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Les premières conclusions du Baromètre de la Diversité dans les Conseils d’Administration après les AG 2016 viennent de tomber et montrent de véritables progrès dans la féminisation du conseil d’administration des grandes capitalisations. Cette étude est menée chaque année par la Chaire en Gouvernance d’Entreprise du Groupe ESC Dijon-Bourgogne, soutenue par le Conseil Régional de Bourgogne et le Crédit Agricole de Franche Comté.

Une nouvelle étape a été franchie en matière de féminisation des conseils d’administration : chez les grandes capitalisations (> 1 milliard d’euros), qui représentent les 140 plus grosses sociétés cotées à Paris, 60% des administrateurs nommés en 2016 sont des femmes.  

L’objectif de féminisation de 40% fixé par la loi Copé-Zimmermann à horizon 2017 est presque atteint chez les grandes sociétés : le taux moyen est de 36,7% et plus de la moitié des entreprises (56%) a déjà dépassé le seuil exigé. Un dernier effort devrait permettre à l’ensemble de respecter la loi.

L’influence des femmes devrait pouvoir s’exprimer car dans trois quarts des conseils d’administration elles sont au moins 4 et représentent donc une masse critique.

Pour poursuivre la féminisation de leur conseil d’administration, les grandes capitalisations ont commencé à modifier leurs exigences habituelles : si l’internationalisation (nationalité ou expérience) et la formation d’élite des nouvelles administratrices restent stables, une légère baisse est observée sur les autres critères : indépendance (61% contre 63% en 2015), expérience de haut dirigeant (51,3% contre 54,4% en 2015), expérience en finance (36% contre 42% en 2015) au profit de l’expérience en marketing & communication et en production (+2 points pour chacune).