Dossier Recrutement

 

Témoignage de six étudiants français partis faire leur stage Outre-Manche

8 infos et conseils aux futurs stagiaires londoniens
Avoir un minimum de bases en anglais est préférable. Essayer de se faire aider par son école.
« ESCP Europe nous a beaucoup aidés. Tous les jours, on recevait une ou deux offres de stages. Et j’ai fait corriger les différentes versions de ma lettre de motivation par le service carrière », témoigne Tiphaine, qui a étudié un an sur le campus de Londres d’ESCP Europe.

Envoyer de nombreuses candidatures.
« J’ai eu très peu de réponses sur tous les mails que j’ai envoyés. J’ai dû envoyer une centaine de candidatures, et trois ont voulu me voir en entretien. Je ne pensais pas que c’était aussi dur », raconte Tiphaine. Solène, une camarade à elle, confirme : « C’est difficile de trouver un stage à Londres, certains ont même abandonné. » Alexandre conseille donc de s’y prendre « bien à l’avance » parce que la recherche est « vraiment longue. »

Mobiliser son réseau.
Il faut « se renseigner auprès de personnes qui sont déjà parties à Londres », suggère Juliette et « utiliser le réseau des expatriés », ajoute Solène.

Ne pas compter sur son diplôme.
Alex avertit d’emblée : « A Londres, ce n’est pas au diplôme que tu es jugé. Il faut savoir te vendre, montrer que tu en veux. A part Polytechnique, ils ne connaissent pas les écoles d’ingénieurs. Il faut juste prouver de quoi tu es capable, c’est la seule chose qu’ils demandent. » Hélène approuve : « Le diplôme d’ESCP Europe en tant que tel n’est pas connu. Ce qu’il faut mettre en valeur, ce sont les expériences professionnelles passées. »

Les opportunités de stages pour les étudiants français varient d’un secteur à l’autre.
« En finance, c’est à Londres qu’il y a le plus d’opportunités », considère Nicolas. « Il y a énormément de Français. Les entreprises anglaises connaissent le principe de la césure donc elles crééent des postes sur lesquelles elles font tourner des stagiaires, ce qui ne veut pas dire qu’elles n’embauchent pas après ! » En dehors de la finance, en revanche, c’est souvent plus compliqué. Des opportunités de stages pour les élèves français d’écoles de commerce, Juliette considère qu’il n’y en a « pas beaucoup » et « qu’il faut vraiment s’accrocher pour les trouver ».

Tous les stages ne sont pas rémunérés.
Tiphaine avertit : « Pour les salaires, c’est très inégal. J’avais des amis qui étaient payés 4000 livres en finance, alors que d’autres comme moi n’étaient même pas payés. »

Il n’y a pas de convention de stage, pas de contrat.
« Il n’y a rien qui prouve que tu travailles dans l’entreprise », informe Alexandre. « Il n’y a aucune preuve de ta présence, donc ils peuvent te demander à n’importe quel moment de rentrer chez toi. »

Le logement et les transports à Londres coûtent très cher.

 

Claire Bouleau