Grenoble Ecole de Management

 

Créer une entreprise nécessite de lever des financements qui peuvent provenir principalement de quatre sources : les apports des fondateurs et de leurs proches, les aides issues des secteurs public et associatif, les crédits bancaires et le capital d’investisseurs privés (business angels, capitalrisque). Le montant des fonds nécessaires varie beaucoup selon la nature et l’ambition du projet.

 

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Le business plan
Tout financeur vous demandera une description formalisée du projet afin de le valider: stratégie, modèle économique, plan d’action et moyens à mettre en oeuvre, projections financières…. L’écriture du business plan n’est pas à considérer comme une contrainte. Elle vous aidera à clarifier vos idées et à apprendre de vos partenaires potentiels. Mais n’oubliez pas que vous (votre énergie,votre talent, votre ambition..) êtes le principal argument qui les convaincra. Les incubateurs publics ou privé (comme Incubagem à Grenoble Ecole de Management) apportent un appui dans la préparation du business plan et la levée de fonds.

 

(Quand) faut-il ouvrir son capital ?
Ne pas faire de l’ouverture du capital un objectif en soi. De nombreux fondateurs parviennent à financer leur projet par un mélange d’apport personnel, de prêts d’honneur, d’aides publiques, d’appui des premiers clients, d’autofinancement… et de débrouillardise ! Ouvrir le capital coûte cher et implique de partager l’information et le pouvoir avec des investisseurs exigeants. Recommandée pour les projets fortement consommateurs de fonds (high tech) car elle permet d’accélérer la croissance et de bénéficier de l’appui d’investisseurs expérimentés. Ne pas la faire trop tôt, pour mieux valoriser l’entreprise.

 

Les sources de fond
Apport personnel
Indispensable même si vos fonds sont limités, pour convaincre vos partenaires de votre détermination.
Love money
L’argent apporté par vos proches par qu’ils vous aiment bien ! Attention à les prévenir que toute start-up est risquée…
Prêts d’honneur
Prêts du secteur associatif accordés au fondateur pour de compléter son apport personnel. Intérêts nuls ou très faibles. Montant entre 2 000 et 15 000 euros, sans garantie (France Initiative, Réseau Entreprendre, ADIE…).
Subventions et aides publiques
Nombreuses aides disponibles auprès d’organismes publics et collectivités locales. Voir les sites d’Oséo, de l’ANCE et du Ministère de la recherche (concours annuel). Souvent conditionnés à des apports en fonds propres ou à l’obtention de crédits bancaires.
Crédit bancaire
Crédits à moyen terme ou crédit-bail pour financer l’acquisition d’équipements. Crédits à court terme pour le besoin en fonds de roulement : découvert, mobilisation de créances, factoring…
Les premiers clients
En B to B il arrive que des grands comptes vous passent les premières commandes et préfinancent le développement. C’est de l’argent gratuit !
Business angels
Investisseurs individuels qui apportent des fonds aux jeunes entreprises en échange d’une participation au capital. Leurs objectifs ne sont pas uniquement financiers et ils appuient les fondateurs (contacts, expérience, connaissance du secteur). L’association France Angels fédère les principaux réseaux de business angels français. Apports : entre 50 000 et 500 000 euros.
Capital-risque
Investisseurs professionnels dont l’objectif principal est de réaliser des plusvalues. Avantage : investissent des fonds importants (0,5 à 20 millions d’euros). Inconvénients : processus de décision parfois long et sortie impérative après 3 à 6 ans.

 

Par Christophe Bonnet* Professeur Associé
Grenoble Ecole de Management.

 

*Christophe Bonnet publiera l’ouvrage « Finance Entrepreneuriale » aux éditions Economica à l’été 2012.

 

christophe.bonnet@grenoble-em.com