Enquête sur les motivations des étudiants membres d’une association pas comme les autres. La passation de bureau 2011 imminente est l’occasion de revenir sur le choix de ses membres. Un choix à la fois enrichissant sur les plans professionnel et humain.

L'équipe au travail

 Un rôle à jouer
Le rôle des J.E. est d’établir un lien professionnel entre les mondes étudiant et industriel : les entreprises confient des projets aux Junior- Entreprises, qui sont ensuite confiés à des étudiants. De la plupart des associations étudiantes, elles se démarquent de deux manières. D’une part, elles ne correspondent pas particulièrement à une réunion de passionnés autour d’un thème imposant des lignes directrices, mais présente bien des membres de différents horizons, aux intérêts pouvant être très diversifiés.

D’autre part, une J.E. fonctionne comme une véritable entreprise : elle se doit de suivre des normes de rigueur sur le plan juridique comme organisationnel. Les Junior- Entrepreneurs doivent également établir et s’astreindre à des cahiers des charges exigeants afin d’assurer à leurs clients un travail de qualité. Le respect des délais, point clé de la satisfaction des clients, demande un travail méthodique, une gestion rigoureuse de la structure ainsi qu’une transmission efficace des compétences d’une équipe à la suivante. De ce contexte, où un investissement important est requis de la part de chaque membre, émerge une question : quelles sont les motivations des étudiants prêts à tenter l’aventure ?

 

De la motivation
« En devenant membre, j’ai ressenti l’excitation de me lancer dans un projet d’avenir au plus proche des réalités qui nous attendent » affirme Grégoire, membre de la Junior Conseil Phelma. Une explication en effet souvent citée par les membres est l’aspect déjà très professionnel du travail au sein d’une Junior-Entreprise. La satisfaction des clients ainsi que des étudiants réalisant les études conduit à des impératifs différents des obligations académiques d’un projet scolaire. Ce n’est plus la note qui compte, mais de mener à bien un véritable projet industriel.

 

Une confrontation avec le monde professionnel
Ce que recherchent les étudiants investis dans la JCP (Junior Conseil Phelma), c’est donc une confrontation avec le monde professionnel. Cela se retrouve également dans le travail en groupe, essentiel à l’existence même de la structure. Chaque décision a son importance et est le fruit d’une discussion à laquelle participent tous les membres, qui confrontent idées et opinions, afin d’en tirer la solution la plus adaptée. La communication au sein de la Junior est par conséquent très importante, afin de tenir l’ensemble des membres informés des enjeux courants. Il s’agit également de prendre des responsabilités « face à des problèmes qui sont un aperçu de ceux que je rencontrerai dans mon métier », rappelle Mathias, autre membre de la JCP. C’est effectivement lors des réunions que chacun prend la responsabilité de certaines tâches, pour lesquelles il doit être à même de répondre à tout moment.

 

Gagner de l’assurance
Mathias va même plus loin : pour lui, son investissement dans la JCP permet de « gagner de l’assurance ». Ainsi les Junior-Entreprises sont un moyen de développer les compétences de terrain exigées par le monde professionnel, prenant ainsi une véritable avance dans la découverte du monde des entreprises. Si les stages sont aujourd’hui obligatoires, les étudiants n’en restent pas moins peu familiers au monde du travail jusqu’à leur embauche. Être au coeur d’une association comme la Junior Conseil Phelma, c’est promouvoir l’idée que des ingénieurs formés aux technologies de pointe se doivent également d’être sensibles à l’aspect relationnel au coeur de toute entreprise. Et à Grégoire de résumer : « parce que travailler pour la JCP, c’est se confronter à toutes ces subtilités du monde de l’entreprise que l’on doit maîtriser pour devenir un ingénieur compétent. »

 

Contact : www.juniorphelma.fr