Si l’on considère depuis toujours chez Bouygues que l’entreprise est, d’abord « une communauté d’Hommes », on y a été pionnier sur bien d’autres points. Les missions du DAF par exemple. Rencontre éclairante avec Philippe Marien (HEC Paris 80), Directeur Financier du groupe…

Philippe Marien © Nicolas Guérin/Photothèque Bouygues SA

Philippe Marien © Nicolas Guérin/Photothèque Bouygues SA

 

 

Né, il y a 63 ans de l’initiative d’un homme, Francis Bouygues, le Groupe qui porte son nom est demeuré singulier à plus d’un titre. D’abord, il n’a connu que deux Pdg : Francis, puis Martin, son fils. Ensuite explique Philippe Marien, partie prenante de l’aventure depuis 35 ans : « Si une partie de notre développement s’est opéré sur des métiers complémentaires au secteur du bâtiment (Travaux publics, immobilier, route), il s’est également construit sur des métiers non synergiques mais caractérisés par leur jeunesse (télévision privée, téléphone mobile), sur lesquels nous pensions pouvoir, par nos caractéristiques propres, apporter quelque chose d’utile et de différent. Mais autant nous avons saisi ces différentes opportunités nous correspondant, autant nous en avons volontairement laissé passer d’autres ; les choix stratégiques du groupe découlant toujours d’une vision à long terme. »

 

« En entreprise,
la raison d’être
du financier est d’être au service de l’opérationnel »

L’entreprise, communauté d’Hommes
S’appuyant sur un solide actionnariat familial et salarial (!), le Groupe peut en effet inscrire son histoire dans la durée en s’appuyant sur des principes forts : « Par exemple, une structure financière prudente, gage de notre pérennité, ou une approche par le risque. « Qu’est-ce qu’on risque ? » est toujours une des questions que nous nous posons face à une opportunité. Par ailleurs, Bouygues s’est construit autour d’une culture et de valeurs, au premier rang desquelles le respect, la confiance et l’équité. Nous nourrissons une croyance fondamentale dans l’individu et dans son rôle central ; raison pour laquelle nous décentralisons et responsabilisons beaucoup en attachant une grande importance à l’épanouissement de chacun. » Une confiance en l’humain dont Philippe Marien est le vivant exemple. Désireux, à sa sortie d’HEC en 1980, de faire du contrôle de gestion de grands projets, il démarche le groupe Bouygues. Qui l’engage. Non parce qu’on y dispose d’un poste à pourvoir, mais parce que la démarche proactive et la personnalité du jeune diplômé ont plu !

 

Pionnier par nature
Les grands projets suivront, ainsi qu’une série d’opportunités permettant à Philippe Marien de toujours « apprendre, comprendre, grandir ». En 1984, il participe aux rachats successifs de deux sociétés, prend en charge les finances d’une partie des filiales puis oeuvre dix ans au développement de la filiale parapétrolière dont il organise finalement la cotation en bourse avant d’occuper la direction financière de Saur ( distribution d’eau et traitement des déchets) et de reprendre celle du groupe Bouygues en 2008. « Une fidélité essentiellement due au fait que je travaillais pour une entreprise remarquable à plus d’un titre… » Car, quand on lui demande s’il trouve que les missions du directeur financier ont beaucoup évolué, Philippe Marien déclare en préambule que si le Groupe n’en tire nulle gloriole, les évolutions actuelles ne font que tendre vers ce qui se pratique chez eux… depuis toujours. « Depuis la crise de 2008, on apporte plus d’attention aux liquidités, on s’implique dans la gestion du risque et le directeur financier devient de plus en plus un vrai « business partner ». Rien de nouveau pour Bouygues qui a toujours considéré qu’une entreprise reposait sur trois piliers d’égale importance : l’opérationnel, le financier, les RH ; chacun étant intimement associé à la vie de l’entreprise ; depuis le chantier jusqu’au comité de direction générale du Groupe. »

 

Mon HEC à moi…
« HEC a été doublement capital dans mon existence. D’abord, parce que j’y ai rencontré ma femme, avec qui je suis heureux depuis 35 ans. Ensuite, parce que cette école m’a permis de passer du monde de la « culture générale » au monde de l’entreprise : une vraie rupture ! Comment une entreprise fonctionne- t-elle ?… grâce à beaucoup de choses, toutes importantes, que le dirigeant doit intégrer, équilibrer, faire vivre. Voilà ce que j’ai appris. »

 

Chiffres Clés
• CA 2014 : 33,1 Mds €
127 000 collaborateurs
• Présent dans 100 pays

 

J.B.

 

Contacts :
Pegah Avokh : pavokh@bouygues.com
Pour les offres d’emplois disponibles dans le Groupe :
https://www.bouygues.com/carrieres/nous-rejoindre/