ASSAS, UNIVERSITE D’EXCELLENCE

 

Nicolas Guérin (IDA puis DESS droit des affaires et fiscalité Paris II-Assas) est à la tête de la Direction juridique du Groupe France Télécom depuis deux ans. Pour cet expert leader d’équipes, la proximité et la disponibilité sont les facteurs clés de réussite des juristes qu’il définit avant tout comme facilitateurs et accélérateurs de business auprès des opérationnels.

 

La Direction juridique du Groupe

Nicolas Guérin (IDA Dess Droit des affaires et fiscalité Paris II-Assas), Directeur Juridique du Groupe France Télécom

Nicolas Guérin (IDA Dess Droit des affaires et fiscalité Paris II-Assas), Directeur Juridique du Groupe France Télécom

France Télécom n’a que 20 ans d’existence, mais a connu une croissance importante en passant de quelques dizaines de juristes installés en France au début des années 90 à plus de 650 collaborateurs répartis dans 39 pays aujourd’hui. « Confrontée à un secteur en évolution permanente, à une concurrence exacerbée et au traitement d’une récente crise sociale, la Direction juridique a dû réagir et s’adapter dans un délai relativement bref. La taille du groupe, la diversité de ses activités, ses implantations multiples ont rendu plus complexe encore une intervention efficace des juristes, souligne Nicolas Guérin. Dans une entreprise où l’ingénieur et le commercial sont rois, les juristes ont néanmoins désormais clairement leur place et sont connus et reconnus de leurs collègues comme les « sachants » d’un domaine, chargés non seulement de défendre l’entreprise face aux attaques extérieures, mais aussi de se conduire en « business partners ».

 

La diversité des missions
Pour maintenir un niveau élevé d’expertise tout en assurant un soutien au plus proche des opérationnels, la Direction Juridique est organisée autour d’une matrice à trois niveaux. Le premier réunit les expertises groupe (droit de la concurrence et réglementation, droit de la marque, droit social, droit des sociétés, M&A, protection des données, etc.), le second les directions juridiques métiers, soutien des activités spécifiques au secteur (réseaux, contenus, achats propriété intellectuelle, etc.) et le troisième les directions juridiques des pays, soumises en grande partie à l’application de droits locaux. Un juriste peut ainsi passer d’un secteur à l’autre, voire d’un niveau de la matrice à l’autre en suivant des formations adaptées. « Nous avons enregistré en 2010 plus de 50 mobilités au sein de la Direction en France. Ces mobilités, discutées et accompagnées, ont permis à certains de découvrir de nouvelles activités ou de nouveaux marchés, avec d’autant plus de facilité que notre périmètre d’intervention croît constamment. » L’ouverture de la Direction juridique vers les fonctions qu’elle soutient constitue même parfois pour ces dernières un vivier de compétences avec des départs vers les métiers des RH, du marketing ou d’autres fonctions support.

 

La diversité des missions proposées
aux jeunes recrues
est extrêmement importante

Insuffler l’esprit juridique
« Le droit est un vaste monde et pour  le conquérir, les entreprises ont besoin d’hommes et de femmes de proximité capables de les guider sur les chemins à emprunter, constate Nicolas Guérin. Le juriste doit, avant la prise de décision, éclairer sur les règles du jeu qui gouvernent l’activité de l’entreprise, composer avec la Nicolas Guérin (IDA Dess Droit des affaires et fiscalité Paris II-Assas), Directeur Juridique du Groupe France Télécom méconnaissance ou l’incompréhension des collaborateurs face à la complexité croissante de ces règles du jeu ou de leur mise en oeuvre. Il doit enfin proposer des solutions tout en prévoyant les conséquences à moyen et à plus long terme des décisions qui seront prises sur la base de ses recommandations. Le juriste doit donc avant tout avoir un esprit particulièrement concret pour apporter des solutions pratiques et innovantes à des problèmes cernés, identifiés. Il doit tout autant être en mesure d’anticiper en partie ce que pourraient être les positions prises demain par l’entreprise et les acteurs de son marché sur les problématiques qu’il traite. Le monde destélécoms qui est en pleine mutation va à toute vitesse, mais les règles du jeu et du droit vont beaucoup plus lentement. Le rôle du juriste est de concilier ces espaces temps qui n’ont rien à voir. Le juriste doit, certes, aimer la théorie mais surtout savoir l’appliquer dans le temps et dans les délais impartis par le business. Et cette pratique du droit, c’est ma passion ! »

 

Assas forme d’excellents juristes
Nicolas Guérin a réellement découvert le droit des affaires en suivant les enseignements prodigués en partie par des professionnels dans des instituts spécialisés tels l’IHEI puis IDA de Paris II-Assas. « C’est une excellente université, six des mes N-1, soit un peu moins d’un tiers, y ont été formés. Je pense ensuite avoir eu un parcours atypique, qui m’a permis d’accéder au poste que j’occupe aujourd’hui avec une bonne dose de prise de risques à chaque étape. Après avoir débuté au sein du Groupe SFR pour développer des services mobiles puis de radiomessagerie à une époque où la téléphonie mobile était quasiment inconnue du grand public, j’ai rejoint France Télécom le 5 janvier 1998, premier jour ouvré à la concurrence du secteur des télécommunications fixes. Vous imaginez le challenge pour un jeune juriste venant de la concurrence intégrant une entreprise composée à l’époque pour l’essentiel de fonctionnaires et de techniciens, chargé de convertir un acteur monopolistique du secteur, à des règles de concurrence, qu’il ignorait pour l’essentiel jusqu’alors ! »

 

B.B.

 

Contact
http://www.orange.com/fr_FR/recrutement