Le Journal du Raid Centrale Paris 2011

Le Raid, qui répond aux certifications ISO 9001 et 14 001, lance aujourd’hui une journée consacrée à l’écologie.

La tête et les jambes
Le départ est donné ce matin dans l’ordre inverse du classement, ce qui permet aux concurrents d’échanger un peu en se doublant et d’arriver à peu près tous à la même heure pour le déjeuner. La journée commence par une course d’orientation, qui malmène le classement car elle demande une préparation particulière que toutes les équipes n’ont pas. Le parcours de la journée est nettement plus court que la veille avec 35 km mais faussement facile car il comporte un dénivelé positif de 1 600 m et surtout très peu de sections à VTT. Heureusement, le soleil fait un come-back remarqué et dope le moral des concurrents, plus épicuriens aujourd’hui. Même l’équipe Pages Jaunes, lanterne rouge, voit la vie en rose.

Le Prix photo Eco-tasse
Un concours photographique est lancé, sur le thème de l’ « éco-tasse », cet emblématique gobelet en plastique qu’on conserve toute la semaine plutôt que de le jeter. Il est placé sous l’égide de Gaëlle Magnin, véritable icône écologique et Nicolas Hulot locale. Les raideurs présentent leur composition durant le pique-nique du midi. Les neuf membres masculins de la fanfare posent entièrement nus, avec les fameuses tasses comme feuille de vigne et leurs instruments en bandoulière. Les gagnants du concours sont la team Bulldozer, de Centrale Marseille, qui réalise une complexe fontaine. Le paysage est toujours aussi sublime et constitue à lui seul une incitation à la protection de la nature, voire à son étude pour les étudiants d’AgroSup Dijon, qui s’amusent à identifier les fleurs en courant. L’arrivée se fait à Vivario et Total-Supélec gagne l’étape.

Aujourd’hui, on a eu un candidat dont le mollet était tellement contracté qu’on aurait dit du bois. On n’avait jamais vu ça. On l’a touché tous les quinze à tour de rôle et on a eu un fou rire pendant dix minutes. (Les masseurs)

Le tractage et l’esprit d’équipe
Le règlement contraint les équipes à rester groupées, en ne tolérant pas d’écart de plus d’une minute entre deux partenaires. Les concurrents ont donc développé de nombreuses stratégies pour que les plus forts tirent les plus faibles. Cela s’appelle le tractage ou la « stratégie locomotive-wagon » pour l’équipe Voyage SNCF. Toutes les idées sont les bienvenues : cordes, élastiques, main dans la main, etc. L’équipe EDF tracte même une coéquipière avec une laisse de cani-cross. Quant à l’équipe des Teutons, c’est parfois sa seule femme qui tracte un des trois hommes. Mais certains vont encore plus loin dans la solidarité, comme les Birsois (Ecole des Arts & Métiers Lille – ENSAT) qui se relaient tous les cent mètres pendant cinq kilomètres pour porter sur leur dos leur coéquipière – certes mince et gracile – tant ils veulent arriver ensemble. D’autres vont chercher le soutien sur Internet, comme les Goudurix (ENSIC Nancy), qui convoitent le prix du plus grand nombre de votes d’encouragement en ligne et donnent chaque jour de leurs nouvelles sur une page Facebook.