Face à ces initiatives, dans un contexte où l’Energie s’appréhende désormais dans sa globalité (dimensions économique, environnementale, sociale et sociétale), les étudiantes de l’ECE se mobilisent.

 

© Fotolia

© Fotolia

Des enjeux majeurs, diversifiés
Les enjeux du secteur de l’énergie sont multiples : réchauffement climatique, épuisement des ressources fossiles, accroissement de la demande, décentralisation de la production… La fourniture et les marchés de l’énergie doivent être rendus sûrs et durables avec des solutions qui permettent le développement économique, le respect de l’environnement et la réduction des inégalités.

Des métiers variés
Les ingénieurs énergéticiens interviennent sur différents terrains : parcs de production, réseaux de transport/distribution, plates-formes pétrolières, bâtiments/villes intelligentes, transport… à l’étranger comme en France. Ils y exercent 5 types de métiers : études techniques, gestion de projet, exploitation, services techniques et supports.

Un avenir au féminin
Selon les experts, le secteur de l’énergie est l’un des plus prometteurs et notamment pour les femmes ! Les entreprises du secteur multiplient les actions pour promouvoir l’égalité Femmes/Hommes et encourager la mixité en affichant des objectifs forts et chiffrés. En 2013, les régulateurs de l’énergie, dont la CRE, ont lancé une initiative mondiale visant à promouvoir les femmes dans le secteur.

 

Un milieu majoritairement masculin où les femmes ont une place
Originaire d’Ouzbékistan, Nazira Zakirova s’est naturellement intéressée au secteur Oil&Gas. « L’envie d’améliorer les procédés de l’extraction jusqu’au raffinage m’a incitée à choisir une carrière dans l’ingénierie et plus précisément dans l’énergie ». Après son stage de fin d’études à la Centrale Cycle Combiné Gaz de Bouchain, elle intégrera l’IFP School pour devenir Ingénieure Procédés.

 

Un secteur passionnant, de formidables opportunités à l’international
Lauriane Larquey a choisi l’Energie pour sa richesse et ses grands projets : « ce qui me plait dans ce secteur, c’est sa diversité, des énergies fossiles aux EnR, de la production à la distribution en passant par le monitoring… De plus, c’est un secteur en constante évolution avec des enjeux planétaires ». Après l’ECE, elle a suivi le Mastère Spécialisé ALEF des Mines de Paris avant de rejoindre le Graduate Program de Royal Dutch Shell à Amsterdam où elle exerce le métier d’ingénieure de recherche matériaux.

 

Une très forte employabilité
Alizée Chazottes a choisi l’énergie pour être « au cœur des défis majeurs des prochaines décennies », « pour participer au développement des EnR et à l’amélioration des sources de production décarbonées (nucléaire). C’est un domaine passionnant, en pleine évolution, avec de nombreux challenges ». Durant ses études, elle a réalisé ses stages au sein de la filière nucléaire française (EDF, AREVA, CEA). A la rentrée prochaine, elle intègrera le Master II « Economie, Finance, Carbone » de Paris Dauphine pour y acquérir une double compétence.

 

Une filière scientifique qui attire les femmes
Diana Chitic a choisi la filière Energie pour « les cours proposés et les thématiques abordées qui sont d’actualité et permettent d’élargir le champ de compétences des élèves ». Elle a décidé de mettre en application ses compétences dans le secteur automobile ; elle a intégré Valeo en tant qu’ingénieure simulation véhicule dans le cadre du programme Women In visant à promouvoir la diversité tout en renforçant le potentiel technique de la société.

 

Les femmes à l’ECE Paris (sur 510 élèves diplômés/an) représentent :
22 % des diplômés
• entre 30 et 40 % des diplômés issus de la filière « Energie & Environnement »

 

Par Philippe HAÏK,
Responsable du Dept. « Energie & Environnement » à l’ECE Paris
philippe.haik@ece.fr