L’école Grenoble INP nous a présenté son nouveau fer de lance : Construire un écosystème grenoblois qui repose sur l’alchimie entre la recherche, la formation et l’entreprise. Il s’agit d’inscrire cet écosystème dans la durée, et de comprendre le travail et l’impact de chaque entité. Il est donc aujourd’hui évident que l’enseignement doit être en prise directe avec la recherche qui se fait et le monde industriel.

1. Quand Ecole et Entreprise préparent l’avenir

Le partenariat créé entre Grenoble INP et ERDF est un exemple concret de l’efficacité et de la réussite de ce nouveau type d’alliance. En effet, pour préparer les réseaux électriques de demain, ERDF s’implique dans le développement de « smart grids » (réseaux intelligents) aux côtés de partenaires sur le territoire grenoblois, dont fait parti Grenoble INP. A cette occasion, ERDF et Grenoble INP ont concrétisé leur alliance par la création d’une Chair d’excellence « Smart grids ». Ainsi, l’entreprise partenaire renforce sa coopération avec le monde académique pour favoriser la formation d’ingénieurs et de chercheurs, tout en encourageant les activités communes de recherche. Il s’agit de favoriser le développement de la recherche et de permettre aux étudiants de rejoindre des métiers de technologie de pointe. L’enjeu est donc de « reconnecter le monde de l’industrie à celui de la recherche ! » (Michèle Belon, présidente du directoire ERDF). Aujourd’hui, l’alliance entre Grenoble INP et ERDF a pour objectif de préparer les métiers de demain qui répondront aux défis technologiques majeurs qui se profilent.

2. Une coopération qui favorise la création d’entreprise

La conséquence directe de ce nouveau type d’alliance est l’émergence de projets et d’entreprises. C’est Jean-Louis Brunet, aujourd’hui à la tête de la société H3C-énergie, qui témoigne du fonctionnement de ce cercle vertueux. En effet, Grenoble INP a permis à H3C de se développer plus rapidement grâce au passage par l’incubateur de l’école. H3C est alors passé du stade d’idée à celui de projet. Enfin, le projet est devenu une véritable activité grâce aux apports en supports (gestion, ressources humaines…) de l’école. Dans le cas du partenariat Grenoble INP et Grenoble Business Angels, c’est grâce au soutien méthodologique et pédagogique apportés par les entreprises à l’école et son enseignement, qu’on assiste par la suite à la naissance de projets et à la formation de jeunes entrepreneurs.

3. L’écosystème grenoblois et le réseau de solidarité

L’objectif de Grenoble INP est de « créer un cercle vertueux au sein d’un écosystème dans lequel on a besoin de chercheurs, de jeunes créatifs et d’organisations souples et réactives » (Christian Voillot, vice-président de la valorisation à Grenoble INP). Il s’agit de créer un système de maturation technologique où Grenoble INP s’engage dans la création de start-up avec des professionnels, et des jeunes innovants afin de développer des entreprises jusqu’à maturation. Enfin, le réseau des diplômés reste une des grandes forces de l’école. En effet, on retrouve les anciens dans tous les secteurs d’activité. Ce réseau a mis en place deux actions de solidarité : – action intergénérationnelle : dispositif de prêt d’honneur – le concours de création d’entreprises : opportunité de valoriser ses projets et de les présenter au sein du réseau. Grenoble INP s’inscrit dans la dynamique suivante : « un bon diplôme, c’est aussi un bon réseau » (Martian Martine, Président de Grenoble INP Alumni).

Une double mission réside dans le triptyque grenoblois « Formation, Recherche et Entreprise » : celle de former des ingénieurs qui soient de véritables spécialistes et qui intègrent les métiers de la technologie de pointe, et celle de d’instaurer un véritable « esprit d’entreprendre » dans un climat souple et réactif.

 

Anne-Sophie Mathieu