Olivier Oger, directeur général de l’EDHEC Business School, nous présente les avancées et les projets de son école.

Olivier Oger, directeur général de l’EDHEC Business School © Hervé Thouroude

Olivier Oger, directeur général de l’EDHEC Business School © Hervé Thouroude

Quelles sont les grandes lignes de votre plan stratégique 2020 ?
Le plan stratégique EDHEC 2020 consiste à faire émerger des expertises mondiales par la recherche pour les décliner ensuite dans notre offre d’enseignement, qu’il s’agisse de formation initiale ou de formation continue. Si nombre de grandes écoles font essentiellement de la recherche pour obtenir des étoiles de type CNRS, à l’EDHEC nous développons des recherches qui contribuent à la stratégie de l’école et à son ambition de visibilité mondiale, des recherches qui ont de l’impact sur les entreprises et la société. La clé de notre réussite se trouve alors dans les nombreux partenariats de recherche conclus avec des entreprises dont beaucoup sont étrangères. Dans cette optique, nous avons prévu une croissance de 50 % de notre budget d’ici 2020 grâce au développement de la recherche partenariale et à l’augmentation des effectifs d’étudiants en formation continue. L’enveloppe budgétaire globale du Groupe devrait passer de 90 à 135 millions € en 2020.

 

De quelle manière vous y prenez-vous à l’EDHEC pour développer la démarche entrepreneuriale ?
Nous mettons en avant l’innovation qui signifie créativité, prise de risque et entrepreneuriat. Notre mission consiste à inoculer cette valeur à chaque étudiant au moyen de quatre actions. D’abord, le parcours étudiant-entrepreneur nous permet de proposer à un élève, ayant une idée de projet dès la première année, de l’accompagner dans sa démarche. Ensuite, nous utilisons notre incubateur pour soutenir des projets plus avancés, qu’ils soient portés par nos élèves ou par des personnes extérieures (étudiants d’autres écoles comme Centrale Lille et également des particuliers). La vie entrepreneuriale de l’école se traduit par l’organisation de rencontres d’étudiants avec des entrepreneurs qui leur transmettent expériences et réflexions. Enfin, si les cours d’entrepreneuriat ont lieu en dernière année, nous proposons également un Master spécialisé en entreprenariat.

 

Votre volonté de financer de nouveaux projets repose en partie sur la campagne « Rising Talents ». Quelles sont les retombées de cette mobilisation ?
Cette campagne et la politique des chaires nous ont permis de rassembler plus de 50 millions d’euros sur les dix dernières années. Ces financements ont permis le développement mondial d’EDHEC Risk Institute, la création des pôles de recherche en droit, en analyse financière et en économie, le déploiement de la Chaire Leadership, le projet marketing avec la Chaire Bonduelle et le cours de Strategic Retail Management, la création du Family Business Centre. Ces financements nous ont également permis de multiplier par 4 les bourses à caractère social pour nos étudiants.

 

De quelle manière l’école intègre-t-elle les nouvelles technologies dans ses projets éducatifs et dans sa pédagogie ?
Nous expérimentons le e-learning dans toutes ses dimensions depuis plusieurs années, le programme consacré aux sportifs de haut niveau étant en place depuis 2011. Notre programme de formation continue, conçu également en e-Learning, délivre un diplôme en français reconnu à Bac+5, le CSM. Depuis la rentrée, nous avons lancé un laboratoire d’innovations pédagogiques, le πlab auquel nous associons étroitement les étudiants et les professeurs. Nous lui avons fixé trois objectifs : développer des projets pédagogiques ; effectuer des tests comparatifs avec ceux de nos concurrents ; aider les professeurs à innover dans leurs cours.

 

FOCUS SUR LES GRANDS MÉTIERS auxquels prépare l’EDHEC
Nous préparons nos élèves aux grands métiers classiques que sont les métiers du conseil en organisation et en stratégie, les métiers de l’audit et du contrôle, les métiers du marketing et les métiers de la Finance. En outre, nous sommes très présents sur les métiers du digital (community manager, web designer, intégrateur, yield optimizer….) qui intéressent de plus en plus d’étudiants. Satisfaction pour l’EDHEC : 15 % de nos diplômés se dirigent vers la création d’entreprises ! Scoop : Nous allons bientôt sortir un baromètre qui déterminera le degré d’intérêt de chaque pays pour y développer des entreprises familiales.

 

Patrick Simon