Une fois leur diplôme obtenu, les ingénieurs disposent de compétences technologiques et scientifiques. Au moment d’entrer sur le marché du travail, les jeunes diplômés doivent faire les bons choix. Quels sont les métiers capables de répondre à leurs attentes ? Décryptage des secteurs qui proposent des premiers postes d’envergure.

Après trois années d’un cursus exigeant, les ingénieurs fraîchement diplômés disposent d’une capacité d’analyse et de synthèse et d’une expertise dans leur domaine de spécialisation. À l’heure où le monde de l’entreprise leur tend les bras, il leur faut analyser les types d’emploi qu’on leur propose. Car une carrière bien démarrée est une valeur ajoutée pour le jeune cadre. Un marqueur fort à même de lui servir de tremplin sur le long terme. De nombreux secteurs d’activité connaissent une belle croissance et offrent de réelles opportunités à l’instar de l’énergie, de la banque, de la finance ou des télécommunications. Revue de détails.

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Les énergies à l’assaut du futur

C’est l’un des secteurs qui connaît la plus forte embellie ces dernières années. Une croissance qui s’explique par le boom des énergies renouvelables et le thème, très porteur, du développement durable. Ingénieur R&D dans les énergies renouvelables : Il est au coeur de l’innovation. Hydraulique, solaire, éolien, autant de secteurs porteurs qu’il doit rentabiliser. Au sein d’un bureau d’études ou du département « production » de l’entreprise, il élabore des nouveaux produits et des logiciels adaptés aux normes environnementales et réalise des études de faisabilité en termes de performance, de coûts et de risques. Il doit savoir s’adapter, travailler en équipe et faire preuve de rigueur. Son salaire est estimé environ à 33K€ par an. Ingénieur pétrolier : Intégré dans des groupes Français d’envergure inter- nationale, il conçoit les installations, assure la production et l’exploitation du pétrole. Un métier qui suppose de se rendre souvent à l’étranger et donc de faire preuve d’un bon sens du relationnel et d’une maîtrise parfaite d’une ou plusieurs langues étrangères. Son salaire oscille entre 34 et 40K€ par an. Chargé d’ingénierie équipements énergétiques : Au sein des grandes entreprises du secteur de l’énergie, il s’appuie sur les études de conception pour définir les spécifications techniques des équipements. Il analyse le cahier des charges et identifie les principales contraintes à respecter. Sa rémunération est comprise entre 30 et 35K€ par an.

L’électronique : vers de nouveaux horizons

Après un coup de frein en 2009 et un léger mieux en 2010, le secteur électronique est reparti à la hausse depuis le début 2011. Ingénieur développement d’équipements électriques : Il élabore des circuits électriques intégrés en tenant compte du cahier des charges. Il met en place les tests adéquats et identifie les dysfonctionnements avant d’assurer la veille technologique du produit. Sa rémunération oscille entre 25 et 35K€ par an. Ingénieur automaticien : Il négocie avec les fournisseurs et les prestataires de service afin d’automatiser une usine, un entrepôt ou un système de tri. Il travaille dans les grandes et moyennes entreprises de type industriel. Anticipant souvent la demande, il crée des produits nouveaux : robots, véhicules à guidage automatique, caméscopes, lecteurs interactifs de disques laser… Un poste polyvalent puisque l’ingénieur peut se voir confier des missions en recherche et développement, génie électrique ou contrôle qualité. Le salaire est d’environ 33K€ par an.

Conseil en entreprise : stratégie et challenge

Souvent dépêché dans une entreprise par un prestataire de service, l’ingénieur doit faire valoir des qualités de synthèse et de rigueur. Consultant en stratégie : Il conseille ses clients et leur propose des solutions innovantes dans différents secteurs : ressources humaines, marketing, performances industrielles ou commerciales. Il doit pour cela connaître les rouages interne de l’entreprise et faire preuve de réactivité. Son salaire tourne autour de 30K€ par an. Analyste fonctionnel : Il se situe à la jonction entre les secteurs du marketing et de la technique. Il accompagne son client dans un processus de modernisation et de développement technologique. Après une phase préparatoire où il évalue les opportunités de faisabilité du projet, il élabore le cahier des charges et fixe les objectifs. Puis, il assure le déploiement et la maintenance du produit. Un analyste débutant perçoit une rémunération comprise entre 30 et 40K€.

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Banque et finance : un retour en force

L’un des secteurs les plus porteurs du marché où les ingénieurs sont les mieux à mêmes d’élaborer des produits financiers complexes. Opérateur de marché : aussi appelé trader, il réalise des placements, des spéculations ou des opérations financières pour un établissement bancaire ou des grands groupes. Il doit savoir vendre et acheter au meilleur moment. D’où l’importance de suivre au plus près les valeurs boursières et le marché interbancaire. Le trader doit savoir analyser les demandes de ses clients et la situation du marché pour anticiper les risques et mettre à profit les fluctuations des valeurs. Le salaire pour un jeune cadre oscille entre 30 et 60K€. Ingénieur financier : mathématicien hors pair, il dépend souvent de la direction générale ou financière de l’entreprise. Il conçoit les produits financiers afin d’aider les traders et les responsables d’établissements à gérer les aléas liés aux fluctuations des taux d’intérêt et de change. Au quotidien, il crée les modèles, puis évalue les risques que les produits financiers complexes peuvent générer. Le salaire est d’environ 40K€ par an.

Technologies de l’information et de la communication (TIC) : une valeur sûre

En pleine croissance, le secteur de l’informatique, des télécommunications et d’Internet continue d’être le plus pourvoyeur de postes pour les ingénieurs. À l’instar des sociétés de services en ingénierie informatique (SSII) très demandeuses de leur expertise. Ingénieur études et développement informatique : Sous la houlette d’un chef de projet, il participe au développement d’un logiciel ou d’un système au sein d’une équipe d’ingénieurs. Il élabore le cahier des charges, en assure son développement (maquettes, prototypes, tests…) et sa maintenance. Il intervient lors de réunions techniques et suit l’évolution du produit sur le long terme. Il peut également travailler en support technique pour les utilisateurs du produit. Son salaire oscille entre 28 et 35 K€. Ingénieur réseaux mobiles : Il réalise et optimise les réseaux de télécommunications des opérateurs publics ou privés. Au coeur de cette fonction générique, l’ingénieur peut-être amené à travailler dans différentes branches : le dimensionnement (capacité de couverture du réseau), la planification radio (étude de l’infrastructure du réseau), le déploiement (analyse de l’urbanisme et paramétrage) et l’optimisation (contrôle du réseau et ajustements). Son salaire est d’environ 34 K€ par an.

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Transports : l’innovation en ligne de mire

Si l’automobile et l’aéronautique ont montré des signes d’essoufflement, d’autres secteurs proposent des postes valorisants. Ingénieur génie civil : il développe les infrastructures d’un pays et conçoit des ouvrages routiers (ponts, barrages, bâtiments, tunnels, routes). Il analyse d’abord l’emplacement et les contraintes opérationnelles d’un projet, puis définit les différents ouvrages d’art nécessaires pour optimiser les structures. À partir de ses conclusions, il valide ou non la faisabilité du projet. Il réalise des calculs mathématiques pour permettre la conception ou la réfection de certains ouvrages. Sa rémunération est d’environ 28K€ par an. Ingénieur sûreté de fonctionnement : Il évalue les risques et la sécurité du système de transport, du logiciel et du matériel. Il réalise des essais de validation des mécanismes de sûreté en phase d’intégration des systèmes de transport. Son salaire est d’environ 30 K€ par an.

 

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