Acteur majeur de la grande distribution, de l’automobile et de l’industrie en Outre-mer, GBH (pour Groupe Bernard Hayot qui en est le fondateur) a su grandir pour développer ses activités dans 16 pays et territoires ! Michel Lapeyre (Supélec 85) a accompagné cette belle croissance d’un groupe 100 % familial. Aujourd’hui Directeur Général Zone Afrique Maghreb et Océan Indien, il nous explique pourquoi GBH est un groupe idéal pour les jeunes diplômés qui souhaitent s’engager et piloter avec une grande autonomie une entreprise.

 

Qu’est-ce qui vous a fait dire oui à GBH ?

Après mon diplôme d’ingénieur Supélecen 1985, j’ai intégré le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics puis en 1988, j’ai rencontré Bernard Hayot qui avait créé son entreprise en 1960 en Martinique autour d’activités industrielles. Il cherchait à se développer et souhaitait recruter des jeunes diplômés d’écoles d’ingénieurs ou de commerces pour leur confier rapidement des postes à responsabilités. J’avais toujours eu envie de rejoindre une entreprise à taille humaine, capable de me proposer le pilotage intégral d’un business unit. Ce projet m’a immédiatement séduit et j’ai donc rejoint GBH début 1989 !

Un groupe 100 % familial, qu’est-ce que ça change ?

C’est passionnant de travailler pour un actionnaire qui est au contact du terrain et proche des équipes. Nos actions sont guidées par un leader qui a une vision sur le long terme et tient un cap bien défini. C’est très épanouissant, car le circuit de décision est rapide. Cela permet aux entreprises de s’adapter rapidement. Comme tous les membres des équipes de direction de GBH, je partage la stratégie et les plans d’action avec la DG qui est constituée de Bernard Hayot, ses deux fils Stéphane et Rodolphe, ainsi que son gendre Nicolas. Ce mode de fonctionnement est extrêmement impliquant et motivant.

Pour avancer, le groupe mise sur l’esprit d’entreprendre ?

GBH est devenu un groupe important, mais il a gardé l’état d’esprit d’une PME. GBH, c’est plus d’une centaine d’entreprises pilotées par la DG et soutenues par les services centraux du siège, mais sur le terrain, c’est un fonctionnement simple, direct et proche des clients. Nous travaillons dans un climat de grande confiance qui favorise la délégation, l’autonomie et la prise de risque.

Le développement est donc le mantra de GBH ?

Cela fait partie de notre ADN. Le groupe a su se développer en diversifiant ses activités industrielles pour se positionner sur le marché de la grande distribution et de l’automobile. Mais il a aussi su grandir géographiquement, pour sortir du cadre de l’Outre-mer français. Il s’est ainsi ouvert à plus de 16 territoires en Afrique, au Moyen-Orient, dans l’Océan Indien et Pacifique ainsi que dans la Caraïbe. Pour piloter cette croissance à l’international, nous déployons toujours des métiers bien maîtrisés dans nos pays d’origine ; ensuite la comparaison et la mise en œuvre des « meilleures pratiques », la culture de la remise en question et bien sûr une bonne dose de prise de risques permettent de s’adapter et de réussir dans des environnements nouveaux. Le développement continu de GBH a ainsi porté nos effectifs de quelques centaines de collaborateurs il y a 30 ans quand je suis arrivé à plus de 11 000 personnes aujourd’hui !

 « Produire local » un autre de vos leviers ?

En effet le groupe s’est d’abord développé autour d’activités industrielles et il en garde une culture forte dans ce domaine, car industrie et agriculture sont des activités structurantes pour un territoire tant en terme économique que social, mais aussi en termes d’aménagement du territoire. GBH est impliqué soit directement au travers de ses activités industrielles agroalimentaires (Rhums, Produits laitiers…) ou de production de bétons et matériaux, ou encore au travers de ses activités agricoles. Dans ce domaine, GBH a su exporter le savoir-faire des équipes des Antilles pour créer et développer des plantations de bananes de qualité exceptionnelle dans le Nord de la Côte d’Ivoire. Cet exemple montre de façon très concrète comment GBH s’engage en faveur de la production locale des territoires dans lesquels il est implanté.

Quelles actions originales du groupe peuvent s’accorder avec les attentes des jeunes diplômés ?

Les nouvelles générations ont une grande sensibilité à la responsabilité sociétale des entreprises et GBH est un groupe qui depuis des dizaines d’années s’engage dans de nombreuses actions sur les questions environnementales, mais aussi sur la sauvegarde du patrimoine et le développement de la culture.
Fondation d’entreprise de GBH, la Fondation Clément mène depuis 2005 des actions de mécénat en faveur des arts et du patrimoine culturel des territoires ou le groupe est implanté.
Dans les domaines environnementaux, GBH est impliqué dans de nombreuses actions concrètes au travers de ses filiales bien sûr, mais également en participant au travail de nombreuses associations. Sensible au développement durable, GBH a initié depuis de nombreuses années une réelle démarche vertueuse visant à réduire l’impact de ses activités sur l’environnement. Par exemple, GBH a réalisé plus de 6 hectares de fermes photovoltaïques afin d’assurer un programme d’autoconsommation électrique pour certaines de ses filiales.

Côté jeunes diplômés, GBH c’est le lieu de tous les possibles ?

GBH place les femmes et les hommes au cœur de sa stratégie de développement. Nous donnons leur chance à tous les jeunes diplômés qu’ils soient issus d’une école d’ingénieurs, d’une école de commerce ou qu’ils soient autodidactes ! Ce qui est important pour nous, c’est l’esprit d’entrepreneur et l’engagement. GBH s’implique dans le développement des compétences de ses collaborateurs, quel que soit leur niveau de formation initiale.

Quelles opportunités leur offrez-vous ?

Les trois secteurs d’activités du groupe proposent en permanence de nombreuses opportunités au regard de la forte croissance du groupe.
Chaque année, nous avons environ une centaine de postes de cadres à pourvoir dans l’ensemble des métiers du groupe, soit en filiale, soit au siège.
Nous recherchons aussi bien des profils généralistes qui vont opérer en filiales dans des fonctions de direction générale ou de services opérationnels, mais aussi des profils plus spécialisés dans des domaines comme les ressources humaines, la gestion, la comptabilité, l’audit, le juridique, la fiscalité, mais aussi la logistique et l’informatique. Sur ces deux derniers points, GBH est très impliqué, car bien évidemment la digitalisation de l’économie et notre fort éclatement géographique nécessitent d’investir massivement dans ces deux domaines et donc cela requiert d’intégrer et de développer de nouvelles compétences.

Les qualités du collaborateur idéal ?

  • L’esprit d’entrepreneur
  • La capacité à se remettre en question et à s’adapter
  • L’enthousiasme
  • L’humilité et la modestie
  • Le goût du travail bien fait et de la qualité au service du client

Après un diplôme d’ingénieurs, pourquoi rejoindre votre domaine ? Lors de ma formation à Supélec, j’ai toujours été attiré par des secteurs qui n’étaient pas purement techniques. Ainsi lors de ma scolarité à Supélec, je pilotais la Junior-Entreprise et je suivais des cours d’économie à la Sorbonne. C’est ainsi qu’après avoir débuté ma carrière dans un environnement de haute technologie chez STMicroelectronics, j’ai rejoint un environnement différent de mon cursus très technique pour aborder des secteurs d’activités plus commerciaux. Chez GBH, il y a énormément d’opportunités de carrières de cadres sur des postes techniques qui peuvent convenir à un jeune ingénieur (informatique, direction technique industrielle, supply chain…)

Les atouts du cursus pour évoluer dans l’univers de l’automobile et de la grande distribution ?

L’excellent enseignement de mes professeurs à Supélec m’a permis d’être organisé et de toujours me remettre en question. J’ai appris à analyser tous les paramètres d’une situation ou d’un environnement complexe avant de prendre une décision. Cette compétence acquise m’est très utile aujourd’hui chez GBH. Enfin au sein de Supélec, on apprend à travailler en équipe, à mener des projets collectivement avec l’objectif d’être efficace et innovant. Tout cela m’aide énormément dans les missions de développements ou il est nécessaire d’appréhender au mieux des environnements différents et d’impliquer les équipes pour aborder des marchés nouveaux.

Votre conseil à un diplômé de Supélec ?

Votre formation est importante, mais le choix de votre première entreprise est clé ! Lorsque vous travaillez plusieurs décennies dans la même société, c’est elle qui vous forme et vous fait grandir !
Il est essentiel d’intégrer une entreprise dont le moteur est le développement et qui vous permet ainsi de saisir des opportunités de carrières très diversifiées.

 Un souvenir marquant de Supélec ?

Grâce à l’appui de Supélec, j’ai eu la chance d’effectuer mon service militaire dans le cadre d’une coopération entre le ministère des armées et le groupe AEROSPATIALE. C’était une expérience passionnante durant laquelle j’ai travaillé sur les semi-conducteurs en environnement nucléaire. J’ai pu expérimenter des technologies de pointe avec des équipes extrêmement compétentes. Cette expérience m’a permis de développer mon esprit critique. Il s’agissait en effet d’un domaine de recherche pure dans lequel je n’avais aucun repère. Tout restait à déchiffrer et il fallait inventer de nouvelles solutions.

Chiffres clés : Groupe 100 % familial / Fondé en 1960 / 3 pôles d’activité : Distribution Automobile, Grande Distribution, Activités Industrielles / 11 000 collaborateurs / Présent sur 16 territoires

 Site de présentation GBH : www.gbh.fr

Contact  recrutement/stages : www.gbh.fr/fr/nous-rejoindre/candidature

 

Delacre : succombez aux « guilty pleasure »

« Bienvenus dans une entreprise délicieusement régressive » assure Véronique Magro, Head of Controlling et reporting chez Delacre

Innovation et RSE, les arômes d’exception de Nespresso

L’innovation selon Nespresso ? Eclairage en mode robusta par Jean-Michel Cecconi directeur de l’open innovation et Clémence Nutini, responsable RSE chez le pro du café

[TUTO] Écolo même au bureau

. Et si, en plus de votre politique zéro déchet à la maison, vous vous mettiez au vert même au bureau ? Voici cinq gestes simples pour améliorer votre impact écologique au boulot.

Horus Pharma : une innovante affaire de famille

L’objectif d’Horus Pharma ? Recourir à la réalité augmentée pour faciliter le quotidien des patients et des médecins. Rencontre avec Claude Claret, DG et fondateur du laboratoire ophtalmologique

Faites le plein d’énergie chez ENGIE !

L’accès à une énergie durable, l’atténuation et l’adaptation au changement climatique, l’utilisation raisonnée des ressources… Voici les grands enjeux d’ENGIE pour devenir le leader mondial de la transition énergétique.

Petit Forestier : pour ceux qui n’ont pas froid aux yeux !

Petit Forestier est une entreprise familiale où il est possible de progresser et de réaliser de beaux parcours professionnels estime Fréderic Vannson, son Directeur technique.

La valeur la plus importante pour BPCE ? Ses actifs… humains

Envie d’en savoir plus sur le métier de banquier en 2020 Marc Bonnemains vous présente le groupe BPCE de l’intérieur.

Nexter tire dans le mille

Nexter agit sur tous les fronts ! Innovation, transformation digitale, conquête de nouveaux marchés à l’export… Le point avec Sylvain Rousseau, (Sup’Aéro 93 HEC 2004) COO du leader de la défense terrestre

Mon métier c’est… RP

Attaché de presse, vous connaissez ? Mais les métiers des relations publiques (RP pour les intimes) ne s’arrêtent pas là. Métiers et qualités insoupçonnées, Stéphane Billiet, président de We agency et administrateur du Syndicat du Conseil en Relations Publiques décortique le mythe.

Airbus : devenez les futurs Pionniers !

« Venez négocier des contrats chez Airbus et vous serez les rois du monde ! » assure Christophe Mourey, Secrétaire Général de la Direction Commerciale chez Airbus