Christophe Revelli est professeur de finance à KEDGE Busines School et responsable du MSc Sustainable Finance. Il nous dévoile sa vie d’enseignant-chercheur au sein d’un établissement en phase avec ses valeurs et offrant la latitude et le soutien propices au développement de programmes disruptifs pour préparer ses étudiants aux métiers du futur. Il parle aussi d’une école extrêmement vivante et attachante.

 

C’est votre 6ème année à KEDGE Business School, quelle histoire entre vous ?

J’ai intégré KEDGE en 2012 suite à mon doctorat. Je souhaitais rejoindre une business school pour exercer en lien avec la pratique, les entreprises et les étudiants. KEDGE présentait une vision engagée dans des valeurs qui me sont chères autour de la RSE.

Ce sont aussi des valeurs en lien avec vos recherches en finance ?

Il était en effet naturel que je rejoigne un établissement avec un positionnement marqué et un modèle donnant sa place à un professeur en finance responsable. Je m’intéresse à comment intégrer l’ensemble des critères de la RSE dans les décisions financières, les décisions d’investissements.

Vous êtes aussi responsable de programme depuis deux ans ?

Le MSc en Sustainable Finance est un programme pionnier et innovant en Europe. Nous l’avons conçu au cœur des enjeux les plus actuels. Je le pilote et travaille sur une chaire de recherche orientée sur les axes des modèles économiques en finance en lien avec la RSE. Nos étudiants sont friands de ce type de formation, et le marché friand de ces profils ! Ces métiers sont réellement disruptifs, donc stimulants et à enjeux. Pourquoi continuer à enseigner les modèles qui ont généré les crises financières ? Notre programme est inspiré des besoins actuels, des modèles de transitions sociétales. Ils transforment la finance par exemple dans les métiers de la gestion du risque, de la gestion d’actifs, de l’investissement au service de l’économie réelle…

Quels latitude et soutien vous apporte l’école pour vos projets ?

KEDGE m’a offert de réels moyens pour lancer ce programme afin que nous gagnions une visibilité internationale. Nous avons pu recruter des personnes expertes. Ce soutien permet à un professeur de pouvoir enseigner, faire de la recherche et aussi gérer un programme dans les meilleures conditions. Nous donner les moyens et l’environnement propices à innover nous permet de nous positionner sur des sujets de pointe. Un établissement sérieux doit être capable de se remettre en question, de proposer des programmes en phase avec les attentes du marché et ses mutations.

Cet encouragement est en lien avec la stratégie académique de l’école ?

Il témoigne en effet de l’ambition de KEDGE de pousser l’innovation, de créer la différenciation en lançant des programmes experts. Notre cœur de métier est la nouveauté pour former nos élèves et développer des recherches en lien avec les transformations et défis de l’entreprise : digital, nouveaux modèles économiques, le tout ancré dans des problématiques de société et internationales. C’est notre mission d’être disruptifs.

« KEDGE poursuit sa montée en puissance et en qualité »

Et côté pédagogie, quelles innovations portez-vous ?

Je mixe les pédagogies : présentiel, distanciel, mooc, études de cas … Je fais travailler les méthodes venues de l’entreprise. Je place mes élèves dans des conditions réelles, devant des professionnels, sur des cas construits par des entreprises. Mes élèves doivent aussi assimiler de nombreux outils et techniques, de la théorie. Pour faciliter l’apprentissage je leur propose des outils expérientiels, des conférences métiers, des cours à distance sur un mode plus ludique. Mais l’essentiel de mes cours s’appuie sur des cas pratiques et mises en situation.

Hub Digital KEDGE

DR KEDGE

KEDGE Marseille

Campus de Marseille DR KEDGE

Quelles sont vos relations avec vos étudiants ?

Je les qualifierais d’assez proches, surtout en tant que responsable de programme. J’ai une centaine d’élèves en M2 et une quarantaine en M1. Je les suis tout au long de l’année, je fais des bilans réguliers avec eux. Ils viennent me voir pour des conseils dans le cadre de leur recherche de stage, des conseils métiers, des questions sur le contenu des cours. Je les accompagne toujours en entreprise lorsqu’ils vont présenter leurs travaux sur les cas. En tant que professeur je suis à leur écoute pour les faire évoluer et pour faire évoluer ma maquette pédagogique. Ils ont à la fois besoin d’être encadrés, et considérés comme des adultes, responsabilisés dans le développement d’une vision qualitative et éthique de la finance dans la société et l’économie. J’aime aussi faire revenir de jeunes anciens pour échanger avec eux et fonder une communauté, entretenir le lien.

Vis ma vie d’étudiant en supply chain à KEDGE

Quid de l’ambiance à KEDGE ?

KEDGE est une école qui a beaucoup de vie. Partenariats avec les entreprises, forums, évènements, vie étudiante, conférences, il se passe toujours quelque chose sur les campus de Marseille et Bordeaux. Ce que j’aime c’est que cette animation est générée autant par l’institution, les professeurs que les élèves. Toute la communauté est impliquée. J’aime aussi y entendre de nombreuses langues parlées dans les couloirs. L’esprit de la communauté kedgienne est très fort. Il est partagé par-delà les parcours et promotions, les rôles au sein de l’établissement. Le séminaire annuel pour les professeurs soude la communauté académique autour d’évènements et activités ludiques, autour d’ateliers sur nos projets pédagogiques et de recherche. J’aime aussi la rentrée des Masters, un moment festif pour démarrer l’année dans un bel état d’esprit.

Vous êtes majoritairement sur le campus de Marseille ?

Oui, il est tout simplement superbe ! Il est situé en plein cœur du parc des calanques. C’est un luxe de travailler dans un tel environnement, sous le soleil, dans la végétation, de pouvoir manger dehors à midi, de prendre le café sur la terrasse. Je fréquente aussi avec plaisir la salle de sport dernier cri ouverte aux étudiants et professeurs.