L’affaire des frais de scolarité « différenciés » pour les étudiants extra-européens est venue le rappeler : le coût des études pour les étudiants et les familles reste une question particulièrement sensible.

 

Or de multiples facteurs poussent, depuis de nombreuses années, ce coût des études à la hausse. On citera, pêle-mêle, la construction ou la rénovation des campus pour mieux accueillir les étudiants, l’internationalisation des cursus, la nécessité d’une recherche de plus en plus onéreuse, le boom du numérique, l’envolée des salaires des profs dans certaines disciplines comme la finance ou le marketing… Les établissements doivent aussi investir pour mieux accompagner leurs étudiants et leur offrir toujours plus de services en matière de coaching, d’insertion professionnelle ou d’aide à la recherche de stages par exemple.

Une grande école : combien ça coûte vraiment ?

Résultat, les frais de scolarité augmentent un peu partout. En particulier dans les business schools, soumises à un environnement ultra-concurrentiel car désormais privées du soutien financier des CCI et de subventions publiques. Pour le cycle « grande école », les tarifs évoluent, le plus souvent, entre 9 000 et 12 000 € l’an. Mais ils peuvent atteindre, voire dépasser 15 000 € dans les écoles les plus cotées. Encore convient-il de rappeler que les business schools françaises restent très en deçà des prix pratiqués par leurs rivales anglo-saxonnes. « Nos écoles, qui ne seront plus du tout subventionnées dans les années à venir, ne peuvent pas faire de miracles, plaide Alice Guilhon, présidente du Chapitre des écoles de management et directrice de SKEMA Business School. Elles doivent continuer d’être dans la compétition internationale. Elles vont donc chercher à couvrir le coût complet de la formation des étudiants, qui est d’environ 20 000 €/an en moyenne. »

Même tendance dans la grande majorité des écoles privées : dans toutes les disciplines, les tarifs grimpent. Même les écoles d’ingénieurs publiques sont, pour la plupart, passées à plus de 2 000 €/an. Quant à leurs masters, mastères spécialisés ou MSc, ils atteignent couramment 10 à 12.000 €.

Les universités résistent

Bref, la hausse forte et rapide des frais semble s’inscrire dans une tendance lourde. Seules font encore exception les universités. Les étudiants continuent d’y bénéficier d’une scolarité quasi-gratuite, même si certaines formations biaisent en imposant des frais « additionnels », optionnels ou obligatoires.

Tout le monde ne paie pas plein pot !

Bien sûr, on objectera qu’il s’agit là de « tarifs de base », « nominaux ». Que tous les étudiants ne paient pas « plein pot », loin de là. Et que, comme le rappelle Isabelle Barth, directrice générale d’INSEEC School of Business & Economics « beaucoup d’écoles, aujourd’hui, s’efforcent de limiter le coût pour leurs élèves. » Il existe en effet de multiples solutions pour financer des études onéreuses : bourses, aides diverses proposées par de nombreux établissements, mais aussi alternance (en plein essor), petits boulots, stages rémunérés et enfin, emprunts bancaires, de plus en plus répandus.

Vers une envolée incontrôlée ?

Est-ce suffisant ? Peut-on se satisfaire de cette situation ? « Les moyens financiers des familles ne sont pas illimités et nous devons y être attentifs », souligne Jean-Guy Bernard, directeur général d’EM Normandie. « Je ne pense pas que nous assistions en France à une envolée non contrôlée des frais de scolarité comme aux USA ou en Grande-Bretagne » indique Alice Guilhon. Mais dans la grande majorité des formations « payantes », la hausse devrait se poursuivre à un rythme supérieur à l’inflation, plus modéré, toutefois, que ces dernières années. Et la question du montant des droits d’inscription va forcément se poser de nouveau pour les universités.

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