La filière des huiles et protéines végétales brille par son organisation en perpétuelle innovation au cœur des problématiques de notre siècle. Pour continuer à développer l’agronomie de demain, Terres Univia (l’interprofession) et Terres Inovia (son centre de recherche) ont besoin de s’appuyer sur des compétences diversifiées et hybrides à l’image de leur directeur : Laurent Rosso (ENS/ENGREF 91, Doctorat Biométrie Lyon I 95, HDR 98, MA ENA/ESSEC Business School 2013).

 

Laurent Rosso

Une filière challengeante…

La création de valeur : voilà ce qui a toujours animé Laurent Rosso.  » C’est l’ADN d’innovation qui caractérise la filière oléo-protéagineuse qui m’a donné de la rejoindre fin 2015. «  Alors que la France dépendait fortement de l’importation de protéines dans les années 70, la filière a su se mobiliser pour se développer rapidement suite à un embargo des Etats-Unis. Aujourd’hui elle a contribué à une autonomie en protéines végétales à plus de 50 % (alors que l’Europe dépasse juste 30%) et une autonomie en huile alimentaire, tout en produisant de l’énergie renouvelable incorporée dans le carburant français.

 

… au cœur de problématiques environnementales

 » Cette croissance s’inscrit dans une démarche de durabilité : le colza, le tournesol, les pois, le soja… sont des plantes à fleur et s’insèrent en rotation dans les cultures. Elles contribuent à la durabilité des sols sont concernées par la préservation des polinisateurs, produisent pour la plupart de l’azote naturel et évitent  ainsi l’utilisation d’engrais chimique pour les cultures qui suivent. » Et la recherche montre que la filière participe à la bio économie.  » A titre d’exemple nous développons en ce moment une alternative à base de protéine de colza à la colle chimique au formaldéhyde utilisée pour la production de panneau de particules.  » Autant de motivations pour ceux qui souhaitent œuvrer pour une planète plus propre.

 

De nouveaux enjeux

Aujourd’hui les agriculteurs gèrent leurs cultures avec des drones et guident leurs récoltes par GPS…L’agriculture de demain s’invente avec les nouvelles technologies. Dans la filière oléo-protéagineuse, la segmentation et la spécialisation des productions primaires s’étoffe. Et avec elle, les acteurs de la transformation, de la distribution, de sa financiarisation se complexifient. Sans parler des consommateurs qui ont évolué.  » Renouer le dialogue pour construire la confiance sur notre capacité à produire durablement et valoriser la ferme France devient essentiel. « 

 

   » L’innovation se trouve aux interfaces, à condition qu’on voit ce positionnement comme une opportunité et non une contrainte. « 

 

Des profils hybrides

 » Pour répondre à toutes ces problématiques, nous avons besoin de nous appuyer sur plus de diversité. Des expertises hybrides entre technique, finance, communication, politique, juridique sont nécessaires pour que nous continuions à innover.  » Le remarquable parcours de Laurent Rosso illustre bien l’intérêt de sortir du cadre. Normalien pour étancher sa soif de découverte, ingénieur pour pouvoir l’appliquer au réel, toujours à l’interface entre public et privé, entre sciences et décisions, œuvrant à la sécurité sanitaire des aliments aussi bien chez Danone, qu’à l’Agence Française, dans l’opérationnel des comités de recherche comme à leur management.

 

Lyon I ou l’anticonformisme

En doctorat, j’ai eu la chance de faire partie du laboratoire de biométrie, dans lequel étaient rassemblés des chercheurs issus de multiples disciplines. Une pratique usuelle aujourd’hui mais à l’époque absolument révolutionnaire ! Des INSA, des centraliens, des pharmaciens, des médecins, des normaliens… tous mobilisés dans un même objectif : la modélisation des systèmes biologiques. Lyon I reste dans mon esprit marqué par cette volonté de défricher des terrains inconnus par la cross fertilisation. « 

 

Conseil aux étudiants : «  Lorsque je dirigeais AgroParisTech-Engref, beaucoup d’étudiants se plaignaient de manquer de quelque chose pour aller là où ils avaient envie. Je n’ai eu de cesse de construire des passerelles pour les enrichir. Si elles n’existent pas, inventez-les ! Osez bousculer vos écoles pour faire bouger les lignes. Dans la vie on ne progresse qu’en jouant la diversité et l’hybridation. « 

 

A l’Université de Lyon, le réseau des alumni, c’est ça !

 

Etudiant un jour, alumni toujours : Université de Lyon

 

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