Article en exclu pour le web par la Direction du Programme Business & Management de l’ISG


Hyperconnectés, nous ? Yes, we are ! Depuis nos smartphones, tablettes ou montres, nous communiquons nos émotions, nos passions, nos performances et partageons nos biens, voitures et appartements avec le reste de l’humanité. Dans ce monde digitalisé, les frontières s’estompent… Comme si digitalisation était un synonyme de mondialisation. Comme si le numérique avait aboli la séparation entre vie privée et vie publique, vie professionnelle et vie personnelle, individuel et collectif…

 

Extra big « big data » !

Dans ce monde hyperconnecté, la seule constante c’est l’évolution exponentielle des données. Elles ne mesurent pas en milliards, ou en trilliards, mais en milliards de trilliards ! Une échelle 1030 pour traiter des quintillions de données que les entreprises et leurs services marketing scrutent à chaque milliseconde.

Prévoir des risques, des épidémies, détecter des mouvements de marché et décoder les comportements et les émotions de chacun pour en déduire des stratégies, des prix, des offres… voilà l’objectif. Qu’ils se nomment uber, ou Facebook, leur business ce sont nos données, individuelles et collectives.

Un big data donnant naissance à de nouveaux géants : Google, Facebook… Ils ne vendent rien (en apparence), et pourtant… Ces entreprises ont détrôné les champions d’hier qui cherchent encore leur modèle économique.

 

La fin du travail (salarié) ?

Dans ce monde en pleine ébullition, 90 % des entreprises cotées devraient connaître une crise financière majeure au cours des 10 prochaines années. A peine 10 % s’en remettrait, explique-t-on chez Ernst & Young… A quoi ressemblera le monde de demain, le monde du travail de demain ?

Le monde sera agile créatif, disruptif ! Nouveaux produits, nouveaux services accessibles depuis son smartphone et son compte facebook ou instagram, ce monde est « plateformisé ». Pour s’adapter à leurs marchés, les entreprises s’entourent de compétences et d’experts qu’elles recrutent pour des missions.

Dans ce nouveau monde, exit les carrières linéaires, où l’on progresse pas à pas, dans son secteur et son métier. Vive la pluriactivité, les zigzags professionnels, la diversité des métiers et des compétences que l’on vend sur plateforme !

Exit le bureau et les 35 heures. On fait bureau dans son salon ! On répond à ses collègues en temps réel aux quatre coins de la planète à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Une réalité pour 70% des français qui, aujourd’hui, télétravaillent depuis leur domicile…

Intrusives, les nouvelles technologies ? Affirmatif ! Mais le mal produit aussi ses propres remèdes. Et si vous trouvez Google trop indiscret, optez pour Qwant…

 

La robolution est en marche…

Dans ce monde, enfin, nous voilà, nous humains, affublés d’un nouveau qualificatif : « augmentés ». Des lentilles de contact affichant de l’information visible comme dans un cockpit d’avion, aux conférences holographiques, l’éventail des technologies de réalité augmentée semble infini. Ajoutez à cela l’impression 4D, où l’objet imprimé évolue, se transforme et vit au fil du temps, et nous voilà en terra digitalis incognita…

Surveillé, connecté et réparé en continu, l’homme éternel serait déjà né, dit-on… Peut-être. A tout le moins, les frontières entre l’homme et la machine, l’intelligence humaine et artificielle s’atténuent. Déjà nos mobiles remplacent nos mémoires et augmentent nos savoirs.

Demain, les robots ne seront pas seulement intelligents ou connectés. Ces robots, à la mode Avatar, nous assisteront dans la réalisation de nos tâches quotidiennes, au travail comme à la maison. Un monde version Asimov où nous commençons déjà à réfléchir aux conséquences éthiques d’une « robolution » annoncée, marquant l’avènement des machines et de l’hyperconnectivité. I, Robot…