Le bilan est sans conteste très positif pour la 13ème édition du GEM Altigliss Challenge.

 

 

 

1.    Des étudiants ravis
Parmi tous les participants que le Journal des Grandes Écoles a rencontrés, point de contestations, point de revendications, point de protestations. Tous ont été séduits par cette formule qui, pour reprendre les termes de Matthieu Guérineau, responsable des partenariats au sein d’Altigliss, allie avec subtilité des valeurs de dépassement de soi et de convivialité. Citons quelques exemples :
Louise Micolon, GEM : « C’est bien de voir des étudiants venant d’autres horizons scolaires. (…) Ce qui m’impressionne, c’est que depuis le début je n’ai pas eu une minute à moi ! »
Franz Rossbacher, Innsbruck : « I was totally surprised by the beautiness here. »
Anne-Sophie Bernard, GEM « Refaire la descente de Bellevarde alors que c’était celle des JO d’Albertville, c’est quand même fantastique ! »

 

2. Une organisation en béton
Pour obtenir une telle adhésion, la recette miracle de l’équipe d’Altigliss est d’allier organisation…et bonne humeur ! « Nous avons envie d’associer notre image et notre logo à des événements de qualité et c’est le cas d’Altigliss », se félicitait Sophie Bernard, assistante RH pour KPMG Audit Lyon, présente lors du challenge. « Quand on leur demande une quatrième bouteille d’eau, ils nous la donnent avec le sourire », s’étonnait Louise Micolon, tandis que sa camarade Elisabeth Bissière s’empressait d’ajouter : « Ils font vraiment tout pour que leur événement soit mémorable ». Même discours du côté des étudiants autrichiens, lorsque Michael Tschoell lançait, admiratif, « whenever something does not work, they improvise », avant de me demander de passer un message aux membres de l’association : « We want to thank Altigliss for inviting us : the university of Innsbruck will definitely send people next year. » Le trophée du commentaire le plus élogieux, c’est cependant Matthieu Martin, de Centrale Paris, qui le mérite, lui qui déclare que GEM Altigliss Challenge est « l’événement le mieux organisé de toutes les compétitions étudiantes », justifiant son discours par le fait que « ce n’est pas du tout approximatif » et que « ce n’est pas réglé au millimètre près, mais presque ! »

C’est en réalité grâce à une division stricte des tâches entre les 47 membres de l’association que la quasi-perfection est atteinte. « Il est important pour nous que chaque membre de l’association ait un rôle précis » déclare Laurie Cassagne, responsable de la communication. « Le fait qu’on ait chacun une mission qui nous est propre nous engage d’autant plus ». Sans oublier les facteurs de succès que sont également « la motivation, l’esprit d’équipe et la passion du projet » cités par Adrien Passérieux, responsable du Ride Her First, et, bien évidemment, l’aide précieuse apportée par Val d’Isère et le club de sport de la station.

 

3. Des participants toujours plus nombreux
Le succès est au rendez-vous. « L’année dernière, on était 800 participants et cette année on est 1000. Et c’est surtout le nombre d’étudiants extérieurs à GEM qui a augmenté (100 l’année dernière, 250 cette année) » constate Laurie Cassagne, confortée dans ses propos par Arnaud de Vergie, président de l’association : « L’événement est en pleine croissance aussi bien en termes de nombre d’écoles représentées que d’étudiants présents ». Le challenge connaît donc « des retombées médiatiques de plus en plus fortes », pour reprendre les paroles de Matthieu Guérineau, qui remarque que « même quand ils sont en prépa, les étudiants entendent parler du GEM Altigliss Challenge. » Pour expliquer cette renommée croissante,  trois explications se combinent :

  1. Le changement de station : le déplacement du lieu du challenge depuis la Plagne vers Val d’Isère, il y a deux ans, a du même coup propulsé l’événement au rang de grande compétition. C’est en tout cas ce que constate Sophie Bernard, qui suit la manifestation depuis plusieurs années : « Le changement de station a donné beaucoup d’ampleur au GEM Altigliss Challenge. C’était plus familial au début à la Plagne vu qu’environ 80 % des étudiants venaient de GEM. A présent, on sent vraiment que c’est devenu une compétition de ski. Avant, le gros point, c’était le trophée de l’ambiance. A présent, on ne le voit quasiment plus. C’est devenu une vraie compétition grâce aux moyens mis en œuvre par la station. »
  2. Le rayonnement accru de l’école : « Je pense que GEM est une école qui monte, qui il y a quelque années n’avait pas du tout le même niveau qu’aujourd’hui, ou, en tout cas, pas la même réputation », ajoute Sophie Bernard.
  3. La nouvelle stratégie 2012 : « L’année dernière, la direction s’est dit qu’il serait bien de donner un coup de main à Altigliss pour faire monter le challenge en puissance » raconte Laura Sperandio,  attachée de presse de l’école. « Elle s’est aussi dit que toutes les écoles qui se sont fait un nom possèdent leur événement phare. Cette année donc, tous les services de l’école ont été mobilisés pour l’organisation de l’événement. » L’aide de l’école, d’une part, qui, pour Mathis Cohen, membre de l’association, « permet de créer une continuité dans le projet » en offrant une « mémoire vive » aux étudiants organisateurs qui se succèdent, ainsi que, d’autre part, la mise en place d’une solide campagne de communication, revoyant notamment le nom et l’identité visuelle de l’événement, ont permis de toucher davantage d’établissements et donc de remplir les rangs des équipes participantes.

 

4. Et bientôt le titre de coupe du monde ?
Cette nouvelle stratégie n’est pas née par hasard. Elle répond à un but clair et précis que se sont fixé les organisateurs : que le challenge « devienne à l’horizon des deux prochaines années une coupe du monde étudiante » selon les termes de Matthieu Guérineau. « Si l’on veut vraiment rêver, dans dix ans l’idée serait d’avoir des présélections dans chaque continent », précise Alexandre Jaoüen, responsable des relations presse au sein de l’association. Pour cela, l’équipe d’Aligliss bénéficie déjà du prestige de Val d’Isère, qui représente, selon Arnaud de Vergie, « un formidable outil de communication » puisque c’est « une station extrêmement bien connue en France mais aussi dans le monde ». Reste ensuite tout le travail de communication et de logistique à faire avant de consacrer une véritable coupe du monde. Avec la création d’un pôle international au sein de l’association, le lancement récent d’un site également accessible en version anglaise, et toute une série d’autres mesures, les étudiants d’Altigliss se sont déjà attaqués au problème.

 

Lisez la première partie du compte-rendu du GEM Altigliss Challenge ici : http://www.mondedesgrandesecoles.fr/gem-altigliss-challenge-future-coupe-du-monde-de-ski-inter-ecoles-12/

 

Retrouvez le reportage de MCE sur GEM Altigliss Challenge : http://mcetv.fr/mon-mag/1004-voir-et-revoir-mce-news-special-altigliss-sur-mcereplay

 

Claire Bouleau
Twitter @ClaireBouleau