Quels sont les secteurs d’activité phares intégrés par vos diplômés ?

Si l’on retrouve les fonctions support liées au commerce et à la distribution, beaucoup de diplômés font carrière dans le secteur de la finance, de la banque et des assurances. L’audit, le conseil et les bureaux d’études constituent également des débouchés ayant la préférence des étudiants, le plus souvent à la suite des missions de consulting qu’ils effectuent en entreprise au cours de leurs études. Près de 25 % intègrent l’industrie, le BTP et les métiers liés aux TIC alors que certains parcours concernent les activités créatives autour des médias, de l’art, de la culture (producteurs de cinéma, les jeux vidéo, arts, spectacles). Sur des pourcentages plus faibles, les étudiants se dirigent vers le secteur des télécoms, le luxe, les activités d’informatique pure et l’agroalimentaire. La double compétence de manager/juriste fonctionne très bien avec des publics en provenance d’admissions parallèles.

« De nos jours, les diplômés sont attirés par l’économie sociale et solidaire du fait des valeurs qu’elle véhicule et de son orientation développement durable »

© Giovanni Cittadini

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Pourquoi vos élèves choisissent-ils les grands métiers du digital et de la communication ?

Les évolutions technologiques nécessitent l’adaptation de nos écoles aux demandes du terrain. Nous avons fait le choix d’avoir une approche différente selon les sites. À Bordeaux on se spécialise dans des parcours comme le « business connecté », plutôt orienté e-marketing, ou encore dans le cadre des « Big Data et des nouvelles technologies ». À Marseille, on a choisi d’intégrer le digital de manière transversale via l’offre de cours, les projets, l’incubateur, le fabLab, car les entreprises ont besoin d’être accompagnées pour conduire les changements et leur permettre de s’adapter face aux ruptures actuelles (en RH, vente, marketing, stratégie, etc.) mais aussi parce que nos étudiants envisagent de travailler dans des startups ou de créer leur entreprise. Au-delà d’une spécialisation classique, les entreprises nous demandent de préparer les étudiants adaptables, agiles et créatifs pour leur permettre de s’intégrer dans un monde complexe et global. De fait, nous les formons à la conduite du changement par une approche consulting, tout en leur proposant un large portefeuille de programmes orientés à l’international car c’est aussi un axe essentiel dans leur formation.

© Giovanni Cittadini

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Question d’entrepreneuriat ?

Nous avons mis en place un dispositif complet qui comprend plusieurs étapes. Tout d’abord, de manière transversale, nous intégrons l’entrepreneuriat dans tous les programmes avec un cours de « Business Model pour entreprendre » dès la première année durant laquelle les élèves travaillent sur la plateforme GRP lab et découvrir la réalité d’un business model. Le deuxième axe repose sur notre pédagogie par l’action via les ProAct entrepreneur et notre incubateur « business Nursery » qui permettent de repérer les « pépites » portant les projets innovants. Ainsi, Boris Pourrault, diplômé de KEDGE BS, a créé une startup sur un concept innovant « Running Heroes » en 2014. Sa performance et son histoire sont incroyables. Le troisième volet repose sur l’accélération du développement des entreprises incubées que nous mettons en œuvre grâce au soutien de la fondation Daniel & Nina Carasso (fondateur de Danone et diplômé de l’Ecole) qui nous a versé 1 million d’euros pour nous permettre de développer l’entreprenariat au sein de notre école. Enfin, nous proposons un parcours spécifique en entreprenariat pour les étudiants soucieux d’avoir des cours adaptés également à leurs projets de créer et de développer leur entreprise au cours de leurs études.

© Giovanni Cittadini

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FOCUS
Vision d’avenir
La relation à la propriété que nous avons connue dans le passé se trouve totalement bouleversée par une nouvelle approche de l’économie fondée sur l’usage, le partage via les communautés, les réseaux. Dans un futur proche, nous allons vivre une vraie rupture dans les modalités de recrutement RH notamment à partir de plates-formes. Le modèle du salariat en CDI va également évoluer car les entreprises fonctionneront de plus en plus en mode projets en ayant recours à des spécialistes freelance et par le biais d’équipes flexibles travaillant loin les uns des autres. Nous préparons les étudiants à ces transformations pour les rendre plus adaptables. De fait, notre pédagogie évolue avec des professeurs qui se transforment de plus en plus en tuteurs, coaches ou mentors pour accompagner les étudiants.

 

Patrick Simon