Diplômé de l’ENS en Sciences Sociales et de Sciences Po Paris, le président et ambassadeur en France du groupe allemand a roulé sa bosse dans l’automobile de la vente à la direction de filiale, affichant 30 ans de carrière au compteur. Un parcours sans panne de moteur, dans un secteur dont il nous dresse un portrait alléchant.

 

Jacques Rivoal (Sciences Po 82), président et ambassadeur en France du groupe

Jacques Rivoal (Sciences Po 82), président et ambassadeur en France du groupe

Pourquoi avoir choisi l’automobile ?
Au départ l’automobile n’était pas un but en soi. Une fois mon diplôme en poche, j’ai postulé dans de grands groupes industriels qui me semblaient offrir des perspectives d’évolution. Une opportunité s’est présentée chez Renault, et c’est ainsi que j’ai découvert ce secteur passionnant. Aussi sophistiquée qu’un avion, l’automobile appartient à un réseau de distribution d’une complexité similaire aux biens de grande consommation. C’est un domaine peu élu par les profils issus de filières comme Sciences Po, qui a pourtant beaucoup à offrir, tant par la diversité des métiers, que par les défis technologiques et marketing qui lui sont propres. Chez Volkswagen Group, nous avons l’ambition de devenir, plus qu’un constructeur auto, un véritable acteur de la mobilité. Pour répondre aux grands challenges environnementaux nous développons l’usage d’énergies moins carbonées avec la voiture électrique, la voiture hybride, la pile à combustible. Sur le plan digital, nous avons présenté un concept car à Las Vegas, le Budd-e, qui illustre bien ce à quoi ressemblera la voiture de demain : un smartphone sur quatre roues ! Dans un horizon plus lointain, nous nous penchons sur le véhicule autonome qui permettra de sécuriser et d’assister la conduite. Des beaux projets en perspective !

 

Comment caractériser la force de ce groupe ?
Elle réside dans sa palette de marques aux territoires bien distincts – Volkswagen, Audi, Seat, Skoda, Volkswagen Véhicules Utilitaires – touchant un panel de consommateurs aussi large que varié. La subtile alchimie qui fait notre succès ? Un équilibre qui permet de laisser s’exprimer chacune de ces 5 marques, en préservant leur univers et leur identité, mais aussi de créer des synergies nécessaires à la performance du groupe avec un backoffice commun qui réunit toutes les fonctions transverses : RH, Finance, Comptabilité, Juridique, Achat, Controling, etc. Cela nécessite un management assez sophistiqué afin de faire que chacun travaille en bonne intelligence, sans que la mutualisation des efforts nuise ànos différentes cultures, car nos clients n’achètent pas une voiture du groupe Volkswagen. Ils choisissent Audi, Volkswagen, Seat ou Skoda.

 

« L’état d’esprit Volkswagen rime
avec convivialité et le management avec accessibilité. Pas
de porte capitonnée, seulement des murs
en verre pour laisser passer la lumière.  »

Pourquoi selon vous, le groupe Volkswagen mérite son titre au palmarès Great Place to Work, encore une fois décroché en 2015 ?
Notre politique de rémunération, d’avantages sociaux et de formation attractive s’inscrit dans une volonté de valoriser le travail des collaborateurs et de favoriser leur évolution. Par sa dimension internationale et multimarques le groupe offre une grande mobilité, aussi bien fonctionnelle que géographique. Aujourd’hui une carrière s’étale sur presque 40 ans. Chez Volkswagen, la variété de parcours possibles, dans des marques aux cultures très variées et présentes dans le monde entier, assure à nos collaborateurs un avenir sans monotonie. En ce qui concerne le bien-être des employés, nous avons élaboré un code de bonne conduite, afin de préserver un équilibre entre vie personnelle et professionnelle. Pas de réunion avant 9h ni après 18h, pas d’obligation de traiter ses mails le soir ni le week-end… En construisant les bâtiments du siège, ici à Roissy en France, nous avons travaillé sur la transparence, histoire de favoriser la communication et l’accessibilité. Les bureaux sont conçus en open space avec la possibilité de s’isoler néanmoins. Les machines à café ont été bannies pour laisser place à un espace de convivialité, où les salariés ont plaisir à se retrouver.

 

Quels temps forts ont marqué votre carrière ?
Je garde un souvenir très net de ma première vente.  » Une voiture, jamais de la vie ! Encore moins une Renault !  » me répond-on en claquant la porte. 48h plus tard, je signais mon premier contrat de vente. A l’époque, j’avais candidaté pour un poste aux Ressources Humaines de Renault, qui en raison de graves mouvements sociaux fût confié à un profil plus expérimenté. Néanmoins, ma personnalité ayant plu, on me fit une proposition extraordinaire :  » Nous vous embauchons dans la fonction de votre choix, à la condition que vous décidiez immédiatement.  » Je choisis le commerce et c’est ainsi qu’en sortant de Sciences Po, je me retrouvais à faire du porte à porte au Val Fourré à Mantes-la-Jolie pour vendre des voitures. Une formidable école, qui m’a beaucoup appris. J’ai alors entamé une belle carrière chez Renault. Un moment clé ?
Ma nomination à la direction d’une succursale à tout juste 32 ans. Responsable du profit de l’activité et des 150 personnes – mécaniciens, vendeurs, etc. – qui concouraient à son fonctionnement, je découvris le métier exaltant de chef d’entreprise. L’autre étape marquante correspond à mon expérience internationale, lorsque j’ai piloté une filiale d’importation en Allemagne durant 9 ans. Travailler dans une langue étrangère, être confronté à cette différence culturelle dans la dimension entrepreneuriale, et assumer une fonction opérationnelle avec autant d’autonomie, de plus dans LE marché de l’automobile, voilà ce qui m’a passionné. L’opportunité d’intégrer Volkswagen Group constitue un autre grand tournant de ma carrière. Une décision dont je me félicite tous les jours !

 

Quel est votre selon vous le modèle du bon manageur ?
Alliant des qualités comme l’esprit d’équipe, la remise en cause et l’écoute, le bon manager doit être visionnaire, animateur d’équipe, et bon communicant… Autant de compétences qu’il acquiert grâce à un parcours bien construit et à la formation. J’aime qu’un manager concilie dimension stratégique et opérationnalité, qu’il soit capable de déléguer mais parfois d’aller sur le terrain pour traiter un sujet technique et « mettre les mains dans le cambouis ». Enfin, je dirais que le talent du bon manager consiste, à tirer la quintessence de ce que les collaborateurs peuvent livrer. Comme au rugby, que j’ai beaucoup pratiqué, où tous les profils peuvent s’exprimer – grand costaud ou petit et agile – le manager au même titre que le coach doit révéler le potentiel de chacun, afin de transcender l’équipe. Pour moi qui aie toujours été attiré par les RH, voir les gens que j’ai nommés s’épanouir dans leurs fonctions reste la satisfaction la plus gratifiante !

 

Souvenir de Sciences Po :
J’y ai appris à réfléchir, à analyser les problèmes avec différentes grilles de lecture et à les mettre en perspective. Les souvenirs que j’en garde sont liés à des professeurs m’ont laissé une très forte impression. Monsieur Azema, spécialiste de Vichy s’imposait comme la référence du grand historien passionné, d’une rigueur méthodique exceptionnelle, et représentait à mes yeux la figure de l’intellectuel. C’est également le cas d’Odon Vallet, l’historien des religions, qui nous enseignait à l’époque les techniques de synthèse et l’art de structurer la pensée.

 

L’instant RH :
Chez Volkswagen Group France nous recrutons en permanence. Intégrer l’une des deux grandes filières de métiers au cœur de l’entreprise – l’animation de réseaux, qui nécessite un véritable talent de management pour tirer le meilleur de nos distributeurs, et le marketing produit - constitue un excellent point de départ pour une carrière prometteuse.

 

 

Chiffres clés
3ème acteur du marché français – 700 collaborateurs – 6 Milliards de CA

 

AM.

 

Contact :
jacques.rivoal@volkswagengroup.fr