Surprise : 99% des Français conservent les objets  publicitaires qu’ils reçoivent ! Du coup, on découvre mille vertus marketing aux « goodies » et autres petits objets  déclinant à l’envi le nom des sociétés. Qui commencent à les regarder d’un autre œil. Enquête…

 

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Si on imaginait bien que les gens n’avaient rien contre ces « petits cadeaux » qui entretiennent l’amitié, lorsqu’en 2013, la première étude entièrement consacrée au sujet a été réalisée, on a découvert avec émoi que non seulement 99 % des gens conservaient l’objet offert, mais que 81 % l’utilisaient et mémorisaient le nom du  généreux donateur. « Bien sûr, explique Athénaïs Rigault, directrice de l’Union des Annonceurs, la distribution d’objets publicitaires n’a pas la puissance de la télévision, mais son grand avantage est qu’elle est très appréciée des consommateurs »… là où par ailleurs, submergés par la publicité, plus des deux tiers des gens rejettent les « invasions publicitaires » non choisies : dépliants, messages digitaux, etc.

 

« L’objet  publicitaire  devient aujourd’hui
un investissement réfléchi »

Un véritable  outil marketing
Crayon, accroche-sac, clé USB, calculatrice… le répertoire des objets publicitaires offerts par les entreprises pour valoriser leur marque et augmenter leur notoriété  dépasse aujourd’hui les 15 000 entrées ! Si le stylo demeure la star incontestée (152 utilisations en moyenne pour un coût  record d’environ 0,40 €) et le tissu imprimé (T-shirt, etc.) son éternel challenger, les produits électroniques sont désormais bon troisième : réveil solaire, clé USB,  objets « périphériques » du smartphone ont la côte… Premier atout des objets publicitaires : leur longévité. « Le ratio entre  leur durée de vie et celui d’une campagne d’affichage ou encore de la distribution  de tracts est vraiment à leur avantage » note Patrick Lafon, de l’agence spécialisée 2FPCO. Bien sûr, plus l’objet possède de valeur, plus longtemps il est gardé. Autre atout, majeur donc : son taux de mémorisation imbattable ; 81 % des Français  se souviennent de la marque liée à l’objet. « Longtemps considéré comme un gadget et un petit « bonus » en plus, explique  Guillaume Abou, directeur du salon CTCO qui lui est consacré, on se rend compte que l’objet publicitaire est un  support de communication à part entière, possédant une véritable efficacité : il touche moins de personnes que d’autres outils, mais il les touche mieux ». « Raison pour laquelle les entreprises devraient l’envisager de la même manière que les autres supports de communication, poursuit  Patrick Lafon, et non pas uniquement comme c’est encore souvent le cas s’il reste un peu de budget en rab… » … à consacrer à des « bricoles » et autres colifichets.

 

Montée en gamme
Car, attention : « L’objet publicitaire participe à la construction de l’image de l’entreprise » rappellent en cœur les professionnels du secteur. Son excellente mémorisation est donc à double tranchant : un stylo qui marche trois minutes (ou pas du tout !), une clé USB qui vous lâche au mauvais moment et le label « Bas de gamme » se trouvera associé durablement à l’entreprise qui voulait se rappeler à votre bon souvenir. « A une époque, en effet, on faisait  surtout du volume, raconte Jean-Louis Lespart, responsable de la promotion à la Française des Jeux qui distribue quelques 500 000 cadeaux par an. On avait ainsi distribué 3 millions de « gratteurs »…  personne ne les a utilisés : cheaps et peu valorisants. Aujourd’hui, on fait gagner  des cadeaux circonstanciés, l’été, dans des jeux ; c’est devenu une récompense dont les gens doivent se sentir fiers ». Dont acte. Avis aux jeunes amateurs : reposant sur  le triptyque « Utilité, Design, Qualité » la tendance est à l’innovation. Le grand  succès de l’année 2013 ?… Mykee, un  « porteclé – couteau suisse » intégrant stockage USB et carte bluetooth. Son créateur ? Alban Guyot, 24 ans, qui a fondé sa société Mykompany en même temps qu’il obtenait son diplôme à l’IFAG Lyon…

 

JB