A quelques semaines des Journées Nationales de l’Ingénieur 2019, Marc Ventre, Président d’Ingénieurs et Scientifiques de France s’adresse aux jeunes scientifiques. Innovation, industrie, féminisation… il revient sur tous les challenges qui s’ouvrent aux ingés de demain.

 

Votre message aux jeunes ingénieurs ?

Venez nombreux ! Cette sixième édition des Journées Nationales de l’Ingénieur sur le thème « Les ingénieurs en évolution : entre diversité et innovation » coïncidera avec la Semaine de l’Industrie. Notre but ? Fédérer un maximum de participants dans toute la France… et au-delà ! 50 évènements sont d’ores et déjà prévus dans l’Hexagone mais aussi à Londres, en Espagne, au Canada et à La Réunion entre le 16 et le 24 mars. L’évènement parisien aura lieu le 21 mars au Cnam.

L’industrie française ne jouit pas d’une image très sexy auprès de la jeune génération. Comment la convaincre de relever le challenge industriel ?

La France fait aujourd’hui face à deux grandes transitions : la transition numérique et la transition écologique. Pour que le pays reste compétitif dans ces passages cruciaux, il faut de la matière grise. Et qui détient cette matière grise ? Les ingénieurs et les scientifiques ! Les jeunes attirés par les sciences et la technique ont donc tout intérêt à se tourner vers l’industrie, un secteur conjuguant challenges et innovation. Car si l’imaginaire populaire a malheureusement conservé une image très ancienne de l’industrie, les usines sont aujourd’hui modernes, propres et silencieuses. Elles constituent un véritable lieu d’expression personnelle. Last but not least, c’est aussi un secteur particulièrement rémunérateur : les salaires y sont en moyenne 13 % supérieurs à la moyenne nationale, tous domaines d’activités confondus.

Pourquoi devenir ingénieur quand on a 20 ans aujourd’hui ?

#1 Vous serez les acteurs des innovations qui transforment le monde
#2 Votre formation vous apportera une adaptabilité unique qui vous permettra de vous orienter vers une multitude de parcours et de fonction
#3 Vous vous ouvrez à une profession où règne le plein emploi

Autre défi à relever : la féminisation !

Si la proportion de femmes au sein de la population des ingénieurs et scientifiques n’est pas encore satisfaisante, les choses évoluent dans le bon sens. Pour preuve, lorsqu’on regarde les chiffres de la promotion 2017 publiés dans la dernière enquête IESF, on compte 28 % de femmes (contre 20 % de moyenne nationale). De même, les écarts de salaires entre hommes et femmes se réduisent au sein des dernières promotions. Mais il y a encore du travail à faire ! Pour inciter plus de jeunes femmes à se tourner vers ces carrières, IESF mène des actions dans les collèges et les lycées, mais aussi lors de grands événements, comme l’Usine Extraordinaire récemment.