Thanh Tâm Lê, directeur de la Graduate School


L’École Polytechnique est structurée en Graduate School depuis la rentrée 2010. Les Masters font partie de l’offre de niveau gradué avec la formation d’ingénieurs et le doctorat.
Ils accueillent des élèves polytechniciens, des étudiants étrangers mais aussi des diplômés d’autres grandes écoles venus chercher une spécialité ou donner une coloration scientifique à leur profil comme nous l’a expliqué Thanh Tâm Lê, Directeur de la Graduate School.

École Polytechnique : des Masters à l’image du haut niveau scientifique et conceptuel de l’établissement
Dès la mise en place des premiers Masters, l’École a fait le choix de ne pas les séparer du cycle ingénieur. Ainsi, les élèves polytechniciens de 3e année suivent leurs cours scientifiques au côté des étudiants de M1.« Cette organisation nous permet d’accueillir des étudiants étrangers diplômés d’une Licence pour un cycle complet de Master. Le nombre de nos diplômés a ainsi doublé en 5 ans. » Intégrer un Master permet donc de profiter de la pédagogie qui fait la réputation et l’excellence de l’École Polytechnique : un haut niveau scientifique et conceptuel.

Un haut niveau conceptuel propre à permettre la poursuite en thèse
L’année de M1 compte une quinzaine de programmes, soit disciplinaires soit thématiques. « Les programmes sont soit rattachés à un département, soit co-construits entre départements. Le M1 mélange ainsi la culture d’ingénieur et la culture recherche. » L’EP participe à plus de 25 spécialités de M2. Ils correspondent au spectre de recherche des 22 laboratoires de l’établissement. « Dans tous les cas les enseignants sont des chercheurs de l’École et tous les étudiants sont au contact de la recherche de manière directe ou indirecte. » Au final, la moitié des diplômés de Master poursuit en thèse. Globalement, l’EP souhaite éviter un système binaire de Master pro ou recherche. Tous les Masters préparent à un haut niveau scientifique de manière à permettre à ceux qui le souhaitent de poursuivre en thèse.

Ou à doter un profil en économie ou en finance d’une coloration scientifique
L’entrée en cycle Master est sélective à l’image de l’EP. « Nous ciblons des profils parfois proches, souvent différents de ceux des ingénieurs pour réaliser un Master : des profils plus spécialisés et toujours de haut niveau. » On retrouve en M2, 100 à 120 élèves issus du cursus polytechnicien. L’EP accueille également des généralistes. « Nous avons un M1 commun avec HEC en économie quantitative et financière qui ouvre sur des M2 en analyse économique et en économie du développement durable. Entre 10 et 15 HEC de profils matheux sont dans ce cursus. Nous avons également un M2 projet innovation conception avec HEC qui accueille 5 à 6 élèves par an. Nous réfléchissons à l’ouverture de nouveaux programmes communs. » Ces programmes s’inscrivent dans le cadre de l’INSEFI – Institut d’économie et de finance – monté en partenariat entre l’X, HEC et l’ENSAE. L’EP travaille également avec Sciences Po et l’ENSAE sur un Master en économie et politique publiques. Il accueille une cinquantaine d’élèves. « Ce Master est centré sur la modélisation des politiques publiques. Nous avons mis en place des cours d’été en mathématiques à Sciences Po afin de permettre aux étudiants de se remettre à niveau avant d’intégrer le programme. La valeur ajoutée de ce Master tient dans la variété des profils d’étudiants. Nous accueillons parfois des élèves venus de l’ESSEC ou de ESCP Europe qui cherchent à donner une coloration scientifique à leur profil en économie ou finance quantitative. »

A. D-F