Une année après la fusion, le développement de KEDGE BS semble porter tous les espoirs que les autorités de tutelle de BEM et d’EUROMED avaient mis en elle.

Une large ambition de départ
Ces deux Grandes Ecoles se sont unies pour constituer un pôle d’excellence en matière de formation tout en contribuant à l’attractivité et au rayonnement international de leurs territoires. KEDGE BS s’est donnée pour mission de recruter et de former par sa recherche, son enseignement et son engagement sociétal des « bâtisseurs de futurs », dirigeants d’organisations le plus souvent planétaires. A la rentrée 2013, l’école forme déjà plus de 9500 étudiants dont 25 % d’internationaux, et dispose de plus de 170 professeurs permanents dont une dizaine de chercheurs à très forte notoriété internationale.

 

Un nouveau directeur général
Depuis le 25 août, Thomas Froehlicher a pris officiellement les fonctions de directeur général de KEDGE BS. Son expérience devrait apporter une nouvelle impulsion au développement de l’école. Ancien directeur général et doyen de HEC Liège, il possède une grande expérience de l’enseignement supérieur et préside régulièrement les audits d’accréditation internationale. Très axé sur le management responsable, la créativité « Design thinking » et une proximité avec les pays émergents, notamment en Asie, il compte présenter à la fin de l’année 2014 une nouvelle impulsion stratégique.

 

Le financement stratégique
Avec 17 % de croissance des effectifs étudiants, un budget de 85 millions € et un plan d’investissement à cinq ans de 167 millions €, KEDGE BS a atteint ses objectifs 2013-2014. Ce plan d’investissement comprend 17 millions d’euros dans les systèmes d’information, 27 millions d’euros au soutien financier des étudiants, 5 millions d’euros à la création d’un fonds de garantie de prêt sans caution, 40 millions d’euros pour la recherche ainsi que 80 millions d’euros pour les aménagements pédagogiques et immobiliers sur les campus de Bordeaux et de Marseille. Le lancement de son partenariat avec KUBS (Université de Coréenne), la création de la chaire « business anusual » et la mise en place du premier Test en Développement Durable, sont salués par sa progression dans les classements et par les accréditeurs internationaux.

 

La mise en oeuvre progressive de la fusion
Si des ajustements sont encore nécessaires dans différents domaines (organisation pédagogique et directionnelle, choix des sites pour les filières, rationalisation de l’administration, fusion des Alumni ou encore culture d’entreprise), la fusion très appréciée par les entreprises, a connu un engouement au niveau des élèves dont le diplôme se trouve valorisé par l’importance de la nouvelle école en raison de sa taille critique mondiale. De leur côté, les enseignants se sont rapidement adaptés à la nouvelle donne pédagogique dont les moyens vont être multipliés par le plan quinquennal d’investissement. De nouvelles formes d’accompagnement pédagogique ont été mises en oeuvre avec des professeurs instructeurs. Si l’unification du programme Grande Ecole s’est réalisée en mutualisant le potentiel des campus de Bordeaux et de Marseille, KEDGE met en place des diplômes bachelor à Bastia, Marseille, Avignon, Bordeaux et Bayonne. Et le campus à Toulon avec KEDGE Design School apporte une valeur ajoutée supplémentaire au groupe grâce à des installations innovantes au sein du i-Lab (imprimantes et scanners 3D) permettant d’établir de nouveaux modes d’apprentissages entre étudiants designers, managers et ingénieurs.

 

L’avenir nous le dira
Comme le soulignait Thomas Froehlicher au Parisien le 26 mai. « Nous voulons nous situer dans les 15 meilleures business schools d’Europe. KEDGE BS devra être également perçue comme une référence mondiale. Notre objectif est de rendre l’Ecole toujours plus attractive pour les étudiants et les professeurs. A nous de démontrer l’impact sur notre environnement économique, d’être exemplaire en matière de transformation digitale et de renforcer la qualité de notre pédagogie. Le « user experience » de nos étudiants et des professionnels en formation est une dimension clé. En ce qui concerne l’international, nous irons encore plus dans les pays émergés et émergents pour dénicher de nouveaux potentiels. Notre implantation depuis une quinzaine d’années en Asie en est l’illustration, notamment en Chine où KEDGE est leader. »

 

Patrick Simon