UNE ECOLE A LA UNE : ESCP Europe

 

La nomination de Stanislas Pottier, ESCP Europe 89, ENA 94 au poste de directeur du développement durable traduit la volonté du groupe Crédit Agricole, acteur majeur de l’économie, de renforcer son action et d’être exemplaire en matière de développement durable et de Responsabilité Sociale d’Entreprise (RSE). Cette démarche s’inscrit dans le projet stratégique du groupe et constitue un axe de réflexion et de réinvention du métier bancaire.

 

Au milieu, entre deux autres membres fondateurs de l’ONG « Le Cercle Polaire », Stanislas Pottier (ESCP Europe 89, ENA 94) directeur du développement durable du groupe Crédit Agricole

Au milieu, entre deux autres membres fondateurs de l’ONG « Le Cercle Polaire », Stanislas Pottier (ESCP Europe 89, ENA 94) directeur du développement durable du groupe Crédit Agricole

Qu’est-ce qui vous a attiré dans le secteur privé ?
Après un parcours de haut fonctionnaire, j’avais envie de voir autre chose. Je trouvais dommage de ne pas m’impliquer en entreprise privée, c’est quand même l’organisation humaine qui est de loin majoritaire dans nos sociétés. J’ai eu l’opportunité de rejoindre le Crédit Agricole sur un poste senior à la fois transversal mais aussi opérationnel, avec un champ d’action extrêmement large, qui englobe tous les sujets de la Responsabilité Sociale d’Entreprise. Il y a une chose qui me fascine et me motive beaucoup, c’est de voir l’impact énorme sur la société d’une entreprise comme le Crédit Agricole et l’effet de levier que l’on peut avoir en mobilisant le secteur privé sur des intérêts collectifs, à un moment où les autorités publiques ont du mal à faire évoluer le cadre.

 

Quelles sont vos ambitions ?
Nous sommes une très petite équipe de 5 personnes auxquelles s’ajoute un réseau d’une centaine de personnes qui s’occupent de développement durable dans les filiales de Crédit Agricole S.A et dans les Caisses Régionales. Nous sommes là pour impulser de nouvelles idées, des changements, essayer de créer une nouvelle dynamique groupe. En matière de RSE, nous lançons une initiative qui va placer le Crédit Agricole parmi les entreprises qui ont les meilleures pratiques en France et dans le monde. Notre projet, intitulé FReD,vise à organiser les progrès et à mesurer la performance sociétale du groupe Crédit Agricole. Il s’appuie sur les 3 piliers de la RSE : économique, social et environnemental. Le développement durable s’inscrit dans le projet stratégique du groupe Les problématiques de RSE et de développement durable constituent des axes de réflexion et de réinvention du métier bancaire à privilégier dans la relation de la banque avec ses parties prenantes. C’est un axe de fond qui correspond bien aux gènes du Groupe, qui se veut exemplaire en la matière. Un petit exemple : le Groupe compense de manière intéressante ses émissions de carbone en finançant des projets dans des pays en développement avec le mécanisme de développement propre (MDP) mis en place par le Protocole de Kyoto, projets qui ont donc un impact sur l’environnement mais aussi un impact social et pour lesquels les salariés sont appelés à voter depuis plusieurs années. Le Groupe est en train de finaliser sa participation dans le fonds carbone Livelihoods lancé à l’initiative de Danone, qui se spécialise dans la reforestation, et qui obéit au même principe de triple action : création de crédits carbones, impact sur l’environnement et impact économique et social en faveur des communautés locales. Au-delà de Crédit Agricole S.A et de ses filiales, la démarche RSE implique aussi pleinement les Caisses Régionales, dont certaines sont déjà très engagées sur le handicap, l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments et l’appui social. « Il est important pour nous de formaliser les engagements et les actions de l’ensemble du Groupe, partager les meilleures pratiques et mettre en cohérence les différentes initiatives , de valoriser l’effet groupe, les synergies, cela fait partie de nos grands objectifs stratégiques en matière de RSE. »

 

ESCP Europe, la liberté de choisir …
« J’étais très content de retourner récemment en Inde, à l’occasion d’une visite d’un grand projet de reforestation dans la vallée d’Araku, en Andhra Pradesh, que nous allons reprendre dans le fonds Livelihoods. A l’ESCP Europe, j’ai bénéficié d’un accord d’échange de 5 mois avec l’Indian Institute of Management of Ahmadabad. Au delà de l’exotisme, le campus, construit par Louis Kahn, et la qualité des cours étaient exceptionnels. Ce que j’ai beaucoup apprécié à l’ESCP Europe, au-delà de tout ce qu’on apprend de technique, c’est la liberté ; celle de choisir des cours, de s’impliquer dans des associations ; une valorisation de l’investissement personnel que j’ai trouvée très l’international. Après, j’ai eu envie de continuer mes études, de m’investir sur d’autres sujets, j’ai trouvé que ceux du concours d’entrée de l’ENA étaient complémentaires de ceux de l’ESCP Europe. Tout évolue très rapidement ; ce qui est vraiment clé, c’est l’autonomie de pensée, la curiosité, les capacités de questionnement, de réaction, de réorientation et d’adaptation »

 

A.M.

 

Contact :
stanislas.pottier@credit-agricole-sa.fr