Le 29 septembre se déroulait la cérémonie de remise du Trophée Excellencia qui a permis à l’ESILV –  l’école d’ingénieurs du Pôle Léonard de Vinci – d’offrir la totalité des frais de scolarité à une de ses nouvelles étudiantes. Ce challenge est organisé par Femmes du Numérique, commission de Syntec Numérique, et l’association Pasc@line qui, toutes deux, contribuent à mieux faire connaitre les métiers du numérique et en l’occurrence auprès des jeunes femmes.

 

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Constat sans appel, au sein des entreprises membres de Syntec Numérique, seulement 27 % de femmes et un salaire moyen en deçà de 10 % du salaire moyen masculin. Et pourtant, les entreprises de ce secteur, et de bien d’autres, recherchent des femmes ingénieures et sont prêtes à leur confier des responsabilités importantes. Mais il faut reconnaître qu’au sein du vivier des diplômés des écoles d’ingénieurs, en dehors de quelques secteurs particuliers comme la chimie et l’agronomie, les jeunes femmes sont encore trop fortement minoritaires. Et pourtant de nombreux secteurs recherchent des ingénieures comme ceux qui sont ouverts aux diplômées de l’ESILV.
L’ESILV qui est une école généraliste, propose quatre grandes filières de spécialisation. La filière « Mécanique et Modélisation Numérique » vise à la maîtrise des techniques avancées de modélisation et simulation des systèmes et des structures. Ces modèles et outils sont aujourd’hui utilisés dans toutes les phases de développement des grands projets dans les domaines de l’aéronautique, de l’automobile, des bâtiments et des infrastructures, etc. La filière « Nouvelles Energies » concerne la mise en œuvre de la transition énergétique, que ce soit par la production d’énergies renouvelables (solaire, éolien, hydrolien…) mais aussi, et surtout, par la maîtrise des consommations d’énergie (efficacité énergétique). Ces compétences intéressent tous les grands producteurs d’énergie mais aussi les nouvelles entreprises qui s’appuient sur les technologies numériques afin d’auditer pour ensuite améliorer l’efficacité énergétique.
La filière « Informatique – Big Data  Objets connectés » s’intéresse aux technologies numériques qui sont en train de se diffuser dans tous les secteurs d’activité et conduisent les entreprises à opérer des transformations profondes. Elle n’est pas réservée aux « Geeks » et intègre les différentes dimensions de l’innovation : Technologies, Usages, Organisations, Modèles économiques, etc.
La filière « Finance Quantitative » concerne les secteurs de la finance de marché ainsi que celui des assurances. Deux secteurs qui ont besoin d’ingénieurs et d’ingénieures forts en maths et à l’aise avec les modèles de risque notamment.
Ces 4 filières mènent à un large spectre de secteurs d’activités : Energie, Aéronautique, Bâtiment, Informatique, Banques et Assurances, etc.  Et au sein de ceux-ci, de plus en plus de grandes entreprises n’hésitent pas à s‘engager pour encourager et promouvoir les carrières des ingénieures. Par exemple, au sein de l’association « Elles Bougent » on trouve parmi les entreprises marraines : AIRBUS, ALTEN, Dassault Système, Dassault Aviation, ENGIE, ORANGE, PSA, SAFRAN, SNCF, SPIE, TECHNIP, TOTAL… Tous ces secteurs et ces entreprises deviennent de plus en plus « Ingénieures Friendly » !Alors qu’attendent les jeunes filles pour s’engager plus massivement dans ces études passionnantes qui débouchent sur des emplois et de belles carrières ? Peut-être d’être rassurées sur leur capacité de leadership dans ces secteurs ? Le leadership c’est la capacité d’entrainement. Les femmes n’en manquent pas ! Le dynamisme non plus et on leur reconnait volontiers le goût de la coopération et du travail en équipe, indispensables pour mener de grands projets. Alors dépêchez-vous les filles et n’hésitez plus…
Be an engineer !

 

Par Pascal Brouaye,
Président du Groupe Léonard de Vinci et Directeur de l’ESILV