Gaspillage alimentaire, forêts dévastées, surconsommation de plastique, espèces menacées … La Terre va mal, la jeunesse s’indigne. Et surtout agit ! A l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement ce 5 juin 2019, découvrez 5 projets étudiants plantés sur les campus et qui portent déjà leurs fruits.

 

Initiée par l’ONU en 1974, la Journée mondiale de l’Environnement sensibilise les populations du monde entier aux problématiques environnementales. Comment protéger le monde qui nous entoure et améliorer la qualité de vie des habitants ? Comment protéger la planète sans nuire au développement économique des pays ? Par-delà les réflexions, les étudiants sont passés à l’action. Ils ne cessent d’innover et de se mobiliser pour leurs campus et pour le monde de demain. Exemples.

#1 CARTAZ-ORGAN’INK

Equipe Cartaz-Organ'ink

Avec Cartaz-Organ’ink, des étudiants de l’EBI créent une cartouche d’encre écologique pour les imprimantes.

Aussi insignifiante puisse vous paraître une cartouche d’encre pour imprimante, elle fait partie des objets les plus polluants au monde. Ce consommable de bureau que tout le monde utilise représente plus de 60 000 tonnes de déchets par an. Des déchets composés de produits chimiques toxiques. Mais c’était sans compter sur les étudiants de l’EBI, l’école d’ingénieurs en biologie, pour trouver une solution alternative ! « Ces cartouches sont très nocives pour l’environnement de par leur emballage et leur formulation. Avec Cartaz-Organ’ink, nous proposons des substituants 100 % naturels et un packaging plastique biodégradable », explique Manon, co-fondatrice de cette cartouche d’encre écolo. Objectif : 0 déchet.

Une innovation encore en phase de test dans les laboratoires de l’école. « On a la chance d’être sensibilisés en cours aux constituants bio et à la nécessité d’innover », précise Salomé, aussi sur le projet. Fonctionnel et durable, le projet a toutes les chances de réussir ! En tout cas, Manon et Salomé, très engagées, y veillent. « On essaye d’avoir un impact sur la planète comme on peut en consommant différemment et en aidant les autres à le faire aussi. »

Retrouvez Cartaz-Organ’ink sur Facebook et LinkedIn

 

#2 DAUPHINE DURABLE

Logo Dauphine DurableCette association de l’université Paris-Dauphine est incontournable. Vide-dressing pour recycler les vêtements, cours de cuisine vegan avec des aliments bio, conférences de sensibilisation sur Monsanto, stand de café équitable … Elle est sur tous les fronts ! Pourvu qu’il s’agisse de se mobiliser pour l’environnement. Pour un campus plus green et une société plus durable. « Notre objectif est d’informer un maximum les étudiants sur le développement durable pour qu’ils puissent comprendre les enjeux de cette problématique et agir en conséquence dans leur quotidien », précise Camille, présidente de l’asso.

Grâce au programme Génération Equitable de Max Havelaar, l’association a pu passer le stade de la sensibilisation. Un soutien de taille pour convaincre le resto U de distribuer de la nourriture durable et équitable aux étudiants. « Ose une version équitable de ton campus ! »

Retrouvez le portait de Camille Lavelle – présidente de l’association étudiant Dauphine Durable

 

#3 2PE

Et si on allait parler du défi énergétique avec les populations du monde entier ? C’est comme ça que le projet 2PE a été lancé en 2018 par Léo Tesnier et Julien Ferry pendant leur année de césure ! Un acronyme pour « Parlons Ensemble, Parlons Energie ». Un circuit à travers le globe pour discuter avec différents acteurs de la transition énergétique. En Australie, Chine, Inde himalayenne, Maroc et Islande. Mais aussi en France où les deux élèves-ingénieurs de l’Ense3 – Grenoble INP ont pu rencontrer Nicolas Hulot, alors encore ministre de la Transition écologique et solidaire.

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« Nous avons interviewé des politiciens, des sociologues, des ingénieurs, des membres d’associations et des citoyens de chaque nationalité. Toujours pour comprendre les différents points de vue à travers le monde et proposer des pistes de réflexion pour demain », présente Léo, rentré de ce voyage et qui va en faire un documentaire. Un second, plus éducatif, sous forme de questions-réponses avec des élèves de primaire rencontrés lors du périple est aussi en cours de préparation. Sensibilisons le grand public au défi énergétique dès leur plus jeune âge.

En attendant les deux documentaires, retrouvez le portrait de Léo Tesnier – cofondateur de 2PE

 

#4 GREEN IS THE NEW BLACK

Mathilde Manya (la blonde) et Léa Dhélin (la brune )

Mathilde Manya et Léa Dhélin, deux étudiantes de l’IESEG, militent pour la slow fashion avec leur projet « Green is the new black ».

Mathilde Manya et Léa Dhélin ont elles aussi profité de leur année de césure à l’IESEG School of Management pour partir 6 mois en Asie. A la recherche cette fois-ci d’alternatives pour une mode plus éthique et durable. Leur crédo : « La mode de demain sera sociale et responsable ou ne sera pas ! » Passionnées et engagées, elles souhaitent que les consciences s’éveillent. « Aujourd’hui, la mode est une industrie qui va très vite. Nous défendons une mode qui utilise des matières biologiques, recyclées ou peu usitées et qui offre des conditions sociales décentes aux travailleurs. »

Inde, Thaïlande, Cambodge, Malaisie, Philippines et Chine. Les deux étudiantes sont allées à la rencontre d’entrepreneurs et d’usines responsables. Le but ? Découvrir et s’inspirer des modes de production innovants pour une mode plus respectueuse de la nature et des êtres humains. Un projet initié en 2017 qui résonne encore aujourd’hui dans la vibe du #WhoMadeMyClothes que les internautes se sont appropriés pour dénoncer la fast fashion. Pour plus d’infos

 

#5 PAYE TON COMPOST

Equipe Paye ton compost

Paye ton compost incite les étudiants à réduire leurs déchets et manger sainement grâce à l’échange de leur compost contre des bons d’achats chez les producteurs locaux.

Non, le compost ce n’est pas dégoûtant et réservé aux personnes âgées ou aux bobos parisiens ! C’est le message que veut faire passer une équipe de 5 étudiants de NEOMA Business School. Sur leur campus à Rouen, ils ont décidé d’agir à travers leur projet « Paye ton compost ». Le concept : inciter les étudiants à déposer leur compost chaque semaine dans une poubelle contre des bons de réduction chez des producteurs locaux de fruits et légumes. 1 kilo de compost = 1 €. « Nous voulons agir en faveur de l’environnement en valorisant les déchets organiques. Le compost est une façon de les recycler en un engrais 100 % naturel et efficace. Et si, en échange, les étudiants peuvent bien manger, c’est que du plus », s’enthousiasme Adèle, à l’origine du projet avec Paul, Anaïs, Emmeline et Nelly.

Un projet récompensé en février 2019 par La Social Cup, la coupe de France des jeunes entrepreneurs sociaux, et soutenu par NEOMA Business School. « L’administration nous aide beaucoup et nous met à disposition un stand tous les mardis pour récolter le compost des étudiants. Sur le campus, tout le monde se balade avec le seau Paye ton compost ! » Depuis le lancement officiel en mars 2019, l’équipe a déjà récolté plus de 120 kilos de compost. Porté par Enactus France, le projet sera décliné dans d’autres écoles et universités.

« C’est important de lancer des projets qui ont du sens, qui font bouger les choses. Les innovations apportent tellement de positif. Alors si vous avez une idée, lancez-vous et surtout parlez-en autour de vous pour bien s’entourer et réussir votre projet ! » – Adèle Nuris Souquet, étudiante à NEOMA Business School