L’audit est un secteur traditionnellement ouvert aux jeunes diplômés. Et les Big Four (Ernst&Young, Deloitte, KPMG, PWC) recrutent chaque année des centaines d’auditeurs. La plupart des gens connaissent l’audit comptable et financier, à savoir l’examen de la validité des états financiers émis par une entreprise.

Mais il existe aussi des démarches d’audit appliquées à d’autres domaines que l’analyse financière : l’audit social, par exemple. S’appuyant sur des indicateurs standardisés, l’auditeur social va inspecter des domaines liés à la gestion des ressources humaines, ou à la responsabilité sociale de l’entreprise : respect des normes de l’Organisation Internationale du Travail, définition de process opérationnels, réorganisation suite à une fusion-acquisition… Les intitulés de postes peuvent varier : auditeur, chargé d’études, chargé d’audit.

 

Les systèmes d’information, une nouvelle facette de l’audit :
L’audit des systèmes d’information (audit informatique) est aussi une activité essentielle dans la maîtrise des opérations de l’entreprise. Depuis de nombreuses années, les systèmes d’information de gestion sont au cœur du développement des entreprises et constituent un facteur clé de leur performance. Désormais, aucune organisation n’imaginerait se développer sans le support essentiel d’applications de gestion des fonctions métier : production, achats, stocks, ventes, comptabilité, trésorerie, etc. Mais l’entreprise doit apprendre à maîtriser les risques inhérents à la mise en place de systèmes d’information de plus en plus complexes : coûts financiers de projets informatiques interminables, indisponibilité des systèmes d’information susceptible de stopper l’activité de l’entreprise.
En complément, l’étude du dispositif de contrôle interne des applications et de la fonction informatique donne une cartographie des risques sur les axes de vigilance majeurs : Sécurité Physique des salles informatiques (ce qui incluent les salles de marché dans les banques d’investissement), Procédures de sauvegardes des applications et des fichiers de travail.

 

Audit des institutions publiques :
C’est une facette peu connue des étudiants, mais  l’audit des institutions publiques est en plein essor. Avec la LOLF (loi organique relative aux lois de  finances) et plus récemment la mise en place des IPSAS, nouvelles normes servant de référentiel international, une vision nouvelle sur la gestion des fonds publics est apparue. Et aujourd’hui, l’Etat cherche à améliorer tous ses process et à optimiser au maximum sa façon de fonctionner.  C’est un domaine où les débouchés sont très importants et l’avenir radieux.

 

Audit et qualité ne font qu’un :
Enfin, l’audit est intimement lié à la qualité. Dans de nombreux domaines, les ingénieurs qualité ou QSE interviennent sur les systèmes de management en vigueur dans les entreprises. Formés au management ou l’assurance qualité, leur rôle est de diagnostiquer les pratiques et de veiller à l’application des normes et indicateurs standards. Il existe des opportunités pour les jeunes diplômés, sur des postes d’assistant ou d’ingénieur qualité junior. Des profils issus de divers horizons (sciences, techniques, industrie, sciences humaines…) peuvent être formés à la qualité, via une spécialisation complémentaire.

 

 

Auditeur oui, mais pas trop longtemps :
L’audit est généralement considéré comme un bon tremplin, pour évoluer vers des postes de consulting ou vers des postes à responsabilités au sein des entreprises (direction financière, direction de la qualité …). Et il s’agit de métiers qui ont le vent en poupe ! Mais même si l’audit est porteur, dans la plupart des cas, on n’exerce pas plus de 3-4 ans, car c’est un métier épuisant et très prenant : Avis aux amateurs…

 

Cyrille Reclus

 

Contact :
Cyrille Reclus, Président de Sorbonne Junior Conseil
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