BILLET D’ACTU

 

Il y a dix ans, je prenais la Direction générale de BSB – Burgundy School of Business. Jamais je n’aurais alors pu imaginer les bouleversements qui allaient accompagner nos grandes écoles de management au cours de la décennie. En dépit – ou à cause – de la crise financière puis économique, nos écoles se sont profondément transformées entre 2006 et 2016.

Elles se sont internationalisées via des campus délocalisés, des masters internationaux, des élèves venus de l’étranger représentant souvent plus du tiers des effectifs et de jeunes diplômés présents partout dans le monde.
Elles font preuve d’une compétitivité remarquable. Alors que la France peine dans nombre de classements internationaux, le classement du Financial Times nous rappelle chaque année combien nos écoles sont compétitives.
Elles ont généré de la croissance. En dépit d’une économie morose, les Écoles ont plus que doublé leurs activités grâce à l’innovation, la créativité et l’ouverture internationale.
Elles ont su gérer le changement. Confrontées aux baisses des financements publics, les écoles se sont transformées au plan juridique comme organisationnel, sans perdre leur identité pour autant.

Que serait aujourd’hui la France si elle avait autant changé que nos écoles en matière d’internationalisation, de compétitivité, de croissance, de créativité, ou encore de capacité à changer ? Autant d’enjeux qui seront peut-être évoqués dans les prochains mois lors de la campagne électorale.

Et si les candidats s’intéressaient enfin à nos grandes écoles de management comme exemple, parmi d’autres, de la France qui réussit ?

 

Par Stéphan Bourcieu, Directeur général de BSB – Burgundy School of Business