Janvier 2017, une nouvelle école naissait : IMT Atlantique. Le recrutement sur concours commun Mines-Ponts intègrera sa première promotion en septembre 2018. Paul Friedel, son directeur général, revient sur l’ambition de former une nouvelle génération d’ingénieurs, symbolisés par le poulpe. Agile et astucieux, porteur de sens au-delà des sciences et technologies, conjuguant numérique et énergie, il évolue au cœur des transitions du 21e siècle, pour transformer la société et l’industrie.

 

Plus qu’un cursus, ingénieur c’est d’abord un métier ?

Je suis  convaincu que ce sont le rôle, la mission et le sens des métiers de l’ingénieur que nous devons valoriser auprès des plus jeunes pour les décider à rejoindre IMT Atlantique. Ceux qui envisagent des études d’ingénieurs savent qu’elles sont centrées sur les sciences et technologies. Mais à quoi vont-elles leur servir ? A devenir un ingénieur, c’est-à-dire un acteur du changement du monde ! Participer à la création du monde de demain ne peut que faire rêver !

IMT Atlantique est issue de la fusion entre Télécom Bretagne et Mines Nantes. Vous revendiquez une nouvelle école ?

Nous parlons bien d’une nouvelle école, d’une nouvelle offre, d’une nouvelle formation. Université technologique, IMT Atlantique prépare ses élèves à être les acteurs privilégiés des transitions du 21e siècle : énergétique, environnementale et numérique.

Paul Friedel, DG d'IMT Atlantique avec ses étudiants ©IMT Atlantique

Paul Friedel, DG d’IMT Atlantique avec ses étudiants ©IMT Atlantique

Ils personnalisent leur parcours au travers de thématiques d’approfondissement : systèmes industriels, santé, énergie nucléaire/environnement, informatique/réseaux, robotique/électronique/systèmes embarqués. Les perspectives de ce que sera demain sont abyssales. L’un des leviers de ces transformations, ce sont les sciences et technologies ; et surtout celles et ceux qui les manient et les marient, en appréhendent toute la complexité pour innover, leur donnent du sens : les futurs ingénieurs IMT Atlantique !

… mais aussi une école différente ?

Etre une école différente, c’est ouvrir nos élèves sur la réalité du monde, leur permettre de développer leurs talents propres. Ils pourront personnaliser leur profil avec par exemple un cursus tout en anglais, une formation par apprentissage, la préparation d’un double-diplôme (51 accords dans le monde), un parcours entrepreneur et l’incubation, la formation aux humanités, sciences sociales et à la gestion (environ 30 % des cours), ou à la recherche au sein d’un de nos laboratoires …

Qui est le « poulpe » formé à IMT Atlantique ?

Nous avons opté pour le poulpe comme emblème de la nouvelle école car il est agile, concentré, stratégique, flexible, créatif, complexe, à potentiel, en expansion, intelligent, à l’instar des ingénieurs que nous formons. Il incarne aussi ce qu’est IMT Atlantique : une école qui repose sur plusieurs pieds/sites, très ouverte, tentaculaire grâce à ses liens à travers le monde et sa recherche diverse et de haut niveau.

 

Etudiants © IMT Atlantique

Etudiants © IMT Atlantique

IMT Atlantique propose un nouveau projet pédagogique ?

Au travers d’une pédagogie, active, impliquante et interactive, nous promouvons un étudiant apprenant, acteur de sa formation. Le projet est orienté vers l’apprentissage par l’action, les mises en situation dès l’arrivée au sein de projets, mais aussi la proposition de situations d’apprentissages variées, en présentiel et à distance. Nous valorisons plus les compétences que les connaissances. Notre référentiel en comporte plus de 80, de spécialisation ou transverses, sur un domaine technologique ou génériques, métier ou humaines…

Vous avez eu une excellente surprise lors des classements 2017 ?

En effet, notre objectif d’entrer dans le top 10 est déjà atteint ! Notre ambition est légitimée, la confiance dans la nouvelle école et le nouveau cursus est déjà une réalité. Je suis très heureux de ces signaux très positifs qui font écho à l’adhésion en interne et au sentiment de fierté de nos alumni qui ont eux aussi fusionné leurs associations au 1er janvier 2017.