80% des ingénieurs diplômés trouvent un emploi en moins de 3 mois. Si les profils de ces jeunes ultra connectés aux enjeux de l’entreprise et de la société du 217 siècle sont plébiscités par les recruteurs, ceux qui font le choix d’une spécialisation ont plus que jamais la cote. Bernard Vitoux, Directeur de l’ENSIC et Hervé Leyrit, Directeur de la spécialité Ingénieur en Géologie de LaSalle Beauvais – Esitpa, nous éclairent sur ce phénomène.

Généralistes ou spécialistes, tout est une question d’équilibre

 Si le profil d’ingénieur généraliste semble occuper le devant de la scène depuis longtemps, les compétences techniques et scientifiques spécialisées sont aujourd’hui de plus en plus recherchées. Objectif aujourd’hui : équilibrer les vocations généralistes et spécialisées dans une optique de performance. Ainsi « les généralistes se sont imposés depuis longtemps dans beaucoup de domaines comme la finance, notamment pour accompagner la demande de cadres de haut niveau qu’on ne trouvait pas par ailleurs. Mais les entreprises (PME et PMI en tête) prennent aujourd’hui de plus en plus conscience que le développement et l’innovation nécessaires à leur différenciation reposent aussi sur des expertises portées par des spécialistes », indique Bernard Vitoux.

Bernard Vitoux, Directeur de l'ENSIC (c) ENSIC
Hervé Leyrit

Des spécialisations à la pointe

Des spécialités plébiscitées par l’industrie de haut niveau qui apprécie par exemple particulièrement les profils procédés formés à l’ENSIC. « Des jeunes ingénieurs dont les connaissances en physique, chimie et mathématiques correspondent aux besoins en matière de maitrise technique d’installations industrielles, de production d’énergie, de composés de base ou de matériaux à haute valeur ajoutée et qui sont des candidats idéaux pour aborder des problèmes au cœur des préoccupations de demain comme la transition énergétique et le développement durable », précise son directeur.

Des ingénieurs aware !

Mais qui dit spécialisation ne veut pas pour autant dire limitation du champ d’action, bien au contraire. Ainsi si les ingénieurs géologues formés à LaSalle Beauvais – Esitpa ont « la capacité de résoudre des problèmes en lien avec le sous-sol (construction d’une route, d’un parking souterrain, recherche de matières premières, gestion de l’eau souterraine, remédiation de sites et sols pollués…) leurs connaissance spécifiques leur permettent non seulement de comprendre ce qu’est le sous-sol et les problèmes qu’il pose, mais aussi, si ce n’est surtout, de les résoudre en travaillant en mode transverse » affirme Hervé Leyrit. De même, une des différences des diplômés de l’ENSIC réside dans leurs « capacités à intégrer la gestion des problématiques industrielles et des contraintes économiques », note Bernard Vitoux.

Et ça mène à quoi ?

 A tout ! « Le champ de spécialités de nos diplômés leur permet de travailler dans le secteur de l’énergie (charbon, hydroélectricité, implantation d’éoliennes…), des matériaux fondamentaux indispensables au fonctionnement d’objets du quotidien (smartphones et ordinateurs requièrent par exemple des éléments chimiques trouvés dans le sous-sol) ou de la construction d’ouvrages plus proches de la surface comme un tunnel de métro. La pollution des eaux ou des sols entrent aussi dans leur champ de compétences : ce sont des explorateurs omniprésents dont l’activité a une incidence très nette sur le bien-être des populations. Loin d’être limités à leur domaine scientifique, ce sont des citoyens du monde » conclut le directeur de la spécialité Ingénieur en Géologie de LaSalle Beauvais – Esitpa.

Clarisse Watine