Adrien et Yassir sont tout deux engagés avec Starting-Block mais à des titres divers. Adrien, diplômé de Centrale Lille, est co-président de l’association depuis 2012. Yassir, étudiant à l’INSA de Lyon participe à la Campagne Handivalides, coordonnée par Starting-Block, dans le cadre de son association, Handizgood.

 

Adrien Maurin lors du dernier week-end d'Echanges et de Formation de Starting-Block.

Adrien Maurin lors du dernier week-end d'Echanges et de Formation de Starting-Block.

Adrien, co-président de Starting-Block
Je m’appelle Adrien Maurin, j’ai 24 ans, et je suis bénévole à Starting-Block depuis ma 1ère année à l’Ecole Centrale de Lille, en 2008. Aujourd’hui, je suis membre du conseil d’administration collégial de l’association, et l’un des deux co-présidents. Parallèlement, depuis mon diplôme en 2011, je mène une activité de consultant indépendant auprès de petites associations environnementales.
C’est quoi Starting-Block ?
Starting-Block se définit comme une association d’éducation à la citoyenneté et à la solidarité, par les jeunes vers les jeunes. Concrètement, nous travaillons avec un réseau d’associations étudiantes et de jeunes partout en France (dont notamment plusieurs associations Ingénieurs sans frontières), à qui nous proposons de mener des actions éducatives dans les collèges, les lycées, sur les campus…
Peux-tu nous donner un exemple ?
Le Week-end d’Echange et de Formation, que nous organisons deux fois par an, permet de former de nombreux jeunes à notre démarche éducative active, qui se base principalement sur le jeu et les mises en situation pour aborder des problématiques complexes. Ces mêmes jeunes organisent ensuite des animations au sein de leurs campus ou ailleurs pour parler de ressources naturelles, de commerce mondial, d’alimentation, de discriminations…
Starting-Block organise aussi la Campagne Handivalides. Qu’est-ce que c’est ?
Depuis 2002, nous sommes présents chaque année sur les campus pour sensibiliser et mobiliser les étudiants sur la question du handicap. Pour cela nous travaillons avec une quarantaine d’établissements d’enseignement supérieur et autant d’associations ou groupes étudiants engagés.

 

 

 Yassir lors du Cycle de Formation Handivalides, organisé par Starting-Block en octobre 2012.

Yassir lors du Cycle de Formation Handivalides, organisé par Starting-Block en octobre 2012.

Yassir, membre de l’association Handizgood de l’INSA Lyon*
Je m’appelle Yassir, j’ai 21 ans et je suis en 3e année d’informatique à l’INSA de Lyon. Je prépare le diplôme d’ingénieur informatique, que je devrais obtenir dans 2 ans.
Quel est ton parcours ?
Mon parcours scolaire est particulier : j’ai fait tout mon secondaire au lycée français de Casablanca. J’ai pu bénéficier d’aménagements pour les examens et les épreuves écrites. Cela mis à part, je n’ai pas reçu d’aide spécifique, car au Maroc, il n’y a pas de système prévu si l’on veut étudier dans un établissement ordinaire. J’ai eu la chance d’avoir une famille qui m’a accompagné, une famille de scientifiques de surcroît.
Comment s’est passée ton inscription dans l’enseignement supérieur ?
J’ai été refusé dans plusieurs classes prépas. Certains lycées m’ont même déclaré qu’ils refusaient ma candidature du fait de mon handicap. Ils m’ont expliqué qu’ils n’étaient pas en mesure d’accueillir des personnes aveugles. Mais comme je rencontre des difficultés tous les jours, j’ai appris à les relativiser !Finalement j’ai été reçu à l’INSA Lyon. J’avais entendu parler de la bonne réputation de cette école. Je n’ai eu aucun souci d’intégration et je ne regrette pas ce choix.
Peux-tu nous donner des exemples d’aménagements qui ont été mis en place à l’INSA ?
Il y a le système habituel d’aménagement des épreuves, avec un assistant chargé de me lire les questions et de faire la prise de note. Cela s’accompagne d’un tiers de temps supplémentaire parce que je dois dicter toutes mes réponses. Du coup, une dissertation de 4h me prend 5h30 et je ne suis plus toujours aussi frais à la fin ! Je peux également faire appel à des tuteurs, qui sont des étudiants de dernière année me donnant un coup de main pour réviser ou pour prendre des notes lorsque des diagrammes ou des schémas sont en jeu.
Un message à faire passer ?
Selon moi, la journée Handivalides 2013 s’est très bien passée à l’INSA.  Ce type d’action de sensibilisation commence à se diffuser, et c’est un bon signe. Le plus important c’est de changer les mentalités, pour ensuite changer les faits.

* témoignage recueilli dans le cadre de la campagne Handivalides 2013

 

Contact :
01 53 26 79 25
www.starting-block.orgwww.campagne-handivalides.org