Les grands métiers des ESC

 

Le groupe pharmaceutique français Guerbet dispose d’une offre unique de produits de contraste Rayons X, ,IRM et médecine nucléaire. Rencontre avec son nouveau DAF, Jean-François Le Martret (Audencia 81) pour une radiographie d’un « pure player » de l’imagerie médicale !

 

 

Jean-François Le Martret

Jean-François Le Martret

Les produits de contraste sont des médicaments qui ne soignent pas directement, mais participent à l’amélioration et l’évolution des techniques d’imagerie médicale. Ils sont d’ailleurs porteurs d’AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) au même titre que les produits thérapeutiques. Directement distribués à l’hôpital, dans les cliniques et chez les radiologues libéraux, les produits Guerbet servent au dépistage, au diagnostic et aux traitements de pathologies majeures comme les maladies cardio-vasculaires, les cancers ou encore les maladies inflammatoires et neurodégénératives. « Injectés dans le corps humain, les produits de contraste sont indispensables pour visualiser une image dans le cas de la médecine nucléaire ou pour permettre d’obtenir une image bien meilleure qu’elle ne le serait sans produit de contraste lors des examens radiologiques par rayons X et par IRM, explique Jean-François Le Martret. Guerbet est aujourd’hui le seul groupe totalement dédié à l’imagerie médicale. C’est ce qui fait notre identité et notre force car on ne dilue pas nos efforts ailleurs. Nous avons la maitrise de notre R&D avec un effectif de 210 personnes et d’importantes ressources équivalentes à 11 % de nos ventes. Notre innovation est focalisée sur l‘imagerie moléculaire, pour des applications en ,IRM et en médecine nucléaire qui permettent de cibler plus tôt et plus précisément les maladies. » Le Groupe réalise 30 % de son CA en France, 40 % dans les autres pays européens et le reste sur les continents américains et asiatiques aux gisements de croissance importants. Il est leader européen en IRM avec son produit Dotarem® qui détient 44 % de parts de marché sur le Vieux Continent et a une différenciation forte par rapport à la concurrence notamment en matière de sécurité. Le Groupe a d’ailleurs l’ambition de devenir leader mondial en IRM avec l’introduction de Dotarem® aux USA en 2013.

 

« J’ai été parmi les premières promos nantaises a participer
à un échange avec une université américaine alors qu’aucune autre ESC en France alors ne faisait cela ! »

Le DirFi business partner !
Diplômé d’Audencia, d’un DECS et d’un avant d’occuper un poste plus opérationnel chez Tiga, un fabricant de planches à voile, puis comme contrôleur de gestion chez Waterman, racheté par le Groupe Gillette où il reste plus de 15 ans pour devenir DirFi de l’ensemble des activités du Géant américain en France. « Début 2000, j’ai participé à la mise en place d’un centre de services partagés à Londres regroupant les fonctions finance de toute l’Europe. J’ai sciemment scié la branche sur laquelle j’étais assis en sachant ce que je faisais. J’ai ensuite refusé un poste dans la capitale anglaise car travailler dans une Tour d’ivoire ne correspond pas à l’idée que je me fais du métier de directeur financier qui doit être un vrai business partner aux côtés des opérationnels pour avoir une vision globale… » Notre homme préfère reprendre sa liberté en 2004 et entre comme DAF chez Expanscience, un laboratoire familial non coté où il accède aux opérations de haut de bilan auxquelles il n’avait pas accès à la tête de filiales. Il se fait chasser et rejoint Guerbet fin 2009 pour pratiquer son métier d’une manière évolutive dans un Groupe coté. « La pharma est une activité extrêmement capitalistique où la vision stratégique est capitale. Guerbet engage des capitaux énormes à la fois d’un point de vue industriel avec des usines chimiques classées Seveso et dans le domaine de la recherche et du développement. Au-delà de nos investissements de capacité et de productivité, nous devons consentir des investissements importants en matières réglementaires et environnementales. Il faut allier, d’un point de vue financier, la gestion à long terme, la mobilisation financière de capitaux importants en R&D sur la durée, mais aussi la productivité, la rentabilité et le retour sur investissements à court terme satisfaisants pour les actionnaires. » Il y a plusieurs façons d’exercer le métier de financier et Jean-François Le Martret s’est engagé dans la finance d’entreprise pour être asssocié étroitement au business. « Pour quelqu’un qui a la fibre entrepreneuriale, je conseillerais cette voie, parce qu’il y a cette dimension nécessaire d’ ‘’intrapreneur’’ qu’on trouve moins, par exemple, dans l’audit ou le commissariat aux comptes. »

 

B.B.

 

Contact : www.guerbet.com