« L’Île-de-France, avec 17 universités et 18 IUT sans oublier de nombreuses grandes écoles, constitue un véritable poumon de l’enseignement supérieur en France »
Agnès Lo Jacomo, Présidente du MEDEF Île-de-France

 

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L’Île-de-France comprend de nombreuses grandes écoles et universités. Quels rapports entretenezvous avec tous ces établissements ?

Le réseau des 8 MEDEF départementaux en Ile-de-France et du MEDEF régional est mobilisé pour faciliter les relations entre le monde économique et le milieu de l’enseignement supérieur. Michel Terrioux, Vice-président de lacommission formation au MEDEF Ile-de-France, est pleinement impliqué sur des sujets tels que l’insertion des diplômés, la garantie d’une employabilité durable et l’amélioration de la compétitivité des entreprises par l’innovation. Rien de tout cela ne serait possible sans la consolidation de liens forts et durables entre nos deux univers. Le dernier exemple en date concerne la signature d’une convention de partenariat entre le MEDEF Hauts-de-Seine et l’université Paris Descartes.

 

Quels atouts la région Île-de-France retire-t-elle de l’esprit entrepreneurial mis en oeuvre par les formations et les incubateurs des établissements d’enseignement supérieur de cette région ?
Il s’agit de véritables réservoirs d’innovation et de créativité, sans lesquels les entreprises auraient beaucoup plus de difficulté à se développer. Nous ne pouvons que soutenir la création et le déploiement de ce type d’initiatives qui permettent à la région capitale de conserver son rang à l’échelle d’une économie globale et mondialisée. Notre rôle consiste à créer des espaces d’échanges efficaces car notre environnement connaît des mutations extrêmement rapides auxquelles nous devons nous adapter.

 

La diversité des populations que l’on trouve en Île-de- France est-elle source de richesses pour les entreprises ?
La densité et la diversité de la Région Île-de-France est un terrain favorable à l’innovation et au développement de la compétitivité des entreprises. A ce titre, la diversité est forcément une source de richesse supplémentaire pour développer de nouveaux marchés. Tout l’enjeu d’une organisation comme le MEDEF Île-de-France est de faciliter les liens et les relations entre le monde académique et les entreprises du territoire régional. La diversité des populations doit être prise en compte  dans la diversité des modalités pédagogiques de formation. Ainsi, le MEDEF Île-de- France prône le développement des filières de formation en alternance dans l’enseignement supérieur, vecteur d’une insertion plus facile dans la vie active.

 

Que faites-vous pour développer ce qu’on peut appeler de façon globale « l’entreprise électronique » ?
« Soyez insatiable, soyez fou » disait Steve Jobs, charismatique patron d’Apple. Il faut saisir tout l’espoir qu’autorise la révolution numérique. C’est un potentiel antidote à la crise : un terreau de possibilités illimitées, de solutions à inventer, une main nourricière de la créativité technologique. Il faut voir dans la crise actuelle le symptôme d’un changement d’ère et tout l’espoir que cela recèle quant au potentiel économique futur de notre pays. Face à ce grand changement, on ne peut se contenter d’attendre : plus vite nous intégrerons cette nouvelle donne, mieux nous y adapterons notre modèle, plus vite et plus forts nous sortirons de la crise !

 

Sur quels dossiers travaillez-vous plus particulièrement aujourd’hui pour pérenniser et accroître la présence des entreprises en Île-de- France ?
Notre système éducatif est concerné en premier lieu par le changement de visage du marché du travail. Le rapprochement du monde de l’enseignement et de celui des entreprises répond à cet objectif afin de mieux se connaître, de penser ensemble des projets ambitieux et de développer les compétences et les technologies dont notre pays aura besoin. Cela suppose que les hommes et les femmes d’entreprise s’investissent dans les lieux de dialogue ouverts par les universités, là où sont discutées les orientations stratégiques et où s’élabore l’offre de formation, comme par exemple, dans les conseils de perfectionnement des formations universitaires issus de la loi Fioraso. Il s’agit de garantir l’adaptation de l’université aux besoins de demain afin que les formations facilitent l’entrée des étudiants dans la vie active.

 

Patrick Simon