Il ne manquait plus que l’aval du CA de l’université Lille 1 pour engager officiellement la fusion des deux établissements membres de l’Institut Mines-Télécom. C’est chose faite depuis vendredi 29 janvier 2016.

 

©Mines Douai

©Télécom Lille

 

 

 

 

 

 

 

 

Une école interne de l’Institut Mines-Télécom, commune avec l’université Lille 1

 

Après les CA de l’Institut Mines-Télécom, de Mines Douai et l’assemblée des membres de Télécom Lille, la dernière instance concernée s’est prononcée en faveur de la fusion entre les deux écoles nordiques. Ce feu vert amorce la création d’une école interne de l’Institut Mines-Télécom, commune avec l’université Lille 1. « Cette décision nous permet de créer la nouvelle entité administrative au 1er janvier 2017 et de préparer la première rentrée commune pour septembre 2018 » précise Narendra Jussien, directeur de Télécom Lille.

 

« Nous attendions cette décision avec impatience afin de lancer nos chantiers stratégiques de définition de l’offre de formation, de la recherche et de la constitution administrative, RH, financière, des SI de la nouvelle école. »

Narendra Jussien, directeur de Télécom Lille ©Télécom Lille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4 spécialités pour la nouvelle école et un fil conducteur, le numérique

 

D’ici 18 mois une grande école d’ingénieurs, délivrant un diplôme unique dans 4 domaines de formations et de recherche aura été dessinée. « L’école se positionne dans les domaines des matériaux, de l’énergie et de l’environnement. Le 4e domaine, le numérique, est une spécialité à part entière ainsi que le fil conducteur de la nouvelle école. » L’ambition du nouvel établissement est en effet de « prendre un coup d’avance » en matière de transition numérique en s’appuyant sur « la percolation du numérique dans l’ensemble des sciences de l’ingénieur. »

 

Des effectifs diversifiés

 

La nouvelle école va bénéficier d’un recrutement plus diversifié que ses écoles d’origine. Elle recrutera post-CPGE comme Télécom Lille (30 à 40 élèves) et Mines Douai (150 élèves), post-bac comme Télécom Lille (100 élèves). « Nous proposons aussi une voie post-DUT pour les filières par apprentissage et ce sera une nouveauté, une voie sur titre pour les élèves venus de l’université. Nous allons multiplier les passerelles en tant qu’école commune avec Lille 1. »

 

500 ingénieurs diplômés par an

 

Dans un premier temps, les effectifs de l’école résulteront de la somme des effectifs de Télécom Lille et Mines Douai, soit 1 500 étudiants en stock et 500 diplômés ingénieurs par an (300 en formation initiale, 200 en apprentissage). Les admis sur titre arriveront progressivement.

 

« Nous avons obligation de proposer le diplôme pour lequel les étudiants se sont inscrits pour ceux qui seront en cours de cursus au moment de la fusion, précise le directeur. Les parcours sont nés de nos expertises respectives, il n’y aura donc pas de problème à gérer les différentes promotions et à leur offrir le diplôme commun, encore plus valorisant et utile pour nos diplômés. »

« Une école, c’est un tout, une osmose entre les différents personnels. Chacun doit donc pouvoir s’exprimer durant la période de construction de notre nouvel établissement. »

 

Une école construite via une démarche participative

 

A l’instar des premières réflexions lors de l’étude de faisabilité de la fusion, la construction de l’école se fera via une démarche participative. « Nous allons former des groupes de travail thématiques et dont les membres seront à parité issus des deux écoles. Je suis également attaché à ce que soient représentés des personnels de tous statuts quel que soit le sujet du groupe de travail. » Ainsi, pas de groupe de travail sur la pédagogie qui serait uniquement constitué de professeurs ou de responsables des études. L’enjeu est de marier des regards différents et complémentaires. Mais plus encore, « la démarche participative doit permettre à chacun de s’approprier sa nouvelle école. Notre objectif est qu’en 2018, plus personne ne porte d’étiquette Mines Douai ou Télécom Lille.  »

 

Les prochaines étapes

D’ici à décembre 2016 : réflexion participative au sein de groupes de travail thématiques pour construire la nouvelle école dans tous ses aspects : administratif, RH, financier, SI, pédagogie et cursus.

1er janvier 2017 : création administrative, annonce du nouveau nom en cohérence avec le réseau Mines-Télécom (politique de marque de l’Institut et fusion en cours Mines Nantes/Télécom Bretagne).

Premier trimestre 2017 : processus de nomination par décret ministériel du nouveau directeur, durant cette période l’un des directeurs actuels assurera l’intérim.

Septembre 2018 : rentrée commune au sein du nouveau cursus.

 

A. D-F