la diversité des métiers de l’assurance

 

Satisfaisante, rassurante, encourageante : voilà ce que l’on peut dire de la dernière enquête annuelle sur l’emploi et la formation continue dans le secteur de l’assurance -publiée par l’Observatoire de l’Évolution des Métiers de l’Assurance-. En effet, au 31 décembre 2010, l’effectif des salariés des entreprises d’assurances adhérentes de la FFSA et du GEMA s’élève à 147 500, et, avec 12 553 embauches à cette date, l’assurance reste un secteur porteur malgré le contexte économique difficile. Un constat corroboré par Michel Beauseigneur, responsable pédagogique du programme master de l’ENASS (Ecole nationale d’assurances) : « 100 % des étudiants sont embauchés dans les trois mois qui suivent la sortie de l’école ». Quels sont donc les métiers proposés à ces nouvelles recrues ?

 

Michel Beauseigneur

Michel Beauseigneur

Actuaire, agent général d’assurances, chargé(e) d’études marketing, chargé(e) de clientèle, chargé(e) d’indemnisation, conseiller en assurance, courtier d’assurances, expert, gestionnaire actif-passif, inspecteur commercial, souscripteur : voici la liste que la Fédération Française des Sociétés d’Assurances établit des débouchés possibles dans le secteur de l’assurance. Une vraie diversité des postes offerts donc, qui, pour Sidonie Couture, Senior Manager à la tête de la division Financial Services du cabinet de recrutement Robert Half, se retrouve dans le contenu des missions (« Il y a des métiers commerciaux, financiers, techniques, … ») mais aussi dans la variété des structures pour lesquelles les employés peuvent travailler (« Il y a différents types d’établissements au sein du secteur, qui proposent des cultures d’entreprise bien distinctes »). Michel Beauseigneur rappelle ainsi que les diplômés de l’ENASS se dirigent vers des sociétés d’assurance mais aussi des cabinets de conseil. Symbole de cette diversité des métiers : l’hétérogénéité des profils qui intègrent l’école. « L’étudiant type sort d’une classe préparatoire HEC. S’y ajoutent des étudiants plutôt scientifiques, ceux qui veulent faire de la finance d’actuariat, ainsi que des économistes et juristes. » Et depuis peu, l’établissement accepte également des masters 2 en lettre.

 

« Des métiers commerciaux, financiers,
techniques »

Quand finance rime avec assurance
Parmi les opportunités qui s’offrent aux jeunes diplômés du monde de l’assurance, la finance constitue une voie de plus en plus prisée. « Au début seuls quelques étudiants prenaient l’option finance : désormais, la moitié d’entre eux est concernée », remarque Michel Beauseigneur. « Le comité de pilotage du diplôme a donc décidé il y a trois ans qu’une formation en finance devait faire partie intégrante du tronc commun ». Grâce à cet enseignement, les élèves peuvent ensuite accéder aux différents métiers de l’actuariat, parmi lesquels la conception/ adaptation de produits, la gestion des contrats, la gestion de bilan ou encore les finances.

 

Et dans 10 ans, combien gagnerez-vous ?

Le Saviez-vous ?
Le monde de l’assurance a connu un véritable bouleversement avec l’adoption en 2009 de la directive Solvabilité 2, dont la mise en application est fixée au 1er janvier 2014. Avec pour but de réformer les règles européennes garantissant la solvabilité des sociétés d’assurances, Solvabilité 2 a fait évoluer le contexte réglementaire, générant ainsi de nouvelles contraintes et donc de nouvelles fonctions. Conséquence : « On constate une très forte demande des métiers actuariels et en particulier d’actuaires « finances » ou de modèles internes avec une évolution des métiers du contrôle, de l’audit, de l’actuariat, des statistiques et de la comptabilité », déclare Michel Beauseigneur.

 

Claire Bouleau
Twitter @ClaireBouleau