De la maternelle au supérieur, le réseau la salle regroupe plus de 1 500 établissements dans près de 82 pays. Parmi eux existe et se développe une organisation d’universités sans précédent : l’association internationale des universités Lasalliennes et ses 72 établissements d’enseignement supérieur où quelques 450 000 étudiants sont formés quotidiennement. Par Barbara Boye

 

« La vocation lasallienne est d’avoir le jeune au centre de notre projet »
Philippe Choquet

© « Anne-Lise et ses images »

© « Anne-Lise et ses images »

IL ÉTAIT UNE FOIS… Jean Baptiste de La Salle, fondateur des Frères des écoles chrétiennes, un prêtre né dans une famille noble de Reims en 1651. Il renonca à sa richesse et consacra sa vie à l’éducation d’enfants démunis optant pour de nouvelles méthodes pédagogiques et révolutionnaires pour l’époque : l’école en français (jusqu’à lors en latin) et surtout, la gratuité de l’enseignement primaire. « Son système a connu un tel succès qu’il s’est exporté dans le monde entier », explique Philippe Choquet, à la tête de l’institut La Salle Beauvais après y avoir lui-même étudié. Aujourd’hui l’ensemble du réseau éducatif lasallien accueille plus d’un million d’étudiants.

LE SAVIEZ-VOUS ?
En 1900, Jean-Baptiste de La Salle, canonisé par le pape Léon XII, devient Saint Jean-Baptiste de la Salle : le saint patron des enseignants.

UNIES PAR DES VALEURS COMMUNES
Vice-président de l’Association Internationale des Universités Lasalliennes (IALU) Philippe Choquet évoque « un partage génétique » entre les institutions, « une même mission envers les jeunes » « la pédagogie par le groupe » est privilégiée. Historiquement, les établissements défendent également une responsabilité sociétale pour lutter contre les pauvretés. De nos jours, cela se concrétise par la politique d’ouverture sociale et par l’attention particulière portée à l’accès à l’enseignement supérieur et à l’insertion au marché du travail des jeunes en situation d’handicap.

Depuis 6 ans, le réseau a lancé une initiative de recherche sur 3 axes autour de la lutte contre la pauvreté : l’alimentation, l’environnement et l’exclusion dans l’éducation.

«NOUS FAISONS TOUS PARTIE DE LA MÊME FAMILLE »
Plus qu’un partenariat, les établissements lasalliens avancent ensemble. En plus de la mobilité étudiante, le réseau fonctionne sur une dynamique de partage : « une innovation dans une université, profite à toutes » ajoute Philippe Choquet. Comme en témoigne la devise du réseau : « Indivisa manent – nos oeuvres sont indivisibles ». Ainsi que leur ambition future, qui, loin de se résumer à une politique de développement ou d’agrandissement, vise à répondre aux sollicitations de ses membres, particulièrement dans les pays en voie de développement et dans le besoin au niveau de l’enseignement supérieur.

 

« Dans les établissements La Salle on entre pour apprendre, et on en sort pour servir »
Mickaël Portevin, Président de l’Union Mondiale des Anciens Elèves depuis 2015

© C. BRON

© C. BRON

« JE SUIS TOMBÉ DEDANS TOUT PETIT »
Par hasard, Mickael Portevin s’est retrouvé du CM2 à l’université dans des établissements lasalliens, et n’en est jamais vraiment sorti. « Le réseau m’a ouvert des portes. Si j’ai un job aujourd’hui c’est parce qu’un ancien de La Salle Beauvais est venu y présenter son entreprise et m’a ensuite donné ma chance. »

ÊTRE UN ANCIEN ÉLÈVE LASALLIEN SIGNIFIE…
« Eprouver un sentiment d’appartenance fort et avoir des contacts un peu partout. »

L’OBJECTIF DE L’UNION MONDIALE DES ANCIENS ELÈVES ?
Fédérer un réseau important « aux ressources inimaginables » et pouvant être mises au service de tous. Avec une ouverture d’université signée La Salle tous les ans : « on a une vraie pépite dans les mains. Il faut maintenant faire en sorte que la ferveur qui l’entoure ne s’éteigne pas » explique-t-il. Dans l’année, un site internet devrait voir le jour. Peut-être les prémisses d’un des plus importants networks au monde !