Transition numérique, énergétique et environnementale : même pas peur ! Fraîchement distingué par les meilleurs classements internationaux, IMT Atlantique est prêt à former les ingénieur·es qui relèveront les plus grands défis du 21e siècle. Rencontre avec Anne Beauval, sa directrice déléguée. 

 

IMT Atlantique vient d’intégrer les plus grands classements internationaux. Enfin reconnu à sa juste valeur ?

Nous n’avions pas vraiment réalisé que suite à la fusion, l’école avait changé d’orbite. Et pourtant, grande école d’ingénieurs française, IMT Atlantique est vue de l’étranger comme une technological university. Nous avons donc visé les classements de référence pour l’enseignement supérieur à l’international, dans lesquels nous sommes aujourd’hui bien positionnés. Nous comptons parmi les 400 meilleures universités du monde classées par le Times Higher Education (THE), le 11e établissement français sur les 34 classés et la 3e école d’ingénieurs. Reconnu en Computer Science, Engineering & Technology et Physical Sciences, IMT Atlantique a même intégré les 300 meilleures universités mondiales dans cette dernière catégorie. L’école est également présente dans les quatre domaines du classement de Shanghai : dans les 200 premières en Télécommunications et Computer Science, dans les 300 premières en Electrical Engineering et dans les 400 premières en Physics.

Concrètement, qu’est-ce que cela change pour l’école ?

Nous entrons dans un cercle très restreint d’établissements internationaux et disposons d’un sésame qui rassure nos partenaires hors de nos frontières. C’est essentiel pour un établissement comme le nôtre qui compte 180 partenariats d’échanges académiques à travers le monde. C’est notamment très important pour les universités chinoises.

Et pour vos élèves ?

Cela les ouvre à un grand nombre d’opportunités d’études à l’international, comme en attestent nos 50 accords de double-diplôme. C’est aussi important pour nos élèves étrangers (40 % de nos effectifs, 70 nationalités sont présentes sur nos campus). Et à plus long terme, cela favorise aussi bien sûr leur intégration dans le monde professionnel.

Crédits CC by NCSA / IMT Atlantique

Vers quelles destinations conseillez-vous à vos élèves de se diriger ?

Vers celles qui leur font envie ! Si l’Asie (Japon, Chine, Inde, Indonésie…) les attire beaucoup bien sûr, les pays anglo-saxons restent des valeurs sûres. Et il ne faudrait pas non plus oublier l’Europe ! Quelle que soit la destination choisie, une expérience à l’étranger doit correspondre aux attentes  des entreprises : de VRAIS parcours internationaux où on s’immerge dans le système éducatif et les entreprises du pays.  

IMT Atlantique est aussi l’école de son territoire ?

En tant qu’école publique, nous souhaitons contribuer au développement régional mais aussi au développement national. Nous contribuons à la formation et à l’emploi autour de nos sites : 2/3 de nos apprentis travaillent dans la région et notre recherche est tournée vers des enjeux de territoires.  Un engagement que nous réalisons aussi grâce à notre incubateur, un des plus importants de France avec 45 entreprises accompagnées chaque année. Une structure ouverte à celles et ceux qui ont des projets technologiques, qu’ils soient, ou non, élèves ou diplômés de notre école.  

2019 sera une année réussie si… ?

Nous avons un bon recrutement d’étudiants
Nous perfectionnons une offre thématique faisant écho aux attentes des élèves
Nous nous déployons encore à l’international
Nous augmentons la féminisation de nos effectifs (qui ne compte pas encore 25 % d’étudiantes)