« Davantage d’élèves que par le passé souhaitent se tourner vers la création d’entreprise, et nous souhaitons les y encourager. Le domaine en plein essor des Big Data fournit d’ailleurs un bon exemple ».
Julien Pouget, Directeur de l’ENSAE ParisTech

 

Julien Pouget, Directeur de l’ENSAE ParisTech © Agathe Cazard

Julien Pouget, Directeur de l’ENSAE ParisTech © Agathe Cazard

Comment l’ENSAE Paris Tech intègre-t-elle les entreprises à sa pédagogie ?
Tout d’abord, les entreprises participent à la gouvernance de l’ENSAE ParisTech, au sein de notre Conseil d’Administration et de notre Conseil d’Ecole, où se discutent les orientations stratégiques de l’école et ses choix pédagogiques. Par ailleurs, plusieurs centaines de vacataires, issus du monde professionnel (banque, assurance, industrie), participent à nos enseignements par le biais de cours magistraux, de travaux dirigés et d’encadrements de projets. De plus, nous venons de renforcer le poids des stages en créant un stage de fin d’études d’une durée de trois à six mois, qui vient s’ajouter aux deux autres stages obligatoires du cycle ingénieur (stage d’ouverture, stage d’application). En outre, la troisième et dernière année du cycle ingénieur comporte des conférences professionnelles qui complètent les enseignements plus académiques : des intervenants extérieurs, issus du monde professionnel, y abordent des thèmes d’actualité et concernant les principaux débouchés de l’école. Enfin, chaque semaine, une entreprise a l’occasion de présenter ses métiers devant nos élèves lors de sessions dédiées.

 

Comment mettez-vous vos étudiants et vos diplômés en relation avec les entreprises ?
A côté de l’engagement des entreprises au sein du cursus de formation de l’école, nous organisons plusieurs évènements, souvent via l’association des ENSAE Alumni et les associations d’étudiants, pour mettre nos élèves et nos diplômés en relation avec les employeurs. Du plus décontracté au plus formel : les « Happy Hours Métiers » sont organisées en mars chaque année à l›école, la « Journée des Métiers » se tient généralement en janvier, enfin le « Forum Trium » (conjoint avec les Mines, les Ponts et l’ENSTA ParisTech) est le grand rendez-vous annuel de recrutement auquel participent les ENSAE. Depuis peu, l’association des Alumni organise par ailleurs régulièrement des soirées « prospective métiers » : la première d’entre elles a par exemple accompagné, dès 2013, la création de notre nouvelle filière « Data Science ». Nous mettons également en place des parrainages de promotions : ainsi, c’est AXA qui parraine actuellement la promotion sortante.

 

Pouvez-vous nous préciser ce que représente la formation à l’entre preneuriat de vos diplômés ?
Nous venons de mettre en place un module spécifique en dernière année, en vue de sensibiliser les étudiants aux thématiques et aux méthodologies de développement de projets entrepreneuriaux innovants. A côté d’un socle, relativement léger, de cours magistraux, des ateliers permettent de travailler sur des sujets précis. En parallèle, nous mettons également en place un environnement d’accompagnement de projets, en faisant encadrer nos élèves par des coachs, et en les connectant avec les accélérateurs et les autres lieux de développement de startups. Manifestement, davantage d’élèves que par le passé souhaitent se tourner vers la création d’entreprise, et nous souhaitons les y encourager. Le domaine en plein essor des Big Data fournit d’ailleurs un bon exemple.

 

Comment la recherche au sein de l’école est-elle tourn ée vers l’entreprise ?
Dans nos laboratoires de recherche, plusieurs doctorants et chercheurs disposent de contrats avec les entreprises. directement financées par des entreprises : l’ENSAE ParisTech et l’ENSAI viennent ainsi par exemple de lancer une chaire dédiée au Big Data avec LCL. Nous avons également créé récemment DataStorm, structure de valorisation de la recherche, qui développe des activités d’expertise et de conseil auprès des entreprises. Enfin, notre engagement au sein de l’Université Paris-Saclay, cluster sans équivalent en France, sera de nature à nous rapprocher encore davantage de la vie économique.

 

Patrick Simon