A la tête de KEDGE Business School depuis septembre 2017, son directeur général José Milano décrit une trajectoire ascendante et une fusion en cours de finalisation. Grâce à l’optimisation de l’organisation et un modèle économique durable, il engage une montée en gamme de l’école et de ses services.

 

KEDGE vit un double mouvement de structuration et de montée en puissance ?

Forte du 4e CA des business schools françaises, avec 110 M€ de budget, notre résultat nous permet de mener de front nos ambitions de digitalisation, de montée en gamme de nos campus et de l’expérience étudiant, d’internationalisation. Notre modèle économique est durable. KEDGE doit se structurer et ses équipes se professionnaliser, afin que nous poursuivions notre montée en puissance. KEDGE est devenue la plus importante business school avec 12 500 étudiants et 183 professeurs permanents.

A quel moment la fusion sera-t-elle finalisée ?

J’estime que nous avons parcouru 60 % du chemin. Elle sera achevée lorsque trois choses seront en place :

  1. Un SI unique
  2. Une gamme de produit rationalisée
  3. Une culture et une marque

Comment gérez-vous le changement au plan managérial ?

J’assume la nécessité d’emprunter une autre voie. C’est parce que nous évoluons que nous pouvons maintenir l’essence même de notre métier « d’entreprise académique ». Les modalités de cette mission évoluent sous la poussée de la digitalisation et de la globalisation. Notre structure associative nous offre la souplesse nécessaire et ces développements se mènent d’autant plus facilement que les équipes de KEDGE sont de grande qualité et continuent à se former.

Comment évoluent vos services aux étudiants ?

KEDGE investit 12 M€ en autofinancement en 2017/2018 pour développer ses campus et façonner une expérience étudiant de qualité. Nous investissons 4.5 M€ à Bordeaux pour repenser les espaces pratiques. Nous avons créé un student office tel un accueil client. En mai 2018, nous ouvrons deux étages avec 6 salles polyvalentes digitalisées et un espace regroupant l’entrepreneuriat, les relations entreprises et le centre d’expertise sur la thématique. Nous préparons notre déménagement à Paris afin de passer de 840 à plus de 3 000 m2 pour développer notre MBA, la formation continue et nos MSc. Nous proposons déjà à tous nos étudiants un campus virtuel, avec accès à toutes les informations depuis leur smartphone. Pour bien faire du digital il faut aussi des lieux et de l’accompagnement comme au sein de notre bar digital, lieu convivial autour de l’appropriation des outils digitaux.

A Marseille, le campus va changer de visage ?

Nous réaménageons 19 000 m2 et construisons une extension de 6 600 m2 pour septembre 2020. Baigné de lumière et vaste, le bâtiment comprend une agora, un théâtre de verdure, des toit-terrasses, un pont habité. Nous décloisonnons les espaces pour décloisonner les lieux d’apprentissage. Ainsi, un étage dédié à l’executive education comprendra aussi les espaces pour l’entrepreneuriat, la recherche et les relations entreprises.

Christophe Revelli, professeur de finance, vous invite à découvrir sa vie de prof sur le campus de Marseille

« KEDGE est une école vivante et attachante »

Vous évoquez la fondation d’une culture commune ?

Le fait d’avoir un projet commun, de se projeter dans l’avenir ensemble, sur la base de fondamentaux partagés, est un levier pour augmenter notre impact au travers de la cohérence de la recherche, de la formation, des relations entreprises, de l’amélioration de l’expérience étudiant (pédagogie + services).

L’internationalisation se poursuit ?

Nous avons déjà des plateformes de qualité en Chine et au Sénégal. Nous lançons notre digital MBA en Afrique à partir de Dakar. Fort de notre collaboration depuis 6 ans avec l’université Renmin en finance, économie et gestion, nous créons avec l’ENSAD et Paris-Sorbonne, un second Institut Franco-Chinois dans le domaine du Management des Arts et du Design avec l’Académie centrale des Beaux-Arts de Chine.

Vis ma vie d’étudiant en supply chain à KEDGE