Selon une étude menée par le cabinet Gartner en 2018, 95 % des équipements électroniques devraient intégrer la technologie IoT d’ici 2020. Entre collecte, stockage, valorisation et sécurisation des milliards de données générées au quotidien par les objets connectés, quelles compétences les ingénieurs doivent-ils développer pour répondre aux attentes d’un marché qui s’élèvera à 1 100 milliards $ à l’horizon 2025 ?

 

Le nombre total de connexions IoT dans le monde atteindra 25.2 milliards en 2025 (soit 4 fois plus qu’en 2016). Selon une étude du cabinet A.T. Kearney pour l’Institut Montaigne, le potentiel de création de valeur sur l’économie française par le secteur de l’IoT pourrait ainsi s’élever à 74 milliards € en 2020 (soit 3.6 % du PIB). Le marché des équipements associés à ces objets connectés devrait quant à lui être multiplié par 1.5 entre 2020 et 2025. Pour faire face à ces challenges, 4 mots clés rythment désormais le quotidien des jeunes ingés :

Transversalité

De par les technologies, les usages ou les publics adressés, les IoT sont à l’origine d’une porosité assez inédite dans le monde des TIC. « Electronique, télécoms, informatique et traitement de signal : tous les domaines sont concernés. Une transversalité qui n’est pas sans impact sur la technologie et la création de réseaux adaptés. La supervision d’une centrale nucléaire nécessite par exemple l’utilisation de réseaux à fréquences licenciées qui demandent à leurs concepteurs de conjuguer contraintes techniques et règlementaires », indique Lina Mroueh, responsable du parcours Architectes des télécoms et IoT à l’ISEP. Des compétences technologiques couplées à des skills business pointues nécessaires pour « imaginer les aspects commerciaux et stratégiques correspondant à leurs nouveaux usages », précise  Eric Combalbert, Directeur de l’ESCEN.

 Marketing des données

Si la pertinence du contenu est cruciale pour être performant sur le web, les IoT sont à l’origine d’un changement de paradigme radical. « L’enjeu n’est plus de savoir si le contenu est pertinent vis-à-vis d’une recherche web mais de savoir si la donnée recherchée est diffusée en temps et en heure et d’en tirer de la valeur ajoutée. Sans analyse pertinente des data produites (via le machine learning notamment) et sans marketing des données, l’IoT est vidé de son essence », ajoute-t-il.

 Sécurité maximale

Google Home, Apple Watch, compteur Linky et même réfrigérateur connecté : les IoT trustent nos foyers ! La sécurité des données collectées et traitées par ces assistants du quotidien s’avère donc plus que jamais essentielle… mais pas si évidente. Si le récent scandale lié aux enregistrements non désirés par les enceintes Google a éveillé les consciences, les ingénieurs spécialistes des IoT devront faire des aspects juridiques et légaux des priorités. « Ils seront guidés par le RGPD qui offre un cadre juridique formel. Mais reste encore aux opérateurs à distinguer ce qui est légal et ce qui est éthique », précise le directeur de l’ESCEN.

 Prise de conscience

« Les objets connectés sont tellement ancrés dans notre quotidien que l’on finit par oublier qu’ils sont connectés. Ils collectent des données que l’on pense personnelles… mais qui ne le sont pas. De moins en moins conscient des implications de ces objets, le grand public, et à plus forte raison les ingénieurs, doivent intégrer les aspects de vulnérabilité sociale et d’atteinte à la vie privée qu’ils peuvent engendrer », indique Benjamin Smith chercheur à l’INRIA affecté au Laboratoire d’Informatique de Polytechnique et chargé d’enseignement à l’X. Une prise de conscience d’autant plus cruciale au regard du développement des IoT dans des domaines sensibles comme la santé connectée ou les réseaux énergétiques.

Le coin des pros Pas d’IoT sans maîtrise des protocoles de prototypage avec cartes Arduino, des protocoles de communication (Bluetooth, BLE, Zigbee, RFID…), des technos cellulaires dédiées à l’IoT (Sigfox, LoRa…), du Middleware ou des protocoles d’appli de type CoAP et MQTT.

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