écrire cette dernière ligne droite et relever les défis de demain, restent désormais à répondre à quelques questions fondamentales: jusqu’où refonder les bases de l’EPF? Quel nouveau modèle économique ? Quelle offre de formation ? Quelle place pour notre recherche ? Quelles alliances  et sur quels continents ?

 

Patrick Simon