Le lundi 19 novembre 2018, Eric Lamarque, président du réseau IAE France et directeur de l’IAE Paris Sorbonne Business School, a présenté le nouveau plan stratégique. L’objectif à atteindre ? Prouver qu’un enseignement supérieur en management public de qualité est possible. Pari tenu.

 

Nouvelle équipe, nouvelle stratégie. En mai 2018, Eric Lamarque, directeur de l’IAE de Paris, prenait la tête du réseau IAE France, 33 écoles universitaires de management. Bien décidé à faire bouger les choses, le nouveau président s’est bien entouré pour porter son projet : devenir un acteur incontournable des études supérieures en management. « Nous sommes un réseau d’écoles universitaires très accessible et pourtant nous ne sommes pas le 1er choix des étudiants et des parents pour apprendre le management », regrette Eric Lamarque. « Pas besoin de payer cher ses études pour avoir accès à un enseignement de qualité. » Comment faire pour se faire reconnaître ? Un problème bientôt résolu par le nouveau plan stratégique 2019-2021 divisé en trois objectifs.

Réseauter avec les alumni

« Etant donné que nos budgets sont plus modestes que ceux des écoles de mangements privées, nous devons renforcer notre effet réseau pour être tirés vers le haut. » Les alumni, tous IAE confondus, apportent notamment un précieux soutien. « Ils sont d’une grande aide et nous les en remercions. Grâce à eux, notre attractivité est assurée », tient à saluer Eric Lamarque. Meilleurs ambassadeurs, ils permettent en effet de diffuser les couleurs du groupe IAE France auprès des futures générations. Aussi, le 13ème président des IAE compte bien capitaliser sur le réseau des anciens en soignant ces relations privilégiées.

Se déployer sur le territoire

Pour assouvir leur quête de reconnaissance, les IAE souhaitent également rayonner sur le territoire. « Avant de viser l’international, il est important de valoriser l’écosystème local. Le tissu régional est une source d’opportunités insoupçonnées », relève Eric Lamarque. A contre-courant des business schools privées qui misent beaucoup sur leur influence mondiale, les 33 membres du réseau IAE veulent d’abord avoir un impact positif dans chacune de leur région. Cet ancrage territorial passe par exemple par la mise en place de projets communs dans les domaines de la formation et de la recherche.

Asseoir sa position au sein des universités

Trop souvent oubliés ou dévalorisés, les IAE tiennent aussi se faire entendre par les universités. Il ne faut pas négliger les sciences de gestion et le management ! Ces disciplines n’étant pas forcément présentes dans le panel classique de disciplines proposées par les universités, elles sont souvent diluées et peu respectées. « Le groupe IAE France contribue à la mise en lumière du savoir-faire universitaire et mérite, à ce titre, une reconnaissance institutionnelle. » Première étape : obtenir l’appui de la CPU. Et pourquoi pas ensuite, rentrer à la CGE. Affaire à suivre.