Audrey Jougla, fondatrice d’Animal Testing, association engagée contre l’expérimentation animale en France, a voulu se détacher d’un discours trop militant pour aller voir par elle-même ce qu’il se passait vraiment dans les laboratoires.

 

Un sujet tabou

Elle s’est ainsi qu’elle s’est infiltrée dans ces lieux encore tabous à la rencontre de celles et ceux qui vivaient ces expériences au quotidien. « J’ai affirmé que je faisais un livre pro expérimentation. Après quelques jours cloîtrée dans les bureaux, j’ai enfin pu faire entrer ma caméra dans un labo. J’y ai découvert des singes avec le cerveau ouvert : leur détresse et leur douleur étaient insoutenables. »

 

Ouvrir le dialogue

Une violence d’autant plus insoutenable que les laboratoires visités étaient voués à la recherche fondamentale « qui concerne 1 animal de laboratoire sur 2 mais qui n’a pas vocation à être applicable à l’homme ». Sans exigence de résultat, on est loin du « mal nécessaire » souvent avancé pour justifier ces expériences. » Un alibi scientifique qui empêche pourtant de lancer le dialogue constructif que la présidente d’Animal Testing appelle de ses vœux. « Tout le schéma de la science passe encore par l’animal. Il faut lancer une commission d’enquête parlementaire sur le sujet. »

 

« Les jeunes talents doivent montrer que l’égalité femmes / hommes est un critère déterminant dans le choix de leur employeur »