Aider les scientifiques français à accéder à la puissance de calcul la plus forte possible. Telle est l’ambition de GENCI, structure créée par les pouvoirs publics pour placer la France au top niveau du calcul intensif. Catherine Rivière (Ensimag 83), sa PDG, revient avec nous sur cette incroyable aventure qu’elle manage depuis sa création en 2007.

Catherine Rivière (Ensimag 83) PDG de GENCI

Catherine Rivière (Ensimag 83) PDG de GENCI

Le calcul intensif ça sert à tout !
« Avant de parler de calcul intensif, il faut parler de simulation numérique, une méthode qui permet de résoudre, grâce à un ordinateur, les problèmes qu’on ne sait résoudre ni par l’expérimentation, ni par la théorie. Lorsque cette simulation requiert de très gros ordinateurs, on parle de calcul intensif ». Dès lors, il devient évident que celuici est indispensable à d’innombrables domaines. Les prévisions climatiques, la conception d’avions, l’extraction pétrolière, les médicaments de demain, l’activité des salles de marché, la simulation des essais nucléaires,… : tout cela ne pourrait exister sans le calcul intensif. Créé pour porter une véritable politique d’équipement des 3 centres de calculs nationaux au service des scientifiques, GENCI soutient ainsi activement la compétitivité et l’innovation françaises.

 

« Mettez-vous en situation de vivre
votre rêve ! »

Au service de la recherche mais aussi des PME
Ce rôle, il le joue évidemment auprès des grands industriels mais aussi de la recherche. Pour preuve, il a récemment acquis OCCIGEN, le plus puissant supercalculateur français dédié à la recherche développé par Bull. « C’est un souffle d’air nouveau pour la recherche française. Grâce à lui, en 2015 et en complément des autres équipements les chercheurs français bénéficieront d’une puissance de calcul de 5 petaflops (1 petaflop représente 1 million de milliards d’opérations traitées par seconde). Il permettra de gérer d’immenses masses de données et d’exécuter un très grand nombre d’applications dans tous les domaines scientifiques (climatologie, combustion, médecine, sciences des matériaux,…). Il sera certainement source de premières mondiales, tout comme Curie, une machine qui a permis, pour la première fois il y a 2 ans, de simuler 3 scenarii de constitution de l’univers. » Mais GENCI ne s’arrête pas là et s’est également mis au service de la compétitivité des PME en menant, avec Inria et Bpifrance, l’Initiative HPC-PME. Ce programme accompagne actuellement une cinquantaine PME en mettant notamment à leur disposition les moyens de calcul de GENCI et en les faisant bénéficier de l’expertise de l’Onera, de l’IFPEN, du CNRS et de Polytechnique dans leurs domaines et celui le calcul intensif, afin de les aider à résoudre leurs problématiques. « Je suis toujours émerveillée par le soutien et l’envie de partager des patrons que nous avons pu aider. Cela prouve que ce que nous faisons a du sens. »

 

Une chef d’équipe qui conjugue sens et challenge
Le sens, c’est d’ailleurs ce qui motive Catherine Rivière au quotidien. Après une carrière managériale entre recherche appliquée et informatique au sein de l’IFPEN, cette leader qui a redécouvert son goût pour l’intérêt général à l’occasion d’une formation sur la sensibilisation à l’esprit de défense nationale, a vu en la création de GENCI le challenge qu’elle attendait. « Ecoute, engagement, coopération, agilité et simplicité sont les valeurs que je défends à la tête de GENCI. Nos interlocuteurs tirent le monde vers l’excellence et attendent beaucoup de nous. PDG d’une petite structure dans un écosystème extrêmement complexe, je dois plus encore être à l’écoute des différences pour me faire comprendre. » De quoi inspirer les managers en herbe.

 

Qui est le DG de demain ?
« Il devra savoir faire face à une réelle complexification du monde. Dans un environnement plus que jamais multipolaire, il devra mettre de la simplicité là où il y a une forte complexité et intégrer encore plus la communication dans son management. »

 

Pourquoi rejoindre GENCI ?
• Pour travailler sur des projets et problématiques complexes avec des interlocuteurs de tous horizons.
• Pour faire ses preuves dans une petite structure agile qui s’illustre comme un « facilitateur d’innovation ».
• Si on est un ingénieur communicant qui a envie d’évoluer en étant à l’écoute des autres.

 

CW.

 

Contact : catherine.riviere@genci.fr