Les NBIC (Nanotechnologies, Biotechnologies, Informatique et sciences Cognitives) vont transformer profondément notre quotidien, l’homme, la société et l’économie.De l’objet connecté au nano-capteurs et nano-robots implantés dans l’homme, en passant par l’intelligence artificielle, les robots, les biosenseurs, la réalité virtuelle, le travail, l’environnement, notre vie et notre corps vont être modifiés.

EPITA, École d’ingénieurs en informatique (c) EPITA

Technologies de pointe : multiplication et démocratisation

Il n’y a pas un domaine dans lequel les nouvelles technologies n’ont pas d’impact aujourd’hui. Elles simplifient nos vies, offrent et rendent accessibles de plus en plus de services, améliorent notre santé, pallient nos handicaps, changent nos loisirs. Dès aujourd’hui avec le cœur artificiel de Carmat et les exosquelettes qui permettent d’améliorer les conditions de travail, certaines de ces technologies sont déjà disponibles. Et cette évolution s’accélère ; à ce sujet Laurent Alexandre dans La mort de la mort écrit : « […] L’évolution exponentielle des révolutions technologiques ne nous laissera pas le temps de souffler. Les changements de paradigmes seront incessants, et nous devrons en quelques décennies digérer plus de changements radicaux que l’Humanité au cours de toute son histoire. »

De l’homme réparé à l’homme augmenté

De l’homme connecté à l’homme réparé, voire augmenté

Quelques chiffres : à l’horizon 2050, en France, un habitant sur trois sera âgé de 60 ans ou plus et on assiste à une forte augmentation du nombre de personnes âgées dépendantes en 2040 (données INSEE). Avec les progrès technologiques, l’homme se met à rêver d’immortalité. Dans ce domaine, on peut citer la création en 2013 de Calico (California Life Company) par Google. L’entreprise s’intéresse entre autres au cancer. Il ne s’agit pas ici de médicaments mais de prévenir le processus de vieillissement qui favorise ces maladies. En se projetant, on peut imaginer des capteurs qui informent les individus qui les portent, de leur condition physique, des robots de taille moléculaire capables de circuler dans le corps humain, le nettoyant ou luttant contre le processus de vieillissement. Et aussi l’arrivée d’interfaces cerveau-machine, va permettre de contrôler notre milieu par la pensée, voire de communiquer entre humains.

Cette vision est poussée par le courant transhumaniste (né dans les années 1980) qui met en avant une approche basée sur les nouvelles technologies pour améliorer les capacités intellectuelles, physiques et psychologiques de l’être humain, tout en étudiant les bénéfices, les dangers et l’éthique de leur développement et de leur mise en œuvre.

 

Garder à l’esprit les valeurs humaines

Dans tous les cas, l’avenir est à construire comme le dit Gilles Babinet (Entrepreneur, Digital Champion, représentant la France auprès de la Commission Européenne pour les enjeux du numérique) : « d’un tas de sable à l’autre, de l’humain au posthumain, il y a un chemin clair à explorer, le chemin qui vise à renforcer ce qui caractérise l’humanité au-delà de la machine » : extrait du cahier de veille de la Fondation Télécom, intitulé « L’Homme augmenté : Notre Humanité en quête de sens ».

D’un autre côté ces changements soulèvent plusieurs alertes, celles liées aux risques de ces progrès mal maîtrisés, de la sécurité et de l’éthique, mais aussi, dès à présent, la normalisation que nous impose l’usage des algorithmes de gestion de nos données. Les aspects environnementaux, déchets, consommation, création d’objets connectés qui tiennent plus du gadget que de l’intérêt commun sont aussi à prendre en compte. Est-ce que ces progrès accompagnent l’homme et le font progresser ou risquent-ils de l’aliéner ?

La question de la cohésion sociale et l’inclusion de tout un chacun apparaissent également comme essentielles lorsqu’il est question de technologies de pointe. On peut ainsi se poser une dernière question : une société composée d’humains augmentés, serait-elle plus juste et permettrait-elle de mieux vivre ensemble ?

 

C’est pourquoi l’éducation et la formation des nouvelles générations sur tous ces sujets sont un enjeu primordial.

Conscientes que les ingénieurs sont des piliers du monde de demain, les écoles qui les forment intègrent d’ores et déjà dans leur enseignement les expertises nécessaires et développent également l’agilité, la créativité et le sens des responsabilités, qualités indispensables dans le rôle qu’ils auront à endosser.

Pour en savoir plus :

www.epita.fr , www.3ie.fr , blog.3ie.fr

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